‹ Précis de chimie industrielle (volume 2)Chapitre 2 sur 218 · OBSERVATIONS PRELIMINAIRES · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS PRELIMINAIRES

fabriques sans le secours d'appareils variés ou de machines spéciales; afin de faciliter l'intelligence de ces machines et appareils, nous avons multiplié les figures intercalées dans le texte, au point de doubler et au delà leur nombre.

L'ensemble des faits nouveaux que nous présentons aujourd'hui nous semble justifier mieux encore ce que nous disions au moment de publier la première édition de cet ouvrage, sur l'étude, si attrayante, des applications usuelles de la science.

En effet, les applications de la chimie sont tellement nombreuses de nos jours, elles ont acquis une telle importance, qu'il devient utile de faire entrer des notions positives à leur égard, dans l'instruction générale.

Ces notions forment un complément indispensable de l'enseignement théorique, elles donnent à celui-ci plus d'intérêt, et servent à mieux fixer dans la mémoire les données scientifiques sur lesquelles reposent les procédés des arts industriels les plus avancés.

Si l'industrie manufacturière doit à la science ses plus remarquables progrès, la science reçoit à son tour un nouveau lustre des brillantes découvertes qui surgissent autour d'elle et qui permettent de l'appliquer aux besoins et aux jouissances de l'homme.

En faisant connaître les principales industries chimiques et leur importance, nous avons eu soin d'indiquer les divers usages, ainsi que les quantités et la valeur approximative des produits commerciaux que ces industries introduisent dans la consommation ; nous avons désigné en peu de mots les caractères et les moyens d'essais les plus simples, qui annoncent ou constatent leur pureté.

Il était impossible d'apporter dans l'exposé de ces faits pratiques une méthode rigoureuse; nous avons donc adopté l'ordre suivi dans les cours de la Faculté des sciences, de l'École polytechnique, ainsi qu'en deuxième et en troisième année à l'École impériale centrale des arts et manufactures, et dans l'enseignement public au Conservatoire impérial des arts et métiers. Procédant, autant que possible, du simple au composé, nous avons traité dans deux grandes divisions : d'abord des arts chimiques qui exploitent les substances minérales, et ensuite des industries qui s'exercent principalement sur les matières organiques ou les débris de l'organisme végétal et animal. Nous avons cru devoir grouper ensemble les industries qui dérivent naturellement les unes des autres, lorsqu'elles opèrent, sur une matière commune, des transformations ou des combinaisons successives.

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