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Cohésion

La cohésion ou la force d'agrégation qui réunit entre elles les molécules d'un corps simple ou d'un corps composé est nulle dans les gaz, très-faible dans les liquides, et plus ou moins forte, ou très-grande dans les Solides.

On comprend que la force de cohésion entre les particules d'un corps solide le fasse résister aux réactions des autres corps, et que Ton parvienne à faire cesser cette résistance en lui donnant la forme liquide par la fusion ou la dissolution, ou la forme gazeuse par la volatilisation. Nous en verrons des exemples remarquables dans la pratique des arts industriels.

La cohésion que peut acquérir un composé est un des indices certains de la tendance que doivent avoir ses molécules constituantes à se réunir et se combiner ; cette notion aide à prévoir des réactions entre divers corps mis en présence.

Cristallisation. — Lorsqu'après avoir liquéfié ou mis en vapeur certains corps en les échauffant, on les laisse refroidir lentement, leurs particules s'arrangent avec symétrie en se réunissant de nouveau, et affectent des formes régulières ou cristallines. Un

(*) On prend pour terme de comparaison 1 litre d'eau a -f- 4° (maximum de sa contraction; relativement aux liquides. Quant aux gaz, on compare leur poids sous le même volume avec celui de l'air atmosphérique à la température de 0° et sous la pression normale de 76 centimètres de mercure.

très-grand nombre de sels, certains principes immédiats et quelques acides sont dans ce cas. U évapora tion graduée du dis* solvant peut aussi parfois déterminer des cristallisations régulières.

Un grand nombre de substances, en cristallisant au sein des solutions aqueuses, fixent des proportions d'eau déterminées, que Ton désigne sous le nom à! eau de cristallisation. Lorsqu'un corps fondu cristallise en refroidissant, on voit apparaître les cristaux en décantant la portion restée liquide (soufre, bismuth, antimoine, sperma-ceti, acide stéarique).

On nomme sublimés les cristaux formés par des vapeurs qui se condensent (arsenic, iode, chlorure de mercure, chlorhydrate d'ammoniaque).

Précipités. — Si un refroidissement brusque, une agitation vive, trouble la cristallisation , ou encore si Ton donne naissance tout à coup, au milieu d'un liquide, à une quantité d'un corps beaucoup plus grande que celle que le liquide peut dissoudre, l'arrangement des particules, ou la cristallisation, ne peut s'effectuer en masses volumineuses régulières, le corps se sépare en groupes de particules sans offrir de formes discernables : il est ainsi précipité de la solution au fond de laquelle il se dépose ordinairement (*).

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