ET CARBURES D'HYDROGÈNE
entre dans plusieurs gaz de l'éclairage [yoy. à la fin du 2e volume X Eclairage et le Chauffage au gaz).
•• Carbures d'hydrogène.
Propriétés. — Le carbure d'hydrogène découvert par M. Faraday, parmi les produits formant le gaz de l'éclairage, a la même composition que l'hydrogène bicarboné, avec des propriétés différentes. Il représente du gaz hydrogène bicarboné dont la condensation serait double.
Ce corps est liquide à — 18'C; il est incolore; sa densité est de 0,627 : c'est le plus léger des liquides connus. Sous la pression ordinaire, il entre en ébullition à quelques degrés au-dessus de 01, et produit un gaz incolore qu'on peut recueillir et conserver sur le mercure, et dont la densité est égale à 1,9264, c'est-à-dire double à peu près de celle du gaz hydrogène bicarboné.
Ce gaz ou cette vapeur est peu soluble dans l'eau ; très-soluble, au contraire, dans l'alcool, qui l'abandonne quand on l'étend d'eau : le gaz se dégage alors avec une vive effervescence. L'huile d'olive en dissout à peu près 6 fois son volume.
L'acide sulfurique en absorbe environ 100 fois son volume, avec production de chaleur et en se colorant en brun; mais il ne se forme pas d'acide sulfureux. En versant de l'eau dans cette solution acide , elle se trouble sans laisser dégager aucun gaz : il se forme une combinaison réelle entre l'acide et le carbure.
Au contact de l'air et d'un corps enflammé le carbure en vapeur prend feu, brûle avec une flamme brillante et se transforme en eau et en acide carbonique. Mêlé avec un excès d'oxygène, on le fait détoner au moyen d'une étincelle électrique. Chaque volume de vapeur en exige 6 d'oxygène et donne naissance à 4 volumes d'acide carbonique, 2 volumes d'oxygène étant employés à former de l'eau.
Préparation. — On obtient le carbure d'hydrogène (mêlé à l'hydrogène bicarboné) en décomposant les huiles, les graisses et, plus économiquement, la matière bitumineuse du schiste appelé bog-head, par la chaleur, dans la fabrication d'un gaz de l'éclairage.
applications. — Plusieurs carbures d'hydrogène (hydrocarbures) restent en vapeur dans le gaz éclairant, et contribuent à
U8 HYDROGÈNES CARBONÉS, ETC.
donner beaucoup d'éclat à sa flamme; mais si Ton vient à comprimer ce gaz sous 30 atmosphères de pression, comme on Ta fait dans les premiers essais d'éclairage au gaz portatif, ces composés se condensent en grande partie; on peut alors les extraire du récipient sous la forme liquide [voy. à la fin du 2e volume Y Eclairage au gaz) (*).
(*) On ne comprime plus maintenant le gaz portatif que sous une pression de 10 à 11 atmosphères. •
1. ORIGINE, PROPRIÉTÉS, INCONVÉNIENTS BT DANGERS DE SA PRÉSENCE DANS L'AIR RESP1RABLB. — 2. PRÉPARATION. — 3. APPLICATIONS.
4. Origine, propriétés, Inconvénients et dangers de sn présence dans l'air resplrable*
Le gaz oxyde de carbone représenté par la formule CO est formé, en poids, de
Carbone. 4 équivalent =76 1 , , épient d'oxyde de carbone.
Oxygène. * îd. =400) ' ^ ;
Ce gaz s'engendre toutes les fois que les charbons usuels incandescents sont brûlés par une quantité d'oxygène ou d'air insuffisante pour transformer le carbone en acide carbonique, ou, ce qui revient au même, lorsque F acide carbonique, produit par la combustion des premières couches de charbon, rencontre dans le même foyer une masse plus ou moins épaisse de charbon incandescent, qu'il traverse en se chargeant d'une double dose de carbone. Cette deuxième dose, emportée ainsi sous la forme gazeuse, loin de dégager de la chaleur, en absorbe {yoy. p. 93) et occasionne, par conséquent, une perte très-grande : 80 poiir 100 de la chaleur totale que produirait la même quantité de combustible brûlée par une quantité d'oxygène suffisante pour produire de l'acide carbonique.
L'oxyde de carbone est resté gazéiforme à toutes les températures et sous les plus fortes pressions que Ton ait pu lui faire subir; il est incolore, sans odeur; son poids spécifique est de 0,967; l'eau à 0* en dissout environ 0,06 de son volume; il se dissout en grande proportion dans une solution de sous-chlorure de cuivre Cu'Cl rendue ammoniacale (Regnauld); enflammé, il brûle dans l'air en produisant une belle flamme bleue caractéristique, mais très-peu éclairante : le résultat de cette combustion est du gaz acide carbonique, CO*.
L'oxyde de carbone n'a aucune réaction acide ni alcaline ; ce gaz, d'après les observations de M. Leblanc, exerce une action très-délétère sur l'économie animale, même lorsqu'on» le respire mélangé en faibles proportions avec l'air atmosphérique. C'est
surtout à l'oxyde de carbone que Ton attribue les accidents rapidement graves pour les hommes, dans une chambre close où Ton brûle du charbon, et dont l'air ne peut se renouveler. Quelques centièmes de ce gaz dans l'air suffisent pour faire périr en peu de temps un animal qui respire ce mélange.