‹ Précis de chimie industrielle (volume 2)Chapitre 81 sur 218 · PISTONS, TUBES · texte numérisé non relu

PISTONS, TUBES

CÔNES CREUX TBOUES

pour supports des feuilles

papes.

Siphons , rondelles , brides.

Feuilles.

Entonnoirs { de sûreté,

( passoires et siphons,

acides on alcalines.

Cordes- fils. ,

doublés de bois pour

ligatures à l'humidité.

' réservoirs divers d'eaux acides et alcalines.

| réservoirs à acide chlorhydrique êtes» i du pour fabriquer l'eau de Settz. ! bains de dorure et d'argenture par les piles à courants électriques.

Yases,. ........... / «eaux, cuvettes et gobelets (non fragiles) pour vaisseaux, bftpê

............... x tnuxf écoles, prisons, maisons de travail.

i bassins et cribles à laver les flans des monnaies décapés, f jardinières; id. à jets d'eau, bouteilles; bombonnes.

réservoirs, arrosoirs de shower-balh (bain de pluie). . tamis pour les liquides acides et alcalins. \ brocs à eau de Javelle.

Bassins photographiques.

Moules en creux obtenus par pression - (sur le modèle) de la gutta-percha amsoffie à -f* GO*, puis métallisée par la plombagine ou le sulfure d'argent, pour recevoir le dépôt de cuivre dans la galvanoplastie.

< bottes.

\ souliers.

Semelles.

interposées

entre fers,

moulées

sous les pieds

des chevaux de luxe, pour les garantir des cailloux.

(*) Malgré la force de cet assemblage, il ne résiste pas très-longtemps au frottement sur les roches dures au fond de la mer, près de la plage.

Chaussures des ouvriers malteurs.

Anneaux sans bruit pour rideaux de Kts et de fenêtres.

Étuis imperméables pour cartes, plans, armes, etc.

Chapeaux des

I cornets acoustiques.

/ de marine, porte-voix } des boutiques et ateliers. \ fonds et galeries de mines, conrersation ou i en railvrays.

avertissement \ des médecins (à Londres). f médailles, adresses.

k porte-montres.

OsimMouiis Jpendules.

i ornements extérieurs.

j cadres à moulures, ornements, sculptures, divers objets bronzés, dits bronzes et figurines. Garde-charges (marine et divers objets à préserver du contact de l'eau). Planches j cartes.

POU* GALVANOPLASTIE. ] plans.

Bordures des flotrks, \

Bassins a défilé j dans les papeteries.

1T PATIS AU CBLORR ) INSTRUMENT* DR CHIRURGIE.

ÀTT1LL1S MOULÉES ET COOSSUfS DES APPAREILS INAMOVIBLES A FRACTURES.

Capsules closes à garder le vaccin.

Licols at longes | les rats.

IXATTAQUARLE8 PAR } rbumidité.

Rouleaux des filatures.

Bouleaux d'impression (gélatine, mélasse et gutta-percha émulsionnée).

Bandss collées | ^atîêmiuwt^t el glissoir résistant à l'humidité (au lien de cuir).

Poches à tenir, lancer et recevoir les navettes. Doublures des pinces pour tenir le lin à peigner. Compartiments de bateaux légers insubmersibles. Bouées de sauvetagr.

Enveloppes des fils mé- (P°ar t%rapbe» «ectriques.

taluques J, ,d* .. .so««-«narins.

\ a courants électriques pour mettre le feu aux mines. Pots légirs a fleurs.

Boocroks creux, souples pour bouteilles d'eaux minérales et d'eaux corrosives. Bondes creuses de sûreté pour le vin, la bière, le cidre. Boutons moulés.

Baïonnettes d'escrime.

Parquets sans rrutt (liège cimenté à la gutta-percha) . Nasses pour prendre le poisson.

Mastic (Lenoir) souple pour moulage : gutta-percha 400, saindoux 40, résine 50. Mastic tenace pour joints : résine 400 et gutta-percha 5 à 40 avec ou sans poudre de

1. FABRICATION. — 2. PROPRIÉTÉS. — 3. DSA6BS ÉCONOMIQUES. — 4. INJECTION DES CADAVRES.

f . Fabrieatlom.

Nous avons vu plus haut que, relativement à différentes opérations usuelles, la simple combustion du soufre dans l'air suffit pour engendrer l'acide sulfureux et l'appliquer directement. L'acide formé dans ces circonstances contient toujours des traces d'autres acides du soufre; d'ailleurs, il est mêlé avec de fortes proportions d'azote. On peut obtenir l'acide sulfureux liquide, plus pur, et même les sulfites alcalins, soit par la combustion do soufre, soit par la décomposition de l'acide sulfurique.

1° Fabrication de F acide sulfureux par la combustion du soufre. — Ce procédé peut s'exécuter à l'aide d'un appareil dont la figure 60 indique les dispositions :

Dans un fourneau A contenant une capsule en tôle, on allume du soufre dont la combustion est alimentée par un courant d'air

ACIDE SU! FURETJX ET SULFITES.

ménagé (équivalent à 5 mètres cubes £ pour 1 kilogr. de soufre); la flamme élève la température de la cheminée en tôle AB, et détermine le tirage ; les gaz arrivent dans un conduit horizontal cylindrique BB' de tôle plombée, rafraîchi par un courant d'eau passant dans une double enveloppe. Le conduit BB', en sortant delà double enveloppe, se recourbe deux fois et débouche en B' dans la première case d'une cloche rectangulaire en plomb dont la figure 61 représente la projection horizontale; là, des cloi-

Fig. 81.

xmsctyd' .. ., soudées à la cloche et alternativement interrompues, forcent les gaz à suivre les sinuosités qu'indiquent les flèches. L'acide sulfureux, durant ce parcours, rencontre un liquide (eau on solution de soude ou de potasse) qui, versé par un robinet et sortant d'un réservoir E (fig. 60), suit une direction contraire et arrive au trop-plein K, plus ou moins saturé, suivant la vitesse d'écoulement. Cette condensation est aidée par le refroidissement qu'opère l'eau versée en D, sur le dessus de la cloche et sortant enD\ L'acide sulfuriquc, mêlé au courant de gaz sulfureux, etc., arrive en C et s'écoule par un petit tube plongeant dans un récipient.

L'excès des gaz non condensés ou incondensables sort de la dernière case de la cloche par le tube F, qui les conduit dans un vase G rempli de cristaux de carbonate de soude humectés; l'acide sulfureux s'y fixe en se combinant à la soude et déplaçant l'acide carbonique, dont une partie forme du bicarbonate, ultérieurement décomposé à son tour, et l'excès se dégage. Enfin les gaz sortent par un tub J pour se rendre dans une cheminée d'appel.

Le sulfite de soude, plus soluble que le carbonate, coule par un trop-plein 1 dans une bombonne M. Si l'on veut préparer le sulfite de chaux dans la caisse, on y fait couler un lait de chaux et Ton dispose, dans chacune des cases d\ d\ d ', un agitateur composé d'une règle parallèle au fond, emmanchée d'une tige

CHIMIE IHDUSTR.

verticale qui passe dans un ajutage à étoupe : en soulevant de temps à autre cet agitateur, on maintient la chaux en suspension. 2° Fabrication par la décomposition de l'acide sulfurique. — Dans les fabriques de produits chimiques, on prépare souvent d'une manière moins économique l'acide sulfureux plus fort, en faisant chauffer par un seul foyer deux ou trois ballons en verre ou en grès A (fig. 62), contenant de l'acide sulfurique concentré

Fig. 26.

en^ contact avec un corps combustible : du charbon de bois en poudre grossière ou des copeaux de bois très-secs. Dans cette opération, une partie de l'eau de constitution du bois s'unit à l'acide sulfurique , 1 équivalent de carbone s'empare de 2 équivalents d'oxygène formant ainsi 1 équivalent d'acide carbonique CO2 et réduisant 2 équivalents d'acide sulfurique (2S01) à 2 équivalents d'acide sulfureux (2S01) . On a constaté qu'il se forme une petite quantité d'oxyde de carbone : pour cette portion, 1 équivalent de carbone ne produit qu'un équivalent d'acide sulfureux. Cet acide se dégage et passe, à l'aide de tubes de plomb, dans plusieurs flacons d'un appareil de Woolf, B, C, C, contenant de l'eau ou des solutions alcalines. Lorsque ces liquides sont saturés d'acide sulfureux, on les soutire à l'aide de robinets dans des bouteilles. Le premier flacon ou récipient B peut servir à épurer les gaz en le laissant vide : la vapeur d'eau entraînant quelques gouttelettes d'acide sulfurique, s'y rassemble, tandis que les gaz carbonique et sulfureux passent dans les flacons suivants C, C, où l'acide sulfureux seul est retenu.

3° Fabrication par le traitement des pyrites. — On peut obtenir très -économiquement, en certaines localités, le gaz acide sulfureux par la combustion partielle ou complète du bisulfure de fer ou pyrite martiale

2(F*S') + O" = F'O» -t- 4SO* ;

nous indiquerons le procédé relatif à cette préparation en décrivant ci-après la fabrication de l'acide sulfurique^ à laquelle il se rattache habituellement.

4° Dans les laboratoires on prépare l'acide sulfureux en traitant à chaud le mercure ou des tournures de cuivre rouge par l'acide sulfurique concentré : le métal, en s'oxydant, réduit l'acide sulfurique à l'état d'acide sulfureux.

2(SO>,HO) + Cu = CuO,SO» -+- S02,2HO, ou 2(SO»,HO) + Kg = HgO^O1 -h SO*,2HO.

5° On traite à chaud dans une cornue de grès un mélange intime de 4 parties de soufre et 6 de bioxyde de manganèse ; la réaction s'exprime ainsi :

2S(400> -h Mu02(544) = MnS(544) -t-SO2(400).

On voit que la moitié du soufre se combinant au mauganèse dégage 2 équivalents d'oxygène qui s'unissent à l'équivalent de soufre libre pour former l'acide sulfureux (il reste un peu de protoxyde de manganèse mêlé au sulfure).

S. Propriétés.

L'acide sulfureux pur est gazeux aux températures de l'air : son poids spécifique est égal à 2,247; à 10' au-dessous de zéro il se liquéfie sous la pression ordinaire de l'atmosphère; le liquide qu'il forme est très -fluide ; sa densité est égale à 1,420, l'eau pesant 1000; il se volatilise rapidement en absorbant beaucoup de cbaleur; on se sert de cette propriété dans les laboratoires pour abaisser la température à 50 ou 60° au-dessous de zéro; c'est ce qui a lieu lorsqu'on enveloppe la boule d'un thermomètre d'un tissu de batiste, et qu'on verse dessus l'acide sulfureux liquide; la prompte évaporation produit l'effet frigorifique indiqué.

On peut liquéfier le gaz acide sulfureux à la température de H- 15e, à l'aide d'une pression de 2 atmosphères; sous la pression ordinaire il se solidifie à 100° au-dessous de 0°, température obtenue par un mélange d'éther et d'acide carbonique solidifié par le froid.

Le gaz acide sulfureux se dissout dans l'eau, qui en absorba

jusqu'à 50 fois son volume; l'ébullition de ce liquide, quelques instants prolongée, en dégage tout l'acide sulfureux (*).

Lorsqu'on fait passer un excès de gaz acide sulfureux refroidi à O9, dans de l'eau maintenue elle-même à une température inférieure à 0°, il forme des cristaux d'hydrates ou combinaisons définies entre l'acide sulfureux et Teau.

L'acide sulfureux décompose l'acide sulfhydrique à l'aide de l'humidité, l'un et l'autre gaz étant dissous dans l'eau, à la température ordinaire. Voici comment on exprime cette réaction :

SO,,HO+-2HS=3H0 4-3S; '

on voit qu'il se forme 2 équivalents d'eau et que 3 équivalents de soufre se séparent (à l'état sec les deux acides ne réagissent pas l'un sur l'autre).

L'acide sulfureux se combine aux bases ; il est déplacé par la plupart des autres acides ; cependant il décompose les carbonates alcalins et en chasse l'acide carbonique. Il décolore diverses substances organiques, soit en enlevant l'oxygène au principe colorant, soit en formant une combinaison incolore. La teinture bleue de tournesol est rougie, mais non immédiatement détruite par cet acide; les violettes dans le gaz sulfureux sont décolorées; plongées ensuite dans l'acide sulfurique étendu, elles se colorent en rose; dans une solution alcaline elles prennent une coloration verdâtre. On obtient des effets analogues en agissant de même sur des pétales de rose.

L'acide sulfureux est du petit nombre des acides qui ne transforment pas rapidement en glucose le sucre de canne dissous dans l'eau. La solution d'acide sulfureux absorbe lentement l'oxygène de l'air en formant un peu d'acide sulfurique. On doit donc préparer cette solution en employant de l'eau récemment soumise à l'ébullition, puis refroidie, et conserver les flacons pleins, bien bouchés et renversés dans l'eau bouillie, le goulot en bas.

(*) Les 50 volumes d'acide sulfureux dissous dans 1 litre d'eau à 0° représentent 143 grammes, tandis qu'à -|- 20°, 1 litre d'eau n'absorbe que 105 grammes du même gaz. On comprend par là les accidents qui sont arrivés lorsque, ayant saturé l'eau de gaz acide sulfureux à une basse température, on a fermé exactement (avec un boucbon de grès et de la cire) la bombonne remplie : U température de l'atmosphère venant à s'élever, l'acide sulfureux acquiert une tension capable parfois de rompre la bouteille ou de produire, au moment où on la débouche, un dégagement brusque d'une quantité telle de ce gaz délétère, que la vie des hommes peut en être compromise.

Page 1