Bols dorci
Une nouvelle industrie, fondée par M. Latry, manufacturier à Grenelle, a pris récemment une certaine importance : elle a pour but et pour résultat d'utiliser la sciure du bois de palissandre, en l'agglomérant sous forme, soit d'objets moulés imitant les plus délicates sculptures sur bois d'ébène, soit de parallélipipèdes à débiter en lames, tringles, plaques pour marqueterie. Après avoir modifié graduellement son procédé afin de le rendre économiquement praticable, voici comment on le réalise : la sciure du bois de palissandre est d'abord tamisée, puis on y ajoute 0,25 à 33 de sang liquide (préalablement étendu d'eau de façon à obtenir une quantité de liquide qui puisse mouiller toute la sciure) ; ce mélange, étendu sur les cadres d'une étuve, est desséché par un courant d'air chauffé à 45'. La substance pulvérulente est alors refoulée d'abord a froid dans un encaissement en fonte, au fond da:}uel est disposé le moule de
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bronze offrant en creux Tobjet que Ton veut reproduire en sculptures saillantes {*), Tagglomération devant se produire à Taide d'une température de 175* et d'une pression de 600 000 kilogr. On cbauffe les masses en fonte entre lesqueUes la matière est comprimée, à l'aide de boulons ayant 80 centim. de long et 6 oentim. de diamètre, chauffés au rouge sur un brasier de coke. Ces boulons sont introduits dans des cavités spéciales pratiquées dans l'épaisseur des masses en fonte, inférieure et supérieure, entre lesquelles la matière se trouve comprimée : il faut 30 à 45 ou 60 minutes, suivant l'épaisseur des objets, pour obtenir la température et la compression utiles, c'est-à-dire correspondant à une telle réduction de volume et une agglomération si forte que l'objet moulé ait acquis une densité apparente de 1300, la même que celle du cœur de bois d'ébène, tandis que le palissandre (d'où provient la sciure) ne pèse que 800, l'eau pesant 1000 ; il en résulte enfin une cohésion assez forte pour que la sciure agglomérée ainsi puisse être taillée ou découpée comme le bois d'ébène.
En cherchant à me rendre compte de ce qui peut produire une aussi forte adhérence entre les particules ligneuses, j'ai été conduit à reconnaître que Talbumine du sang (**), susceptible d'éprouver une demi- fusion à 1 75*, puis de se solidifier par le refroidissement, en est une des causes ; que celle-ci dépend en outre d'uue substance résineuse dont j'ai trouvé 35,5 pour 100 dans le bois de palissandre en le traitant par l'alcool. En effet, cette résine fusible, s'interpose dans les interstices, et se trouvant divisée, en contact avec toutes les particules ligneuses comprimées, les maintient adhérentes lorsqu'elle se solidifie en se refroidissant.
On comprend que les objets ainsi moulés ou débités sous diverses formes puissent être polis ou vernis comme différentes
(•) On recharge de la sciure à une ou deux reprises si l'épaisseur n'est pas sufâsante tout d'ubord.
(**) M. Latry a perfectionné le cbauffage des plateaux en fonte en substituant aux boulons rougis au feu des becs de chalumeaux à gaz montés sur des tubes flexibles qui sui'vent le mouvement des plateaux; on obtient ainsi une température plus régulière, et à l'aide des boulons à clayettes introduits dans des saillies Tenues de fonte sur les côtés des bagues et leur couTerle on maintient la pression maximum assez de temps pour desserrer la presse et porter aussitôt les moules ainsi maintenus sous un appareil d'arrosage qui hâte le refroidislement. On démonte alors en retournant les moules et exerçant une pression nr le fond mobile comme une soupape.
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matières dures par les moyens usuels ; que l^on puisse y fixer des incrustations d'ivoire, et de nacre de perle, en plaçant ces pièces en lamelles découpées, au fond du moule. Une foule d'objets de tabletterie et de marqueterie sont aujourd'hui confectionnés de cette manière, notamment des cadres à moulures élégantes, des écritoires, coffres à sculpture, dessus de brosses, manches de couteaux et de divers ustensiles, billes rebondissantes, et même des boîtes de montre plus résistantes au choc et à la pression que les boîtes usuelles en or ou en argent.
AMIDON OU FÉCULE AMYLACÉE. Hi
1. ÉTAT RATURIL, PROPRIÉTÉS, OOMPOSITION. — 2. RÉACTION SINOUUiRB DE L'OXTDB DE CDIYRE AMMOmACAL SUR L'aMIDON. — 3. POMMES DE TERRE : PRODUCTION, CONSERVATION. —4. COMPOSITION IMMÉDIATE. — 5. GRANULATION ET DESSICCATION DES POMMES DE TERRE. — 6. EXTRACTION DE LA PÉCULE (NOUVEAUX USTENSILES ET APPAREILS). -^ 7- COMPTE DE l'eXTRACTION DE LA PÉCULE. — 8. APPLICATIONS DE LA FÉCULE ET DBS RÉSIDUS. — 9. MALADIE DES POMMES Dl TBBRB.