‹ Précis de chimie industrielle (volume 3)Chapitre 202 sur 412 · PULPE DONNÉE AUX ANIMAUX · texte numérisé non relu

PULPE DONNÉE AUX ANIMAUX

plusieurs fennes, afin d'eTiter soit l'interruptioD ie la distillation première, soit la dépense d'un deuxième appareil pour effectuer, de temps à autre, la rectification des produits journaliers. ^

Voici comment on prépare et à quel état Ton distribue aux animaux des fermes la nourriture dans laquelle entrent les résidus de la distillerie.

Les 200Ô kilogr. de la pulpe traitée par la vinasse, obtenus en une journée de dix heures, sont mélangés au fur et à mesure de leur production et dès qu'ils arrivent dans la ferme, pai* charge de 200 kilogr., avec trois fois leur volume de fourrages secs, menues pailles ou balles de froment, de seigle, d'avoine ou de trèfle, luzerne, paille hachée, etc., représentant en poids 9 à 10 kilogr. pour 100 du mélange total.

Ce mélange, représentant à la fin de la journée un volume de 7 à 8 mètres cubes, est accumulé dans une grande cuve en bois ou dans une stalle en briques cimentées à la chaux hydraulique. La fermentation s'y établit promptement et développe les propriétés que les agriculteurs recherchent dans les fourrages fermentes : la vinasse, retenue par la pulpe, suffit, en effet, pour communiquer au fourrage la chaleur, Thumidité et les matières organiques favorables à la fermentation.

Il faut abandonner le mélange trente-six heures aux réactions spontanées pour l'amener au degré convenable à l'alimentation des animaux. On remarque alors que les fourrages divisés, employés secs, onr acquis de la souplesse et se sont humectés. Le mélange exhale une odeur aromatique légèrement alcoohsée; on le distribue aux bœufs, vaches et génisses, même aux taureaux, en rations mesurées, représentant, pour chacun de ces animaux, 25 kilogr. de pulpe et trois fois leur volume, ou 75 litres de fourrage coupé, pesant 10 kilogr. : en totalité, 35 kilogr. ; on en donne ô à 6* kilogr. par tête aux moutons, et l'on y ajoute 0*^,2 à 0^,3 de tourteaux pour finir l'engraissement.

En assistant à cette distribution dans plusieurs fermes, j'ai pu constater l'avidité avec laquelle les animaux mangeaient leur ration ; on pouvait d'ailleurs reconnaître les signes d'une bonne digestion à leurs excréments, qui avaient une consistance moins amoUe que cela n'a lieu d'ordinaire, lorsque la nourriture est aussi humide que la betterave ou si les pulpes des fabriques de sucre sont distribuées à l'état cru, sans avoir subi de fermentation. Sous rinfluence de ce régime, les bœufs de travail se main-

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