Aleool de diverse» origines
En dehors des matières premières usitées depuis un temps plus ou moins long dans la préparation en grand de Talcool, notamment des Tins, bière, cidre, des mélasses, de la pomme de terre, des grains et des betteraves dont nous avons parlé plus haut, on a, dans les temps de cherté de Talcool, essayé ou proposé d* appliquer diverses autres substances à cette fabrication, avec des chances variables que nous allons essayer d'apprécier.
Alcool de marrons et de glands. — On pourrait sans doute, après les avoir broyées, traiter ces productions amylacées par l'acide sulfurique, comme on le fait pour la fécule; Tamidon et même le sucre des marrons seraient changés en glucose, facile à faire fermenter ; mais la quantité d'alcool que Ton en obtiendrait ne compenserait pas, en général, les frais et la valeur qu'offrent ces produits dans raliméutation des hommes ou des animaux.
Alcool de cerises^ prunes^ f.gues^ baies de sureau. — Tous ces fruits mous, faciles à broyer, à faire macérer et fermenter, donnent par la distillation de l'alcool. On fabrique, eu vue d'une liqueur spéciale (kirsch- wasser), de l'alcool avec les cerises; nous avons décrit plus haut cette opération. La distillation de la plupart de ces fruits a pu donner quelque bénéfice en 1854 et 1855 ; mais ce n'est pas là une source constante de production économique.
Alcool cT asphodèle, — La plante ainsi nommée est de la famille des Asphodélées, ou, suivant plusieurs botanistes, fait partie de la famille des Liliacées. Ce sont les tubercules charnus, ou racines tuberculeuses qui contiennent une substance encore indéterminée, sans doute analogue aux sucres, transformable en alcool. L'opération ne peut être profitable qu'en certains lieux incultes comme dans le midi de la France et en Algérie, où l'asphodèle croît sans culture.
Il faut effectivement attendre de 3 à 5 ans, suivant qu'on la sème ou qu'on la plante, pour que les tubercules aient acquis un volume suffisant. Toutefois, dans les circonstances de cherté de Talcool où nous nous sommes trouvés, l'exploitation des terrains spontanément couverts d'asphodèles ayant été avantageuse, nous indiquerons le procédé suivi pour en obtenir l'alcool.
Les tubercules sont lavés, broyés sous la meule, ou divisés à la râpe; on en exprime le suc à deux reprises, avec addition de