ALCOOL DES CANNES, SORGHO. SUCRÉ
0,25 d'eau la seconde fois; on obtient 75 à 85 de jus pour 100 de tubercules. Le suc est mis en fermentation avec la levure, comme le jus des betteraves. M. Clerget, dans une expérience, en a obtenu l'équivalent de 8 litres d'alcool pour 100 kilogr., c'est-à-dire à peu près le double de ce que l'on obtient du jus des betteraves. L'extraction du suc par macération à la vinasse, suivant le procédé Cliamponnois, serait plus économique; mais la pulpe d'asphodèle macérée ne convient pas à la nourriture du bétail.
Alcool de topinambours et de dahlias, — Les tubercules de topinambours, traités comme nous venons de le dire pour les asphodèles, donnent l'équivalent de 75 à 78 centièmes de leur poids de jus, dont la densité est généralement plus forte que celle du jus des betteraves; ce jus doit être étendu de 0,40 à 0,^0 d'eau, soumis à la fermentation et distillé : il produit alors de 4,50 à 5 centièmes en volume d'alcool à 94*, et la pulpe expiîmée convient parfaitement aux bœufs et aux moutons, dont elle peut même améliorer la ration alimentaire. Dans certaines localités, la culture des topinambours serait avantageuse pour cette destination au cours actuel des alcools, et même au-dessous. Les principes immédiats qui se transforment en alcool par la fermentation des topinambours sont le sucre (de canne), la glucose et l'inuline.
Quant aux dahlias, leurs racines tuberculeuses renfermant les mêmes principes immédiats (plus une huile essentielle cristallisable, à odeur forte), ils peuvent fournir de Talcool; mais rien n'autorise à croire que l'opération soit économique, ni que le résidu soit propre à la nourriture des animaux.
Alcool des carottes^ napets^ panais. — Ces racines tuberculeuses peuvent fournir de l'alcool dans des conditions semblables à celles qui s'appliquent à la fabrication de l'alcool des betteraves ; mais la production est moindre, et les frais seraient plus considérables.
Alcool des cannes à sucre ^ sorgho sucré. — Les tiges de ces graminées, vers l'époque où la maturité de la plante s'ap* proche, donnent un jus plus ou moins abondant en sucre, suivant les variétés, le sol, le climat. Il est probable que les cannes à sucre dans les colonies, le mais et le soi^ho sucré dans la Louisiane et dans le midi de la France, donneraient des résultats avantageux en certaines localités ; l'opération serait d'ailleurs facile.
Les méthodes à suivre et les précautions à prendre que nous