PAPIER À LA FORME
journalier moyen de deux machines bien alimentées et ayant un moteur de force suffisante.
4* Papier à lettres, coquille ordinaire et pelure... 4000 à 1300 Liiogr.
2« — écolier. 1400 à 1500
Z" — affiches (blanches et teintes) 4360 à 4600
40 — de tenture 4600 à 2000
6* — d'impressions 4 800 à 2000
6* — d*embalUges.... 2000*3400
Ordinairement, dans une papeterie, on fabrique alternativement plusieurs de ces sortes de papier, suivant que les débouchés deviennent plus ou moins faciles pour chacune d'elles.
Presque tout le papier livré au commerce est maintenant fabriqué à la machine; cependant le papier à la main ou à la forme réunit certaines qualités qui le font rechercher pour les applications qui exigent une grande solidité et une durée assez longue. Tels sont les papiers à timbrer, pour les actes, les feuilles à registres, le papier à dessin, lavis, et pour lesquels on emploie exclusivement le chanvre ou le lin.
Dans la fabrication du papier à la forme, on prépare le chifibn de la même manière que pour les papeteries mécaniques. La division se fait soit au pilon, soit plus généralement dans les piles (*) ; le chiffon, divisé et réduit en pâte, est placé dans un réservoir en bois, en pierre ou en cuivre, dit cuife, ayant 1°,60 en carré sur l'^jlO de profondeur, où Ton puise pour la mise en feuilles.
La pâte est maintenue en suspension dans la cuve par un agitateur à palettes tournant sur un axe horizontal, au tiers de la hauteur de la cuve. Cette pâte étant ainsi entretenue dans un état de fluidité bien homogène, Fouvrier plonge sa forme (**) dans la
{*) La division est en général poussée rooins loin que pour les papeteries mécaniques ; on supprime aussi le blanchiment au chlore pour conserver plus de force aux fibres textiles, et le collage se fait i la gélatine, dont la propriété adhésive augmente la solidité du papier obtenu.
{**) La forme est un cadre mince en bois, maintenu par des traverses légères, dont la dimension intérieure est celle que doit avoir la feuille, et dont le fond est une toile métalliane très-fine ; un cadre mobile (dit couvercle ou frisquette) règle IVpaisseur ae la couche de pAte. Afin d'obtenir des feuilles qui soient toutes de la même épaisseur, il faut que la matière solide se maintienne toujours en même proportion dans la pâte. Pour arriver à ce résultat, une soupape placée à la partie inférieure de la cuve communique avec un réservoir de pâte délayée ; à mesure que l'ouvrier puise une feuille avec la forme, il lève la soupape, qui laisse arriver dans la cuve une quantité de pâte égale à celle qu'il a enlevée. Un trop-plein, situé â la partie supérieure, et recouvert d'une toile métallique, laisse écouler l'excès d'eau sans qu'il se perde de pâte.
646 COLLAGE A LA GELATINE.
cuve, puis Ven retire couverte de pâte ; il donne alors de légères secousses latérales pour feutrer la pâte et faire écouler Teau ; enfin il ôte la couverte, retourne la forme et pose la feuille sur un feutre ou flôtrehnmiie que lui tend l'ouvrier coucheur : ce dernier place ensuite sous une presse les feutres en pile, de manière que chaque feuille de papier soit entre deux feutres.
Le papier, après avoir été pressé entre les feutres, est remis en presse sans interposition de flôtre ; on le presse une troisième fois en changeant Tordre de superposition : les feuilles sont alors étendues sur des perches horizontales et se dessèchent à Fair libre. Lorsque le papier est à peu près sec, on fait un triage pour séparer les feuilles où se ti^ouvent des défauts, enlever au grattoir les parties saillantes, et remettre ou refondre dans la pâte les feuilles trop défectueuses.