COLLAGE MECANIQUE
cheurs NOPQR, puis du rouleau S (pi. XLI, fig. 1), suivant la direclion cdefgh que des rouleaux guides lui impriment, plonge en e dans le liquide gélatineux, éprouve eu /*nne faible pression entre deux rouleaux en cuivre, graduée à volonté par le poids curseur glissant sur un levier qui appuie par des .tiges verticales m sur chacun des coussinets aux deux bouts du rouleau supérieur. La pression ainsi réglée ne laisse à la feuille de papier que la quantité de liquide gélatineux utile pour produire le collage au degré voulu. Deux lames tangentes à la surface de chaque cylindre, maintenues dans deux montures articulées/,/, nettoient continuellement la superficie des deux cylindres.
Les figures 1 et 2 de la planche XLI indiquent les principales dispositions de la nouvelle machine à papier, depuis les deux cuves alimentaires de pâte AA' jusques et y compris la caisse T à immersion de la feuille dans la solution de gélatine et dont nous venons de décrire les détails.
AA', deux cuves se suppléant Tune l'autre pour alimenter sans interruption la même machine. On peut remarquer que Tarbre de couche recevant le mouvement d*un moteur (hydraulique ou à vapeur) transmet ce mouvement par deux pignons d'angle fixés sur le même arbre (et indiqués par des lignes ponctuées soûs les deux cuves) à l'agitateur établi dans chaque cuve et destiné à entretenir en suspension la pâte délayée comme nous l'avons dit plus haut.
Un régulateur B (fig. 2), commun aux deux cuves, limite à volonté l'écoulement de la pâte qui doit, en passant dans le tambour C (qui enveloppe la roue à augets), alimenter la machine à papier.
Les figures 3 et 4, même planche, montrent, par une coupe verticale et une vue horizontale, les détails et dispositions intérieures de ce régulateur d'écoulement : on voit qu'il peut facilement recevoir par un gros tube i'ia pâte liquide de cl^cune des cuves. L'orifice de ce tube, dans le vase régulateur, se trouve spontanément ouvert, suivant que l'on fait écouler par le tube f dans le tambour à augets, pour le service de la machine, une quantité de pâte que l'on régie en levant plus ou moins la vanne à tige manivelle et vis de rappel e. En effet, si cette vanne est largement ouverte, un flotteur d formé d'un vase cylindrique annulaire à parois concentriques, suivant le niveau du liquide, s'abaisse alors, fait descendre la longue branche du balancier c, et monter par conséquent la branche courte qui élève par
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la tige verticale la vanne à son extrémité glissant contre la paroi du régulateur et ouvrant Forifice du tube alimentaire b ; dès que Ton veut au contraire réduire à un moiudre volume la pâte écoulée et qu à cet effet on abaisse la vanne e^ le niveau du liquide monte dans le régulateur, le flotteur d suit ce mouve* ment, soulève la longue branche du balancier c\ la branche courte s'abaissant dès lors (ait descendre la vanne intérieure qui diminue la section de passage proportionnellement au volume écoulé.
Un agitateur à quatre ailettes gg portées par des tiges verticales fixées à un disque supérieur, mû d'un mouvement circulaire continu par un arbre vertical à laide (sous le ^ase) d'un pignon d'angle et passant dans un tube au centre de ce vase, entretient continuellement agitée la pâte et Tempéche de déposer les fibrilles qu'elle doit en effet tenir constamment en suspension.
La pâte ainsi distribuée se rend au sablier D (fig. 2); celui-ci est indiqué dans ses détails par une coupe transversale, sur une échelle quadruple (fig. 5) : on peut remarquer la direction de la pâte indiquée par des flèches en entrant en a, passant sous un diaphragme vertical se relevant au delà pour s'écouler horizontalement au-dessus d'une sorte de persienne (en bronze) couchée b, entre les lames inclinées de laquelle le sable et les autres corps plus lourds que les fibrilles arrêtés au passage sont retenus, tandis que la pâte continue son mouvement, passe sous un deuxième diaphragme vertical c, se dirigeant vers la bavette d qui la verse en nappe sur Tépurateur E (fig. 2).
Cet épurateur est formé d'une large table en laiton à rebords étroits, percée de rainures transversales, suspendue et animée d'un mouvement de secousses latérales par un rochet sur un de ses côtés. (On n'a tracé qu'une portion en arrachement du couvercle afin de laisser voir la disposition des rainures.) La pâte fluide aii^i tamisée s'écoule par deux conduites latérales dans le sens indiqué par les flèches sur un double épurateur semblable F, offrant des rainures plus étroites et réalisant un plus complet tamisage.
On rend l'épuration plus régulière, plus complète, et sans interrompre le mouvement de la machine pour les nettoyages, en se servant de l'épurateur Ibotson.
Cet épurateur, fig. 301, peut remplacer avec avantage les grandes surfaces des épurateurs usuels par un châssis B; sa plaque tamisante (dont les fentes ont une largeur de 0,1 à 0,3
ÉPURATEUR IBOTSON.
de millimètre, suivant la finesse du papier qu on fabrique) est constamment nettoyée à l'aide de la couche de liquide en mou-
vement; celle-ci entraîne sans cesse les matières non tamisées vers un tube C, oiTrant un libre passage par 13 ouvertures à ces matières, qui se trouvent ainsi constanmient versées avec le li* quide vers chaque extrémité de ce gros tube recourbé en DD; elles tombent verticalement, comme l'indiquent les flèches, dans le récipient plat E, qui reçoit également les eaux d'égouttage de la toile métallique de la machine; ces eaux réunies arrivent sur la table d'un autre épurateur F, où elles se tamisent de nouveau. Ce deuxième épurateur, facile à nettoyer sans rien interrompre, retient toutes les matières provenant du nettoyage continuel et spontané de Tépurateur situé au-dessus BC.
Les eaux contiouent leur mouvement dans ce récipient, conune rindique la flèche F, vers le tambour à augets, qui les remonte continuellement dans l'auge G; de là, elles s'écoulent par la douille recourbée H dans l'entonnoir I commun aux tubes AA, qui amènent alternativement la pâte délayée de chacune des deux cuves en tête de la machine. De cet entonnoir conmaun, les eaux et pâtes réunies s'écoulent latéralement, suivant les pentes des sabliers indiquées par les flèches ; elles arrivent ainsi et s^étendent sur l'épurateur B, où elles se tamisent comme nous l'avons dit ; elles passent tamisées sous cet épurateur, et arrivent, en regagnant le niveau de la couche liquide, au déversoir K, sur la lèvre de la toile métallique sans fin ou table de feutrage et fabrication de la feuille de papier.
L'appareil Ibotson suffit pour épurer 2400 kilogr. de pâte, calculée à l'état sec, en 24 heures.
De ce deuxième épurateur, la pâte s'écoule sur la lèvre de la toile métallique sans fin 6, où elle doit se feutrer et conmiencer à s'égoutter pour former la feuille. La largeur de celle-ci est limitée par des règles en cuivre qu'on rapproche ou qu'on écarte