COLLAGE MECANIQUE
f 0« Appareil uéeanlqae po«r le eoUa^ A la gélatine.
Les détails que nous avons donnés ci-dessus sur Tancien procédé de collage manuel à la gélatine feront aisément comprendre les difficultés qui s'opposaient à TappUcalion des moyens mécaniques à cette sorte de collage.
En effet, le collage à la résine peut s'effectuer par un mélange dans la pâte {i^oy. pi. XXXIX) sans que le reste de la confection et du séchage rapide de la feuille contiaue exigent d'autres dispositions que la fabrication du papier non collé ; le collage à la gélatine, en suivant cette méthode, donnerait du papier non collé, à moins que les doses de gélatine ne fussent si grandes que le papier deviendrait moins souple, plus translucide, et moins blanc : il fallait, comme dans le collage à la main, immerger la feuille après une première dessiccation dans la solution gélatineuse alunée, puis effectuer une deuxième dessiccation tellement bien graduée que, conformément à la théorie exposée ci-dessus, de cette sorte de collage la solution de gélatine maintenue fluide par une douce température pût venir se déposer à la superficie pendant Tévaporation de Teau.
Voici comment on est parvenu, en Angleterre, à réunir ces conditions, à fabriquer ainsi du papier qui paraît ne le céder en rien aux anciens papiers de Hollande, au moyen d'une machine spéciale récemment importée en France par MM. Ghalandre, à l'usine de Savoyeux-sur-Saône.
La figure ô, planche XXIII, représente le principal organe de l'appareil à coller le papier par la gélatine dans la machine nouvelle.
a, &, coupe de la caisse en bois intérieurement doublée de cuivre étamé qui contient la solution de gélatine alunée; un tube i introduit au-dessus du fond de la cuve reçoit de la vapeur destinée à maintenir la température tiède de cette solution pour empêcher qu'elle ne s'épaississe ou forme une gelée légère par le refiroidissement.
G, gros rouleau de 0™,29 de diamètre en acajou qui fait plonger plus ou moins, à volonté, la feuille de papier au moyen d'une crémaillère à chacun des bouts de l'axe qu'un double pignon b fait mouvoir par la même manivelle, de sorte que le rouleau s'abaisse ou s'élève parallèlement à son axe.
On voit que la feuille de papier, au sortir des tambours se-