‹ Précis de chimie industrielle (volume 3)Chapitre 252 sur 412 · C60 ' PÂTES DES FIBRES DU BOIS · texte numérisé non relu

C60 ' PÂTES DES FIBRES DU BOIS

slvage et tout blanchiment au ehlore (qui dissoudraient ou altéreraient la laine), et malgré d'abondants lavages cette pâte mixte produit des filtres susceptibles de communiquer à certains liquides une odeur sensible, et parfois quelques substances étrangères.

Papier à filtre dit de Berzélius. — Le savant et illustre chimiste suédois a donné son nom au papier le plus pur dont on puisse jusqu'aujourd'hui faire usage pour les analyses délicates de laboratoire. Voici le procédé mis en pratique d'après les conseils de Berzélius :

On emploie conmie matière- première des chiffons de toile neuve que l'on fait blanchir sur le pré, comme dans l'ancienne pratique du blanchiment à la rosée. Les chiffons humides sont mis en tas dans des cases où ils subissent, comme dans les anciennes papeteries, les effets d'une fermentation qui désunit les fibrilles, altère et rend dissolubles plusieurs composés pectiques et autres matières agglutinantes, mais il faut surveiller avec soin les réactions qui pourraient, dans ces sortes depourrissoirs^ attaquer la cellulose elle-même.

Les chiffons ainsi préparés, puis soumis au lessivage dans une forte lessive de soude, sont réduits en pâte à l'aide du pilonnage ; la pâte est traitée par l'acide chlorhydrique étendu de 10 volumes d'eau, puis complètement lavée jusqu'à disparition de toute trace d'acidité. C'est à l'aide d'une eau de source presque pure qu'il est facile, en Suède, d'effectuer ces abondants et indispensables lavages.

Ce papier à filtre est fabriqué à la forme, et, bien entendu, sans collage ; le plus grand nombre de ses fibres ont de 1 à 3 millimètres de longueur.

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