‹ Précis de chimie industrielle (volume 3)Chapitre 255 sur 412 · EXTRACTION · texte numérisé non relu

EXTRACTION

et 2 à 6 millièmes de substances minérales» on peut parvenir à recueillir la cellulose intacte^ conservant les formes des fibres primitives amincies , en membranes plus ou moins étroites et longues qui réunissent les conditions utiles au feutrage de la feuille de papier. (*).

Ces membranes ainsi épurées offrent constamment la composition élémentaire de la cellulose représentée par du carbone 44,44.., et de l'eau 55,55.., indiquée par la formule C" H" O", avec toutes ses propriétés : composition élémentaire, désagrégation et transformation en dextrine, puis en glucose par Tacide sulfurique à 60 ou 62 degrés, produisant aux premiers moments de cette désagrégation le curieux phénomène de la coloration violette par Tiode.

L'un des trois procédés appliqués également avec succès à l'extraction de la cellulose fibreuse de la paille de plusieurs graminées reproduit en grand, à l'aide d'appareils nouveaux et de perfectionnements remarquables, les phases des opérations que j'avais effectuées anciennement dans le laboratoire pour extraire la cellulose des tissus de divers végétaux ; il consiste à traiter plusieurs fois ces substances à chaud par de fortes solutions de soude ou de potasse, puis par le chlore. Dans les usines, la réaction est devenue plus énergique par l'élévation, en vases clos, de la température du liquide jusqu'à 120, 130, même 145 ou 150 degrés. On a d'ailleurs rendu ce traitement économique en reconstituant la soude par la concentration des fortes lessives, chargées de matières organiques, l'incinération du résidu au four à réverbère, et la caustification, par la chaux, du carbonate alcalin. •

On termine par un blanchiment à la solution d'hjpochlorite de chaux (**) et d'abondants lavages à l'eau aussi pure que possible.

(*) Quant aa tissu cellulaire disloqué par ces opérations, il fournit des membranes trop courtes pour se prêter au feutrage ; les granules amylacés dont j*ai découvert la présence dans les tissus du bois d'un grand nombre d'arbres et d*arbustes, parfois jusque dans les longues caviiés des fibres ligneuses (notamment cbez les Tamarix), se trouvent (dans les opérations indiquées plus loin) soit détruits par Veau régale^ soit transformés en glucose par l'acide cblorbydrique étendu, plus facilement encore que la cellulose spongieuse injectée de matières incrustantes. (Vojr. les Bulletins de la Société impé^ riale et centrale et agriculture de France, 1862, 1863 et 1864.)

(**) Une addition ménagée d'acide sulfurique ou d'acide carbonique dégageant à l'état naissant de Pacide hypocbloreux où du cblore active la décoloration.

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