CELLULOSE ET ALCOOL OBTENUS DU BOIS
Quant à la paille lessivée, puis eiprimée, elle est immergée dans Teau chaude, puis lavée à froid en même temps que désagrégée en fibrilles dans une pile défileuse. Le blanchiment* à Thypochlorite de chaux s'effectue dans la même pile, ainsi que raffinage et le dernier lavage. On peut obtenir un affinage plus complet, ne laissant presque aucun débris de nœuds ou d'épiderme , en se servant de la machine appelée putp-engine {voyplus haut). Le prix de revient par ce procédé est d environ 5*5 fr. pour la pftte mi-fine, et de 60 à 65 fr. pour la p6te complètement blanche.
La fabrication de la pftte de paille, dans la belle papeterie de M. Dambricourt, à Saînt-Omer, a coûté d'installation environ 150000 fr., pour obtenir, en 300 jours, 300000 kilogr. de pâte à papier, dont on a calculé ainsi le prix de revient pour. 100 kilogrammes :
Paille sèche 250 kil. à 5 fr. O/o <2',B0
Sel de soude 66 kil. à 30 fr. O/o 19 ,60 ]
Cbaux 30 « f
Houille •.... 320 kil. {= 4 hectolitre»).... 6 > 60 fr.
Chlorure de chaux . 80 kil. a 30 fr 9 i
Main-d'œuTre A \
Intérêts et frais généraux 7 /
A déduire la i>ortion de soude révivifice 4 fr,
400 kil. de pâte coûtent 50 fr.
Parmi les procédés de nature à résoudre l'important problème, des succédanés, il en est un sur lequel je crois devoir plus particulièrement insister, parce qu'il me semble jeter une plus vive lumière sur le mode d'agrégation des matières incrustantes dans l'intérieur des fibres ligneuses.
Les inventeurs de ce procédé, MM. Bachetet Machard, se sont proposé d'atteindre un double but en transformant en glucose une partie de la substance incrustante des fibres ligneuses, et ménageant la cellulose susceptible de se feutrer sur la toile des machines à papier, ils ont reconnu que la portion facilement saccharifiable fait partie de la substance incrustante, car le bois de cœur et les bois les plus durs, les plus riches en incrustations ligneuses, sont ceux qui, toutes choses égales d* ailleurs, leur ont donné le plus de glucose et, par suite, les plus fortes proportions d'alcool.
M. Bachet m' ayant communiqué, en 1860, ce procédé, il fut vérifié en sa présence dans mon laboratoire au mois d'avril 1 86 1 , avec le concours de M. Billequin.