DE LA CELLULOSE FIBREUSE DU BOIS
caustique par 7 kilogr. 5 de chaux préalablement éteinte (donnant ainsi une solution que l'on a soutirée à clair).
Si le lessivage est, comme nous Tavons fait remarquer plus haut, d'une grande importance relativement aux chiffons, à plus forte raison doit-il être très- énergique lorsqu'on l'applique aux substances brutes qu'il faut débarrasser de toutes les matières incrustantes, colorantes, etc., etc. (*).
Blanchiment. — Lorsque le lessivage a fait dissoudre les matières grasses, azotées et incrustantes, rendu plus attaquables les substances colorables en augmentant ou produisant leur coloration brune, on doit détruire, par une sorte de combustion humide, à Taide de Thypochlorite de chaux, les substances étrangères, afin d'en débarrasser la cellulose fibreuse, qui dès lors se ti:ouve blanchie, mais parfois partiellement brûlée ellemême.
Un blanchiment ordinaire de ces succédanés exige en moyenne 60 de chlorure de chaux à 100® chlorométriques pour 100 de pâte, et occasionne un déchet total de 60 pour 100 sur la paille comme sur le bois.
Le procédé de fabrication de la pâte de paille, chez M. Berges et MM. Zuber et Rieder, offre plusieurs paiticularités très-dignes d'intérêt : la paille est d'abord coupée au hache-paille (parfois avec une ventilation qui sépare les nœuds), puis mouillée et écrasée au laminoir; elle subit alors dans l'appareil rotatif, pendant 10 à 12 heures, un lessivage par une solution de 25 à 30 de sel de soude à 90® alcalimétriques, dans 200 d'eau pour 100 de paille hachée ; on soutire la lessive, à laquelle s'ajoute le liquide obtenu par une forte pression au laminoii*. L'ensemble de ces solutions alcalines, concentrées par la flamme d'un four à réverbère dans lequel Tévaporation s'achève et la calcrnation s'effectue, donne un salin brut qui, dissous, puis traité par son équivalent de chaux, reproduit ou révivifie la lessive caustique primitivement employée, économisant de cette manière la plus grande partie de la soude.
(*) Des lessivages énergiques sont également nécessaires pour débarrasser, partiellement du moins, les fibres textiles du cbanyre, du lin et d'autres analogues, ou les toiles écrues, d'une matière encore indéterminée, que les fabricants appellent grasse^ qui donne de la transparence au papier : ce pourrait être de la cellulose plus faiblement agrégée ; en effet, le coton qui ne contient pas la substance à cet état, et dont les fibres tubulaires ont de plus minces parois^ donne des papiers plus opaques et moins résistants.