CHARBON D'OS
CHARBON D'OS (noir animal).
]. HISTOBIQÏÏE ET IMPORTANCB DE SES APPUCinOlTS. — 2. MATliBE PREMIÈRE. — 3. STHUCTTHE, COMPOSITION DES OS, EXTRACTIOR DE LA GÉLATINE ET DR LA GRAISSE. — 4. FOURS A CARBONISER LES OS. — 5. COMPTE DE FABRICATION DC NOIR ANIMAL (CHARBON D'OS). ^ 6. ESSAI DV NOIR OU CHARBON D*OS DâOOLO- RANTS. ^ 7. RÉYIVIFICATION DU NOIR ANIMAL; PRIX DE REVIENT; APPUCAT10NS. — 8. NOIR DE SCHISTE.
f • Historique et ImiiortaHee de se« applleatlons.
Dès 1791 , Lowitz, chimiste russe, avait découvert les propriétés antiseptiques du charbon de bois; vers 1809, Guillon, de Paris, appUquait ce charbon en poudre à Tépuration et au raffinage des sirops et des sucres bruts; en 1811, Figuier, de Montpellier, observait dans le charbon des os une énergie décolorante plus grande que celle du charbon végétal. Deux ans plus tard, Derosne, de concert avec Payen, de'Grenelle, et Pluvinet, de Clichy-la-Garenne près de Paris, introduisirent l'emploi de cet agent de décoloration et d'épuration dans les sucreries indigènes et les raffineries.
L'emploi du charbon d'os, appliqué en France à rextraction et au raffinage du sucre, a pris un très-grand développement. On se sert aujourd'hui du noir animal dans toutes nos fabriques indigènes, dans un grand nombre de sucreries coloniales françaises, anglaises, espagnoles et hollandaises, enfin dans toutes les raffineries de sucre en Europe et en Amérique.
Les fabriques de noir, ou de charbon d'os, s'établissent dans le voisinage des grandes villes, parce qu'elles y sont mieux placées pour se procurer les os des animaux abattus.
S. Hatière première.
Une grande partie du charbon d'os consommé en France et dans nos colonies se prépare dans le département de la Seine. On le comprend, car la matière première y est chez nous plus abondante que partout ailleurs. Le tableau suivant indique la consommation de la viande dans Paris.