‹ Précis de chimie industrielle (volume 3)Chapitre 270 sur 412 · FOURS A CARBONISER LES OS · texte numérisé non relu

FOURS A CARBONISER LES OS

lorsque les fours sont chargés avec les pots en fonte oa en terre préalablement remplis d'os, et les premiers lûtes avec de la terre à four, on porte la température jusqu'au rouge, et Ton soutient cette température pendant 6 ou 8 heures avec peu de combustible, car la carbonisation des os s'achève ensuite presque sans combustible additionnel à Taide de la flamme que produisent les gaz combustibles échappés de chacun des vases; on procède au défoumemeut sans attendre que le four soit refroidi, car on peut aisément retirer les pots à Taide de tiges à crochets en les faisant glisser sur des barres de fer incrustées dans la maçonnerie.

Il est bon aussi, toutes les fois qu'on le peut, d'adosser Ton à l'autre deux foui's ou deux rangées de fours : on économise mieux ainsi le combustible en évitant une partie des déperditions de chaleur par les parois. On rend toutes les conditions plus économiques encore* eu plaçant au milieu d'une double paire de fours un fourneau à révivification dans les foyers duquel se rendent les flammes perdues des quatre fours, comme on le voit pi. XLUI.

La régularité dans le chauffage est la condition essentielle de cette fabrication , afin d'éviter l'excès et le défaut de cuisson^ donnant l'un et l'autre des produits de mauvaise qualité. En effet, les os incomplètement carbonisés retiennent encore des matières organiques et des produits bruns pyrogénés partiellement solubles ; ils sont peu décolorants et communiquent aux liquides une odeur désagréable. Le noir trop calciné est peu décolorant, parce que le phosphate de chaux , par une température élevée , a pris un retrait notable qui , le rendant moins perméable, diminue la surface du charbon accessible au liquide. Il est donc important d'opérer une calcination complète sans atteindre la température qui contracte le phosphate de chaux, à plus forte raison celle qui commencerait à le fondre et qui, d'un autre côté, altérerait fortement les vases en fonte et même les pots en terre.

On laisse refroidir les os calcinés, on les retire des pots, puis on les réduit en grains de différentes grosseurs, propres à la filtration. Dans le broyage du noir, on doit, autant que possible, éviter de produire beaucoup de poudre ou de folle farine, car il s'en forme toujours accidentellement plus que n'en exige la clarification du sucre, et le noir fiu, souvent, a moins de valeur que le noir en grains.

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