FOUR CRESPEL
pel-Dellisse. Il se compose d'un massif de maçonnerie HH, dans Taxe duquel est disposé un foyer. Ce foyer est surmonté d'une voûte où sont encastrés des tuyaux à section rectangulaires et angles arrondis, inclinés, C et D (fig. 302), et C, D' (fig. 303),
Fig. 303.
se relevant verticalement par un coude à la partie supérieure. Là leur ouverture débouche dans un vase plat en tôle I, J, qui règne sur toute l'étendue du four ; un espace libre sous ce vase reçoit les gaz de la combustion par 18 carneaux, correspondant chacun à un intervalle entre deux des tuyaux.
Fig. 303.
A la partie inférieure des tuyaux C, D, un ajutage en z porte un registre /J qui permet de fermer et d'ouvrir à volonté chacun des tuyaux.
686 FOUR FOUSCHARD.
A rextréinité des ajutages s*adapte le bec des étouffoirs A, B (fig. 302) et A', B' (fig. 303); chacun de ces étouffoirs doit contenir la totalité du produit calciné dans un tuyau de 30 à 40 lits.
L*opération est facile à diriger : on chauffe lentement d^abord tout le four, et Ton fait dessécher le noir en grains lavé qu^îl s*agit de ré vivifier; ce noir est étendu sur le vase IJ ; dés qu'il est sec , on en remplit les 20 tuyaux , dont les registres f sont fermés; puis on posé sans serrage un couvercle en tôle sur cliaque embouchure supérieure.
Lorsque tout Tintérieur du four est à la température rouge cerise qu'il doit conserver, la calcination dure environ une demiheure; on approche un étouffoir sous chaque ajutage inférieur^ on tire les registres /*, et le noir tombe dans les étouffoirs que Ton ferme aussitôt.
On pousse de nouveau les registres, on remplit les tuyaux avec le noir séché sur le vase IJ; au bout de 25 minutes on vide les étouffoirs dans un récipient en briques, et ils sont prêts à recevoir le produit calciné d'une nouvelle opération.
Le four, fonctionnant jour et nuit, donne 48 charges en 24 heures, représentant, au minimum, à 25 litres chacune, 960 kilogr. de noir révivifié par tuyau, ou 1 9 600 kilogr. pour les 20 tuyaux.
On soumet à un blutage énergique ce noir , afin de séparer la folle farine ; on emploie celle-ci comme excipient des urines ou des engrais fluides, ou pour diviser les écumes des défécations.
Le four tout en briques très-oompactes et régulières, exactement jointes, construit sur les plans et modèles de M. Fouschàrd, occasionne moins de réparations et de main-d*œuvre ; il est indiqué sur la planche XLIII par la figure 4. II peut, comme dans cette figure , contenir 4 foyers ou un plus grand nombre, dont chacun est surmonté d^une cheminée /, i'y...,/* offrant à des intervalles de 80 centimètres des diaphragmes à claire-voie en briques, qui forcent la fumée à changer de direction d'un diaphragme à Fautre (*). La fumée, arrivée au bout des cheminées , passe , par des carneaux latéraux , sous des plaques en tôle , où la dessiccation commence.
(*) Ces diaphragmes sont mobiles, et chaque cheminée est actuellement construite assez large pour qu'un ouvrier y puisse passer et effectuer les réparations sans démolir le four.
FOUR FOUSCHARD. 687
Dans rintervalle , entre deux foyers , sont disposés des carneaux offrant, sur les deux premiers mètres de hauteur, une section large de 10 centimètres et longue de 1 mètre; la hauteur totale de ces cameaux, égale à celle du four, est de 6 mètres environ. Chacun d'eux est divisé par trois registres (fig. 4 et 5) en quatre capacités : la première, à la. partie inférieure >t/ , a •1 mètre de haut; elle est rétrécie vers le bas, aboutissant à deux tuyaux kj k\ munis d'un couvercle mobile; la deuxième, /m, a également 1 mètre de hauteur, mais sans être rétrécie; la troisième, /Tt/z, a 90 centimètres; la quatrième, noj a 3 mètres de haut. Voici comment on dirige la calcination dans ce four :
Le noir en grains , préalablement lavé et desséché, est versé dans les cinq carneaux o, o, o, o, o, les registres m, ..., /ti, étant fermés ; on pousse alors les cinq registres /t, ..., /z, puis, ouvrant les cinq registres m, ..., m, le noir contenu de is^ en n tombe dans rintervalle compris entre //i et / ; cet intervalle étant plus grand de 10 centimètres, il reste un vide égal à cette différence, et ce vide correspond avec les regards /?, ouverts ou clos a volonté.
La capacité mn est de nouveau remplie, ainsi que celle qui la surmonte no. Le four ayant d'avance été séché et chauffé au rouge, on continue le feu de houille dans les quatre foyers ; au bout de 50 minutes, on vérifie, en ouvrant les regards/?, si le noir est parvenu à la température rouge brun ; dès qu'il atteint ce terme, on ouvre les registres /, et le noir tombe dans Tintervalle de / en ^.
On pousse les registres / et Ton ouvre les registres iti, afin de rempUr, à 10 centimètres près, Tintervalle lm\ on referme les registres 771 et Ton ouvre ceux qui sont au-dessus tz, /i; on repousse ceux-ci, puis on achève de remplir tout le reste no des carneaux. Au bout de 50 à 55 minutes, le noir devant les regards/? ayant atteint la température rouge, on vide la capacité inférieure tk en ouvrant au-dessus d'un étouffoir chacun des couvercles k'y puis on répète toute la manœuvre ci-dessus indiquée.
L'opération est ainsi continuée jour et nuit par intermittences ; chaque fois que l'on fait descendre le noir, on retire 90 litres de chacun des carneaux, et cela se renouvelle toutes les heures pour les trois carneaux situés entre deux foyers, et toutes les 2 heures pour ceux qu*échauffe latéralement un seul foyer. On retire donc en 24 heures 4x90X24 = 8640 litres de noir révivifié. Pour obtenir une calcination plus régulière du noir décolorant, il vaut mieux y consacrer seulement les trois cameaux à deux foyers ;