‹ Précis de chimie industrielle (volume 3)Chapitre 297 sur 412 · Maladie du i^ano · texte numérisé non relu

Maladie du i^ano

Le guano, répandu en fumures abondantes durant un certain nombre d'années, a parfois déterminé une végétation assez active pour puiser outre mesure, dans le sol, des bases alcalines, potasse et soude, de la magnésie et de la silice soluble que cet engrais commercial ne pouvait fournir qu'en doses trop faibles . ou insignifiantes, et pour amener ainsi cette sorte de stérilité de la terre que Ton a désignée sous le nom de maladie du guano^ dans plusieurs fermes anglaises et sur quelques habitations coloniales.

Il en est autrement du fumier ordinaire qui restitue nonseulement les phosphates et les matières azotées, mais encore la plus grande partie des autres éléments que les plantes ont empruntés au sol, et qui peut, à l'aide de quelques additions complémentaires, entretenir ou même augmenter la fertilité acquise ; si par exemple on répand en mpyenne, sur 1 hectare :

micr de ferme.. = ?^ f *"'^*^ phosphonquc, ^ ««de phosphor. 40

mier ac icimc. . — ^ g^ ^^ potasse ct soude, ) » \ potasse et soude. 8,4

on voit que la fumure au guano du Pérou offre la dose convenable d'azote , plus un excédant d'acide phosphorique , mais qu'elle laisse un déficit de 41^,6 de bases alcalines et fournit à peine des traces de magnésie, de silice soluble, de chlore et de soufre; tous ces éléments indispensables à la nutrition des plantes s'épuisent dans le sol ; il est donc tout naturel que celui-ci devienne infertile par suite d'une fîimure exclusive au guano.

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