ALLUMETTES INFLAMMABLES PAR FROTTEMENT
au moment où l'on a serré le cadre par deux vis ou deux clavettes.
Cette disposition permet de faire porter simultanément tous les bouts des allumettes sur une plaque en fonte chauffée à 200*, afin de compléter en quelques minutes la dessiccation, puis de tremper à la fois et sur une égale hauteur de 4 à 6 millimètres les douze cent quatre-vingts allumettes dans un bain de soufre fondu à la température de 125 à 130* (*).
£• Allumettes Inflammables, par ffrottemeiit» sans brait.
Il ne reste plus alors qu*à imprégner ou garnir de pâte inflammable Textrémité de tous les bouts soufrés. Il suffit pour cela de poser un seul instant ces bouts sur une table en marbre couverte d'uue couche, étendue, à 3 millimètres d'épaisseur, de la pâte demi-fluide dont nous allons indiquer la préparation, en nous bornant aux recettes qui conviennent pour les pâtes inflammables sans déflagration, et qui servent à confectionner les allumettes à frottement dites sans bruit; on préfère très-généralement aujourd'hui ces allumettes (**). M. Cadet de Gassicourt a proposé d'ajouter à cette composition une décoction ou de la poudre d'aloès, de façon à produire dans les aliments où serait introduite cette pâte vénéneuse une saveur tellement amère que chacun fût disposé à refuser ou rejeter cette dangereuse nourriture.
Plusieurs administrations, en France, et à l'étranger, ont adopté cette prescription, tout en cherchant des mesures plus efficaces encore, telles par exemple que la substitution obligatoire du phosphore rouge au phosphore blanc, et l'emploi d'un frottoir spécial, ou encore la préparation des allumettes exemptes de l'un et de Tautre phosphore.
(*) On entretient, par un feu modéré d'escarbilles, le soufre k cette température, qu^ou limite d'ailleurs eu ajoutant de temps en temps au soufre fondu un canon de soufre solide ; on peut aussi faire usage de deux chaudières plates contiguës au-dessus et à la suite du même foyer : la première reçoit les canons de soufre, et le soufre liquéfié coule par un trop-plein dans la deuxième chaudière ; on aurait plus de certitude d'ériter que la température s'élevât à 250®, en se serrant d*un bain-marie de chlorure de zinc (bouillant i 140^, que l'on réglerait k une température moyenne de 116 i 120*.
(**) De 1810 à 1831, Savaresse et Merckel avaient indiqué det allometttt à composition de chlorate de potasse, soufre, sulfure d'antimoine et gomme, inflammables sur des frottoirs enduits de chlorate de potasse, ponce, minium et gomme, mais ces allumettes étaient trop difficiles k enflammer. Nous Tcrront plus loin les compositions préférables inyentées par MM. Canouil et Mèyer.
Allomeltcs mu« soufre (imprt'gnccs d'acide sUan«|up^\