‹ Précis de chimie industrielle (volume 3)Chapitre 305 sur 412 · FABRICATION DES ALLUMETTES EN BOIS · texte numérisé non relu

FABRICATION DES ALLUMETTES EN BOIS

culaire aux plans des premières sections, on subdivise toutes les planchettes en prismes qui peuvent rester adhérents tous ensemble, si le couteau s*arréte à 1 centimètre environ au-dessus du support. Lorsque les allumettes doivent être isolées, le couteau tranche le bloc dans toute sa hauteur.

On peut obtenir des allumettes cylindriques tout aussi facilement en employant du boiç de pin préalablement équarri sur une longueur d'environ 50 à 75 centimètres, exempt de nœuds dans cette longueur; on se sert d'un rabot dont le fer se termine par cinq douilles ou lames circulaires horizontales, coupantes dans le sens des fibres ; on enlève à chaque coup de rabot cinq baguettes cylindriques, ces baguettes représentent soixante à quatre-vingt-dix allumettes : en effet, lorsque le morceau de bois est ainsi réduit en une botte de longs et minces cylindres, on divise en quatorze ou vingt et une longueurs toutes ces baguettes par 13 ou 20 coupes transversales à Taide d'un couteau circulaire mécanique. Les conditions de la fabrication économique de ces baguettes cylindriques se trouvent naturellement réunies dans les forêts de la Bohême, de la haute Autriche et du Wurtemberg [forêt Noire)j où abondent les pins convenables, exploités par des ouvriers habitués à se contenter d'un faible salaire.

C'est de là que l'on fait venir généralement ces baguettes liées en bottes de toute leur longueur, et que les fabricants, en France, en Angleterre, en Allemagne, etc., subdivisent en cinq -à dix, quatorze ou vingt et une longueurs, au couteau mécanique.

Les allumettes qui doivent servir simplement soufrées sont mises en paquets cylindriques liés avec un gros fil et contenant à peu près dix-neuf cents et quelquefois jusqu'à trois mille allumettes ; on les trempe sur une longueur de ^ centimètre dans du soufre fondu à 125 ou 130^, on les retire aussitôt, et on les secoue fortement afin que l'excès du soufre retombe dans la chaudière de> fusion.

Les allumettes à garnir de pâte inflammable sont laissées adhérentes entre elles par petits blocs cubiques qui en contiennent environ cinq à six cents chacun, ou mises dans des caisses d'où on les prend pour les placer dans des cadres pouvant contenir trente-deux rangées de quarante allumettes; ces rangées sont séparées les unes des autres par des règles minces en bois portant trente-deux entailles, ou par des bandes de carton doublées de drap; toutes les allumettes touchent un même plan

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