Allmnettes aaas aovffre
Lorsqu'on yeut fabriquer des allumettes inflammables par le frottement sans les enduire de soufre, on prépare le bois comme à Tordinaire, en ayant le soin de le daiire sécher mieux encore et surtout au moment de terminer ces allumettes.
Lorsqu'elles ont séjourné dans les cadres posés sur les plaques en fonte, chauffées au point d'acquérir vers le bout une teinte très-légèrement roussàtre, on pose un instant les mêmes bouts sur le fond plat d'une bassine étamée ou plombée, couyerte de 3 ou 4 millimètres d'acide stéarique commercial, fondu par la température d'un bain-marie d'eau. Une petite quantité du liquide gras est aussitôt absorbée par le tissu ligneux et monte, par la force capillaire, entre les fibres. On recouvre ensuite comme à l'ordinaire ce bout de Tallumette d'une goutte de la pâte inflammable.
Afin de faciliter l'inflammation on introduit dans la pâte moins de substance gommeuse et on y ajouté un corps oxydant. Voici l'un des dosages employés dans ce cas :
Phosphore 3
Gomme adragante 0,5
Eau 3
Sable S
Bioxyde de fJomb 8
ou miniam 2 plus acide azotique, HO^AzO^ 0,6
Les allumettes à l'acide stéarique développent plus rapidement la lumière et le feu dont on a besoin, car la matière grasse et le bois brûlent simultanément, tandis qu'avec les allumettes soufrées il faut attendre que la couche de soufre ait brûlé superfi* ciellement pour que le bois s'enflamme. Ces dernières allumettes répandent en brûlant une odeur désagréable, tandis que les autres donnent a peine une partie de l'odeur, légère, d'une bougie stéarique.
Le prix de revient est peu différent, car il feut dix fois moins d'acide stéarique que de soufre, ce qui est en rapport avec les prix. En effet, 1 kilogr. d'acide stéarique coûte au plus 2 fr. 70 cent., et 10 kilogr. de soufre raffiné n'ont guère plus de valeur. Cette innovation nous paraît donc avoir une importance réelle.