‹ Précis de chimie industrielle (volume 3)Chapitre 311 sur 412 · AUwnettes-boaiptos · texte numérisé non relu

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Cette sorte d'allumettes, inventée par Savaresse et Merckel, en 1836, et perfectionnée en 1849, se prépare au moyen d'une machine analogue à un métier portant une chaîne disposée pour le tissage. Chaque mèche de bougie, composée de brins de coton non tordu, représente un des fils de la chaîne, et 100 ou 200 de ces mèches enroulées sur un cylindre, maintenues écartées par un peigne, passent dans un bain de cire fondue ; elles sont étirées dans une filière, qui rend unie et cyUndrique la cire adhérente autour des mèches. Un couteau mécanique coupe d'un coup toutes les bougies, suivant les longueurs déterminées, de 4 à 8 centimètres. Ces petites bougies sont ensuite disposées dans des cadres et leurs bouts éméchés (ou écartés et débarrassés de cii-e par une large tenaille qui en prend 30 à la fois) sont garnis de la pâte inflammable indiquée ci-contre. Les allumettes sont alors séchées et mises en boîtes. Ces allumettes-bougies, enflammées par frottement et aussitôt redressées, donnent immédiatement une belle lumière, qui dure une ou deux minutes, c'est-à-dire quatre ou huit fois plus que les allumettes en bois.

La pâte phosphorée des allumettes-bougies doit être très-facilement inflammable, car l'ensemble de la mèche de coton et de la cire qui les compose ne peut ofinr une rigidité égale à celle des allumettes en bois, ni résister, sans se courber, à un frottement aussi fort.

Voici la composition de cette pâte d'après le dernier brevet de perfectionnement Merckel :

Phosphore ordinaire ^2

Goinme M

Sulfure d'antimoine 8

î*"."f""- • : 'iUl 66 (ou acide plombique 36).

Acide azotique 3M ^ ^ ^ '

Vermillon 0,4

La fabrication des allumettes à frottement a pris rapidemeni une grande extension ; elle occupe , à Paris seulement, environ 1500, et dans le reste de la France 1000 duvriers, pour la plupart femmes et enfants ; son produit total chaque année s'élève à 2 milliards de boites ou paquets d'allumettes, représentant une valeur de quatre millions huit cent mille francs. Les fabriques de MM. Preschel, Pollack, Bernard Furth et Lundstrom, en Aile-

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