‹ Précis de chimie industrielle (volume 3)Chapitre 333 sur 412 · BOUGIES STÉARIQUES · texte numérisé non relu

BOUGIES STÉARIQUES

qu^arréle un nœud fait au bout; à la partie inférieure du moule, A, une cheville de bois serre la mèche tendue dans Taxe; on

Fig. 32S.

Fig. 334.

Fig. sas.*

remplace dans plusieurs fabriques, maintenant, la cheville en bois par un petit robinet en laiton, qui fixe et coupe le bout en un quart de tour de clef. Les mèches sont tressées afin d'éviter de moucher la bougie : par suite du tressage , en effet, et d'une torsion donnée au moment de la serrer dans Torifice inférieur, la mèche, au fur et à mesure que la bougie brûle, se détourne et se recourbe légèrement, de sorte que Textrémité va se consumer en débordant la flamme et recevant le contact de Tair. Ces précautions toutefois ne suffisent pas, car les cendres du coton en se répandant sur la bougie la saliraient; on est parvenu à réduire le volume des cendres au point qu'elles deviennent imperceptibles : pour atteindre ce but, il suffit de plonger les mèches dans une solution d'acide borique. Cet acide forme, avec la chaux, la potasse et la silice des cendres, un verre fusible, boro-silicate de chaux et de potasse, qu'on voit briller, sous forme de globules, à Textrémilé de la mèche à mesure que la combustion avance (*).

Les mèches étant fixées dans l'axe des moules, on porte ceux-

(*) La solution borique contient 5 à 8 pour 100 de cet acide, et 1 d'acide sulfurique ; ce dernier facilite rincinération et contribue à faire courber la mèche ; rimmersion se fait durant 1 heure dans la solution ainsi acidulée chaude (à 45® environ); les paquets de mèches extraits du bain sont rapidement égouttés dans une essoreuse centrifuge; on les fait ensuite sécher dans une étuvc chauffée par des tubes à Tapeur perdue ou à retour d*eau.

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