‹ Précis de chimie industrielle (volume 3)Chapitre 334 sur 412 · BLANCHIMENT DES BOUGIES · texte numérisé non relu

BLANCHIMENT DES BOUGIES

ci, rangés par ^ingt-quatre ou trente sur le fond de Tentonnoir en étain, sur un chauffoir destiné à élever leur température. Ce chauffoir AB (fig. 324 et 325) est formé de caisses en tôle à double enveloppe CG recevant chacune trente moules, et environnées par un bain d*air maintenu à une température de 100^ au moyen d'un jet de vapeur lancé dans ]a double enveloppe CC. Un robinet r permet de laisser échapper Pair de la double enveloppe; le robinet / sert à évacuer Teau de condensation. On peut aussi chauffer les moules en les portant à Taide d'un bâti à roulettes dans une étuve chauffée par les tubes à retour.

Dès qiie les moules sont suBisamment chauds (à 45* environ), on les porte sur un bâti en bois, et on les remplit au moyen d'une cuiller à long bec ; il faut employer de Vaoide stéarique fondu d'avance, et qui commence à cristailiter (de 54 à 57* centésimaux) : cette précaution et celle qu'on prend de chauffer les moules sont nécessaires pour permettre à Tacide gras de couler et de remplir les moules sans se figer, puis de donner presque aussitôt une cristallisation assez rapide pour être confuse et à grains fins.

Après le refroidissement des moules, on ôte la cheville qui retient la mèche, et l'on retire les bougies; deux poignées en ferblanc placées dans la masselote A (fig. 324 et 325) se sont scellées dans l'acide stéarique solidifié ; ces poignées permettent de retirer à la fois vingt-quatre à trente bougies.

On casse â la jonction de la masselote, et l'on coupe la mèche sous le petit disque. Les déchets sont épurés avec de l'acide tartrique dans une chaudière plaquée en argent, et ils sont directement employés au service des bougies.

Blanchiment. — Quand les bougies sont moulées, il est nécessaire de les exposer quelque temps à l'air et à la lumière pour qu'elles acquièrent toute la blancheur désirable. Dans les villes où le terrain est cher, on peut faire avec avantage cette exposition sur une terrasse construite au-dessus des ateliers ; on les dispose debout entre les traverses d'un bâti en bois, et on les fait rouler par un petit chemin de fer sur la terrasse. La blancheur acquise dans ces conditions dépend de deux phénomènes : une véritable décoloration que produit directement Faction de la lumière et un complément de la cristallisation qui détermine l'accès de l'air entre les particules cristallines produisant ainsi une opacité plus grande et une blancheur apparente plus complète.

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