NITROGLYCÉRINE
ooloration qui deviendra même plus intense; tandis que les fibrilles du coton ordinaire seraient, dans ce cas, désagrégées plus vite et prendraient, avant de se dissoudre, une vive coloration violette ; la dissolution à chaud du pyroxyle par une solution de soude ou potasse caustique permet de séparer ce composé du coton normal insoluble dans ces liquides*
Cause probable des détonations à froid. — Les observations que j*ai faites sur la décomposition spontanée de la fécule azotique, ou du pyroxam, peuvent expliquer les détonations arrivées dans des barils pleins de chanvre azotique préparé à Yincennes, si Ton considère que certains chanvres, d*après une remarque de M. Malagutti, contiennent de Tamidon (et peutêtre de la celltdose très-peu agrégée). En effet, il suffit de quelques fibres de chanvre amylacé renfermant (après Faction de Tacide azotique) du pyroxam, pour que l'altération de ce dernier au milieu d*une masse peu conductrice de la chaleur élève la température à 100*, terme auquel le pyroxam détonant avec flamme, enflammerait tonte la masse.
On peut observer la détonation spontanée du pyroxam et des papiers azotiques en chauffant ensemble (au bain -marie d'eau salée) plusieurs tubes légèrement bouchés et contenant 1 décigi^mme de ces préparations : le pyroxam détone le premier, viennent ensuite les papiers poreux mal lavés , tandis que le pyroxyle placé dans d'autres tubes du même bain-marin résiste. C'est une expérience curieuse et facile à répéter dans un cours : elle démontre les dangers qu'offrent ces produits en certaines circonstances.