ÉPURATION A L'OXYDE DE FER
tandis que le liquide d'arrosage descend, et par sa condensation facilite le contact avec les surfaces mouillées sur lesquelles Teau globulaire entraîne les vapeurs ammoniacales et goudronneuses; 3^ après cette épuration le gaz est dirigé vers les caisses à claies chargées de sesquioxyde de fer hydraté, où son épuration s'achève conune nous Tavons dit [ifoy. la page 843). Dans ces grandes usines, après les lavages sur les colonnes à coke et dans la caisse à eau sous le diaphragme horizontal criblé de trous, on continue Tépuration du gaz par un passage méthodique dans deux grandes caisses en fonte G, E (pi. XLYI, fig. 3) chargées d'oxyde de fer, interposées entre deux conduites principales; la conduite générale, venant de Tépurateur à coke, communique par des tubes perpendiculaires à sa direction avec Tune ou l'autre des deux caisses, suivant l'ordre de l'épuisement. Ainsi les soupapes 6 et H étant closes, B et K ouvertes, le gaz passe du tube A par la soupape B, la caisse C, le tube D, la deuxième caisse E, la soupape R, et sort en F pour se rendre dans la conduite générale parallèle à la première en se dirigeant vers les gazomètres. Lorsque la caisse C, contenant du peroxyde de fer épuisé j a reçu une nouvelle charge de peroxyde neuf ou révivifié, on change la marche du gaz en fermant les soupapes B et K; puis ouvrant celles que les lettres G et H indiquent, alors le gaz entrant en A passe par la soupape ouverte 6, traverse la caisse E, le tube D, puis la caisse C, pour se rendre par la soupape H et le tube IF dans la deuxième conduite générale, le dirigeant vers les gazomètres. La figure (même planche) montre, par une coupe et une élévation, les deux caisses G, E et le tube D de communication entre elles ; le gaz introduit en C traverse de bas en haut les quatre claies pour se rendre par un tube vertical dans le tube intermédiaire D, qui le conduit au bas de la deuxième caisse E; le couvercle est à rebords qui plongent dans un lut d'eau, des anneaux R permettent de l'enlever par une grue tournante on roulante; un obturateur P (fig. 4, 5 et 6) ouvre à volonté un large passage à l'air qui doit rentrer lorsqu'on enlève le couvercle. La figure 5 montre en B la disposition souterraine des conduites A, M et N, F (fig. 3) et la disposition des soupapes B, G, H, K.
846 GAZOMETRES.
•• Gazonétres.
Le gaz épuré est dirigé dans les gazomètres où on l'emmagasine pour le distribuer ensuite aux consommateurs. On appelle gazomètre (*) une grande cloche en tôle pouvant contenir environ les -^ de la production du gaz d'une journée. Il yen a ordinairement au moins deux et jusqu à dix renfermant ensemble les -j^ de la fabrication, les -^ étant consonunés au fur et à mesure de la production pendant les longues soirées. Cette cloche Z.(pl. XLV, fig. 7 et 7') plonge dans un réservoir en maçonnerie, rempli d'eau, cpi'on nomme cuife. Le poids du gazomètre suffit ordinairement pour donner la pression nécessaire à Técoulement du gaz. Il convient, dans une usine, d'avoir un gazomètre supplémentaire, afin de pouvoir suffire à la consommation en cas de réparations à faire à Tun des gazomètres habituellement employés. Le gazomètre se compose donc de deux parties, la cuve et la cloche. La cuve est en bois, en maçonnerie ou en fonte. Comme les grandes dimensions que Ton donne (de 20, 24, 32 et jusqu'à 48, 50 et jusqu'à 60 mètres de diamètre et de 10, 12, 16, 24 et jusqu'à 25 mètres de hauteur) aux gazomètres (**) obligent généralement à construire la cuve en maçonnerie, il importe beaucoup que les matériaux soient bien choisis, imperméables et cimentés avec un mortier de chaux hydraulique; qu'ils présentent par leur masse, surtout dans les fondations et l'épaisseur de leurs parois, une grande stabilité, afin d'éviter les fuites qui, faisant baisser le niveau de l'eau dans la cuve, obligeraient à une dépense journalière de force mécanique pour la remplir. Ces fuites, lors même qu'elles sont très-faibles,
(*) I^ fonction principale du gazomètre deyrait le faire désigner par un autre nom é(]niTalent, par exemple, an mot anglais gas-^hold&r^ Téstsrrcit ou récipient de gaz. La mesure du gaz est indiquée sur ces grands réservoirs par une échelle peinte extérieurement, portant en chiffres le nombre des mètres et centimètres inmiergés, ainsi que le volume de gaz correspondant en mètres cubes ; il est facile d'en déduire la quantité, en ayant égara à la pression que marque le manomètre communiquant avec le gaz, ainsi qu'à la pression et à la température atmosphériques.
(**) Le premier gazomètre construit par Murdoch en Angleterre ne contenait que 8,56 mètres cubes de gaz ; la capacité des gazomètres actuellement en usage est ordinairement de 15 000, 30 000 et jusqu'à ^0 000 mètres cubes. L'un des plus grands gazomètres construits en 1865 à Liverpool a une capacité de 87 500 mètres cubes, il est donc 10000 fois plus grand que le gazomètre construit par Murdoch en 1802.