‹ Précis de chimie industrielle (volume 3)Chapitre 402 sur 412 · Paraffine · texte numérisé non relu

Paraffine

Parmi les produits contenus dans les goudrons de houille on a souvent indiqué la présence de la para£Sne Ç*)^ qui cependant ne paraît pas y exister, tandis qu'on peut l'extraire des produits distillés des schistes, lignites, goudron naturel de Rangoon, du naphtaguil (bitume cireux de la mer Caspienne), des résidus de la distillation des huiles lourdes ou du goudron j du petroleum de Pensylvanie, du goudron, de la tourbe. Cette belle substance

(*) Les usines de la Compagnie Parisienne produisent annuellement environ 25 000 000 de kilogr. de goudron de houille.

(**) La paraffine, découverte en 1829 par Reichenbach dans les produits goudronneux de la distillation du bois et d'autres substances organiques, est caractérisée par sa résistance à toute combinaison définie. De là jon nom dérivé de parum af finis. Elle a été retrouvée par Selligue, puis par I^aurent dans les mauères volatiles de la distillation des schistes. Étudiée par Gay-Lussac, Laurent, Magnus, etc., MM. Tribouillet, Hugon, Young et surtout Cogniet ont fait connaître les conditions plus économiques de son extraction , notamment des goudrons du bog-head d*Écosse et de son raffinage en grand. Vojr, les Annales du Conservatoire impérial des arts et métiers^ n^ 9, jnin 18i62, p. 24 À 46, et no 10, octobre 1862, p. 329 à 331.

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blanche, cristallisable, demi-transparente est un carbure d'iiydrogèneC^' H** solide à la température ordinaire, fusible (d'après les premiers auteurs qui s'en sont occupés) à -f- ^3 ou 44* Ô, à -j- 31* suivant Laurent, ou -|- ^^^ d'après Bolley, enfin à des températures intermédiaires de 46 à 62* suivant ses diverses provenances et différents auteurs.

Les expériences que j'ai faites à ce sujet avec M. Billequin ont montré que les paraffines commerciales varient dans leurs points de fusion entre 40 et 59* ; leur valeur entre 200 et 300 francs les 100 kilogr. est d'autant plus grande que le point de fusion est plus élevé. J'ai constaté en outre : l*' que toutes les paraffines d^origines différentes soumises à la distillation partielle donnent un produit distillé plus fusible et en résidu une paraffine moins fusible que la substance employée; 2^ que les paraffines dissoutes à chaud dans Téther, le sulfure de carbone ou un hydrocariiure liquide très- volatil, abandonnent par le refroidissement un produit moins fusible que la parafdne restée dissoute et qu'on obtient par évaporation ; 3^ qu'entre les points de fusion de toutes ces paraffines isomériques et leurs densités (variables entre 880 et 902), il n'y a pas de relation appréciable ; la principale application des paraffines épurées est dans la fabrication de belles bougies translucides que M. Cogniet est parvenu à rendre moins fumeuses à l'aide de mèches assez fines.

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