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V. Hoiles minérales, hoiles.de peCroleani

On extrait ces liquides chaque année en abondance plus considérable des sources naturelles qui surgissent en grand nombre de puits artésiens^ en Amérique, notamment dans laPensylvanie. Depuis quelque temps cette nouvelle matière offre un grand intérêt à différents points de vue, par les produits qu on en tire; ceux-ci ont divers points d'ébuUition et des densités variables, les plus volatils sont propres à enrichir le gaz d éclairage, ceux qui sont plus denses s'appliquent à la production économique de la lumière au moyen de lampes spéciales; les résidas

(*) A peine connues en 1858, les quantités exportées en 1866 se sont élevées à 303 338912 litres en six ans. La production avait alors atteint 2 025 000 000 de litres et Texportation 1 105 343 841 ; il y avait en coms de forage 255 nouveaux puits. En plusieurs localités favorablement situées» le transport avait lieu par des tulies souterrains. ( Rapport de M, Dauhrée sur rExpoMon de 1867.)

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builenx ou goudronneux donnent de la paraffine; enfin ces huiles à l'étal brut peuvent être employées comme combustible pour chauffer les générateurs.

Toutes ces applications présentent de graves dangers d'incendie et ont occasionné déjà d'effroyables accidents. C'est en vue de prévenir ces malheurs que sur l'avis du conseil d'hygiène et de salubrité publique du département de la Seine, M. le préfet de police, conformément au décret impérial du 18 avril 1866, a prescrit diverses mesures relatives à la préparation, l'emmagasinage et les emplois de ces produits et a publié le 2 janvier dernier une ordonnance spéciale. Nous en extrairons ici les dispositions suivantes :

Article premier. Le pétrole et ses dérivés, les huiles de schistes et de goudrons, les essences et autres hydrocarbures pour l'éclairage, le chauffage, la fabrication des couleurs et vernis, le dégraissage des étoffes et tout autre emploi, sont distingués en deux catégories suivant leur degré d'inflammabilité.

La première catégorie comprend les plus inflammables, qui émettent à une température inférieure à -|- 35® cent* des vapeurs susceptibles de prendre feu au contact de la flamme d'une allumette ; la deuxième catégorie comprend les liquides moins inflammables qui n'émettent de vapeurs susceptibles de prendre feu qu'à une température égale ou supérieure à -j- 34* (*).

L'inflammation accidentelle des huiles minérales durant les transports a occasionné déjà la perte, corps et biens, de plusieurs navires chargés de ces dangereux liquides. Une des principale> causes des sinistres s'est rencontrée dans la perméabilité des tonneaux en bois ou de leurs joints ; on a remédié en grande partie à cette cause, soit eu enduisant les barils à l'intérieur avec un mélange de gélatine et de mélasse semblable à celui qui forme les rouleaux d'imprimerie et sur lequel, en raison de l'eau qu'il renferme et retient énergiquement, les huiles n'ont pas d'action; on a aussi substitué avec succès des vases cylindriques en tôle de fer, parfaitement étanches, aux tonneaux en bois. Mais une auti c cause inaperçue vient d'être signalée par M. Henry Deville, c'est la grande dilatabilité de ces huiles sous l'influence de l'élévation de la température et qui pourrait faire éclater ou violemment ouvrir les vases par la pression irrésistible produite à l'intérieur;

(*) Ce!les-ci seules peuvent sans grand danger être employées dans des lampes spéciales.

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il est donc très-important de laisser un utile suffisant lorsqu on emplit ces vases (*).

Préoccupé de Fimportance au point de vue industriel et des dangers des huiles minérales, TEpupereur dans une récente visite au laboratoire de TÉcole normale , voyant un ingénieux appareil de M. P. Audouin qui facilite la combustion complète de ces huiles, a chargé M. Henry Deville d^étudier leurs propriétés et les moyens de les appliquer sans dangers au chauffage des générateurs durant les transports maritimes. Voici les premiers résultats de cette étude {Comptes rendus de V Académie des sciences^ 10 mars 1868):

Hmle américaine Je pétrole, brune, fluorescente en bleu, du commeree de Pm (probablement de Pensylvanie).

Densité à 0<>=: 0,820; id, à 53«,3 = 0,784. Coeffident de diktatioii 0,000888.

Perte par la chaleur : à 400<>=z= 3,8 pour 100 9 à 120 =: 6,3 »

Composition : C. 83,4 -|- H. 14,7 +0=1,9=: 400.

La même fiuUe distillée.

Densité à 43*,8 = 0,738. Chalear spécifiqae = 0^60. Composition : C. 84,2 + H. 4 4,6 -f- G. 4 ,3 = 400. Résida de la distillation : densité à 43*,8 = 0,846.

Huile légère de Pensjrhanie, brune, Terdâlre, fluorescente (**}. Densité à 0« = 0,848, à 60^4 =0,784. Coefficient de dilatation 0,00084.

Perte par la chaleur : à 400<>= 4,3 pour 400 1 460*= 23,7 » À 420 =40,7 » I 480 =28,7

Composition : C. 86,4 -f- H. 44,3 + 0.0,6 = 400. Résidu de la distillation : densité à 4 3«,6 = 0,846.

Huile lourde de Perujrhanie (***), employée à lubrifier les machines (donnée par M. Fouoou).

Densité à 0«= 0,886 ; id, à 60®, 4 = 0,863. Goeffidfent de dilatation =0,00072 4.

(*) Les coefficients de dilatation ci-après indiqués, d'après les expérieDcn de M. H. Deyille, pourront servir de guide à cet égard. M. Fizeaa a signalé depuis près d'un an la dilatabilité extraordinaire de deux substances solides qui accompagnent soit les huiles de houille, soit les huiles depeiroleum, la naphtaline et la paraffine ; ce sont les corps solides les plus dilatables qu'on ait observés : à peine le cèdent-ils à Tessence de térébenthine et à Talcool lui-même.

(**) La plus employée dans l'éclairage provenant de rOil-Creek, de la troisième assise des grès de la partie supérieure du terrain devonien à 200 mètres environ de profondeur.

(***) Provenant des bords de la rivière d'Alleghany, au-dessus de la fermf

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Perte par la chaleur (presqae nulle ayant 380*) à 280* = 43 pour 4 00. Composition : huile brute C. 84,9 + H. 13,7 + O. 1,4 = 4 00. Huile distillée C.86,i + H 43,8 + 0. 0»8=:40O. Densité à -f 43,2 = 0,802.

Résidu de la distillation : densité à -f 430,4 = 0,876.

Huile lourde de la Virginie occidentale, employée à lubrifier les machines (*).

Densité à 0* = 0,873; w/. à-|- 50,4 =863. Coefficient de dilatation 0,00072. Perte par la chaleur : à 400* 4, à 440* 4,3, à 480» 42 pour 400. Composition : C. 83,5. H. 43,3. O. 3,2 z= 400. La même huile distillée : densité à -|- 4 3* = 0,84 9. Composition : C. 86,3 + H. 43,9 + 0. 0,8 = 400. Résidu de la distillation : densité à + 43,3 =0,864.

Huile de Becltelèronn (Bas-Rhin) [**], matière brute. Densité à 0* = 0,942; û/. à + 64* 0,879. Coefficient de dilatation 0,00767.

Perte par Ui chaleur : à 200* 4,4 pour 400 | à 240» 43,3. » k 220* 8,8 > I à 264* 25.

Composition : C. 86,9 + H. 4 4 ,8 + O. 4 ,3 = 4 00.

La même huile distillée :

Densité à+ 44*,6 = 0,826. Composition: C. 86,4 + H. 43 + 0.0,9=400. Résidu de la dûtilUtion : densité à + 44* = 0,927.

Huile lourde de la Compagnie parisienne du gaz (extraite de la houille).

Densité à 0* = 4,044; id. à + 54*= 4,007. Coefficient de dilatation 0,00743 (***). Perte à la chaleur de 0* à 4 60* : un peu d'eau; id. à + 200* 4 2,6 pour 400. Composition : C. 82 + H. 7,6 + O. As et S. 40,4 = 400.

de Franklin (Plumer-Farm), des premières assises du grès supérieur du terrain deyonîen, i la profondeur de 200 mètres environ.

{*) Provenant du White-Oak, à la partie inférieure du terrain houiller, k environ 135 mètres de profondeur, donnée par M. Foucou.

{**) Produit de distillation donné par M. Boussingault.

(***) Pour toutes ces expériences les coefficients de dilatation ont été calculés en prenant pour coefficient de dilatation du verre le nombre 0,000026. Les densités prises à la température ordinaire n*ont pas été corrigées de la dilatation du verre.

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