FONTE ET CLARIFICATION
sur les autres, en ayant le soin de placer les plus solides à la partie inférieure, sur les chantiers bas, et présentant à la vue celui des fonds qui porte la marque de Texpéditeur.
Dépotage. — Avant de commencer un raffinage, les barriques sont vidées dans une pièce dallée dite bac à sucre^ voisine des chaudières de clarification. Les couches de sucre gras ou les agglomérations qui se rencontrent au dépotage doivent être traitées à part et, par conséquent, séparées avec soin. Chaque barrique est ensuite grattée et portée au dégraissage.
Dégraissage. — L'appareil à dégraisser (rincer) les barriques se compose d'une maçonnerie bombée, doublée d'une feuille de cuivre étamé, formant une rigole circulaire. Au centre se trouve un ajutage vertical en communication par un tube souterrain avec les générateurs. La barrique, renversée au milieu de ce cercle bombé, est recouverte d'une cloche en tôle xinguée ou en cuivre étamé suspendue par une chaîne de fer s'enroulant sur deux poulies. En ouvrant un robinet, un jet de vapeur arrive par l'ajutage central sous la barrique, se condense et dissout le sucre adhérent aux parois : le sirop ainsi formé s'écoule dans la rigole circulaire et parvient dans un réservoir spécial.
Fonte et clarification. — Avant de faire dissoudre le sucre brut, on le passe au crible. Il est bon d'égruger les agglomérations, dans un petit moulin à cylindres ou cônes cannelés, pour rendre la dissolution plus prompte.
On emploie dans la clarification le noir animal en poudre fine et une matière albumineuse coagulable par la chaleur, telle que le blanc d'œuf (les œufs entiers) et plus généralement le sang de bœuf ou de mouton recueilli à cet effet et défibriné dans les abattoirs.
Souvent, en outre, on ajoute une petite quantité de lait de chaux pour saturer les acides Ubres du sucre de canne ; mais on préfère , lorsque les approvisionnements le permettent, raffiner ensemble les sucres de canne et de betterave, ce dernier contenant presque toujours une certaine quantité de sucrate de chaux, qui salure les acides du sucre colonial et donne au sirop provenant de ce mélange la légère alcalinité utile pour prévenir les altérations du sucre pendant les opérations.
Le sang est battu avec des verges, au moment de la saignée de l'animal, afin d'en séparer la fibrine : on le renferme dans des tonneaux préalablement soufrés ou contenant pour 100 litres 1 demi-décilitre d'acide sulfureux ou de sulfite de soude.
Un des inconvénients qui résultent de l'emploi du sang, c'est