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PROPORTIONS A EMPLOYER DANS CB MELANGE

Sable jaune 4 00 parties.

Soude brute de varechs 200

Cendres neuves 50

Groisil ou fragments de bouteilles 400

(*) Le groisil de verre à bouteilles rend le verre obtenu de ces mélanges plus fragile. On le supprime dans les dosages destinés à fabriquer des bouteilles très-résistantes à vins mousseux et eaux gazeuses.

verres. m

i Voici la composition employée dans' une bonne Verrerie à bon-

i teilles, près de Lyon :

Sable du Rhône 400 kilogrammes.

1 Sulfate de sonde B.

I Carbonate de chaux. 40

Charbon en pondre 0

i Ce mélange est fritte par la flamme perdue des fours à fusion

avant d'être mis dans le creuset. Le sable, suivant les proportions d'argile ferrugineuse, donne le verre à teintes claire, foncée ou brune : on choisit du sable non argileux, et Ton ajoute lk!1,ô de bioxyde de manganèse pour obtenir les bouteilles à , teinte dite rougeâtre usitées dans le Midi (*)• Cette coloration

résulte du mélange du sesquioxyde de fer avec l'oxyde de manganèse.

Ordinairement, le fourneau de fusion pour le verre à bouteilles contient six creusets qui ont de 92 à 96 centimètres de hauteur et le même diamètre ; leur épaisseur, dans le fond, est de 10 à 12 centimètres. On remplit ces vases presque jusqu'aux bords, et dès que la matière est affaissée et fondue, on remet la nouvelle composition dans les pots, puis on pousse le feu. Lorsque la fonte est terminée (elle dure sept à huit heures), on ra- ' lentit le feu afin que le verre s'épaississe au point convenable

1 pour le travail. A cet effet, on remplit le foyer d'escarbilles et

1 charbon bien tassés; on intercepte les courants d'air, et l'on

évite de déranger le combustible pendant le travail, de peur de ranimer la combustion. C'est ce qu'on appelle faire la braise.

Façon. — Le travail du verre à bouteilles est fort simple : l'aide cueille la masse de verre convenable et passe la canne au souffleur; celui-ci, en soufflant et tournant continuellement, forme peu à peu la panse de la bouteille, qui se termine dans un moule. Pendant que la bouteille est dans le moule, l'ouvrier continue à souffler ; il relève ensuite la canne, et, tenant la bouteille verticalement renversée, pousse le fond en dedans. Il coupe le col, fixe la canne au côté opposé dans l'enfoncement, arron-

(*) Dans cette usine on construit les creusets avec le mélange suivant : argile de Bolène 12, même argile calcinée 14, débris de creusets 4. Les dimensions intérieures sont : 1 met. de hauteur, 1 met. de diamètre en haut et 94 cent, au fond. Chacun de ces vases est confectionné en une demi-journée par l'ouvrier ; il faut pour le sécher trois à quatre mois d'une température soutenue entre 16 et W : on doit réchauffer très graduellement dans le four. Il coûte 50 fr. et dure de 20 à 25 jours.

dit le bord du col y et place le cordon qui doit le renforcer. Quelquefois on ajoute un pontis en verre sur la panse et Ion y imprime un cachet.

La canne est alors transmise à l'aide qui porte au four à recuire, et détache la bouteille de la canne au moyen d'un léger choc.

On place aussitôt les bouteilles dans le four à recuire chauffé au rouge sombre; lorsqu'elles sont toutes introduites, empilées sur plusieurs rangs, on ferme le four afin de le laisser refroidir bien graduellement. Maintenant on se sert de fours continus analogues à ceux usités dans les cristalleries.

On calcule en général sur une consommation de 100 hectolitres de houille pour 3500 bouteilles ordinaires. A Givors, les bouteilles reviennent à environ 9 fr. le 100, et se livrent sur place à 10 fr.

Usages. — Le verre à bouteilles sert à confectionner les bouteilles à vin, des dames-jeannes et quelques autres vases communs. On prépare en France une si grande quantité de vins mousseux, et la fabrication des eaux gazeuses prend une telle extension, qu'on pourrait, en se livrant à la fabrication de bouteilles perfectionnées nécessaires à ce genre d'industrie, s'assurer un succès important et de longue durée. Les fabricants, dont le zèle a été stimulé par les concours de la Société d'encouragement, ont perfectionné leurs produits en s'attachant à bien doser les compositions, à rendre plus régulières les épaisseurs et surtout à recuire bien uniformément. L'habitude qui se répand d'essayer les bouteilles sous une pression déterminée (de 12 à 15 atmosphères) (*) contribuera, sans doute, à rendre ces soins durables.

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