COMPTE DE FABRICATION DU SOUFRE PULVERISE
Soufre brut, 40 000 kilogr. à 20 fr 2000 sr.
Broyage, frais généraux, transports, etc 30
Dépense totale 2030
Produit : 9850 kilogr. de soufre en poudre à 22 fr. les 400 kilogr. 2467
Bénéfice 437
Si Ton recherche les causes qui ont amené ces changements peu à peu depuis 1825 (époque à laquelle M. Michel, trèshabile manufacturier de Marseille, introduisit la distillation pour le raffinage du soufre en canons), on constate que la pratique conduisit par degrés à diminuer la profondeur des vases distillatoires, à augmenter la surface liquide du soufre, à élever davantage la température de la partie supérieure de ces sortes de cornues (*). Ainsi aux chaudières profondes succédèrent les cylindres, puis des cornues plus larges, enfin les vases lenticulaires ;
(*) Les nouveaux vases distillatoires recevant de la chaudière tout le soufre fondu, séché, écume, il n'y a plus de dépôt dans cette chaudière. On pourrait peut-être se dispenser de chauffer directement le dessus de la cornue ou du vase lenticulaire et prévenir la chute partielle de la Tapeur de soufre dans le liquide en ébullition, en déterminant, à l'aide de tubes et d'un ventilateur à palettes, une circulation des gaz de la chambre, insufflés au-dessus de la superficie du soufre bouillant. Ou enlèverait ainsi à l'état de
il me semble que les effets graduellement plus favorables dépendent de la faible chaleur latente de la vapeur du soufre qui laissait retomber dans le liquide en ébullition une grande partie de la vapeur condensée à peu de distance au-dessus de la surface, ce qui évidemment occasionnait des pertes de temps et de combustible que Ton a peu à peu amoindries par les modifications heureuses précitées.