EXTRACTION DU SOUFRE DES PYRITES DAHS UH FOUR DOUBLE
COHTHHÀHT 24 CTUHDHES.
Pyrites (pour trois opérations en 24 heures) , i 800k 2
Combustible, \ 000k houille (ou l'équivalent en lignite) ...... 40
Main-d'œuvre 8
Intérêts, usé, frais généraux 8
Produit = 2 52k de soufre coûtant. , 68
Dans le premier cas, 252 kil. de soufre coûtant 58 fr., 100 kit. reviendront à 21 fr., prix plus élevé que la moyenne du cours commercial; dans le second cas, les 100 kil. ne coûteront que 10 fr. 30 cent., c'est-à-dire moins cher, en tout temps, que le prix du soufre de Sicile dans la plupart des localités en France. Le résidu, mis en tas à l'air, brûle spontanément et peut produire du sulfate de fer qu'on obtient par un lessivage et dont la valeur peut en certaines localités rendre l'opération plus avantageuse (yojr. plus loin cette fabrication).
fO. Applications.
A l'état brut, on emploie le soufre pour la fabrication des acides sulfurique, sulfureux et sulfhydrique ; il constitue la matière première du 'soufre raffiné; on s'en sert pour sceller quelques pièces de fer dans la pierre.
Le soufre raffiné sert à la confection des allumettes; il entre dans la composition de la poudre à tirer pour la guerre, la chasse, le tirage des mines et carrières et les feux d'artifice. Ces applications du soufre se rattachen à su propriété de s'en fla miner à la température de 250 (*).
(*) La poudre peut s'enflammer sur une plaque chauffée à la température 256 à 300° ; souvent alors une vapeur et la combustion partielle du soufre se manifestent d'abord; une flamme bleuâtre précède la déflagration.
COMPOSITION DES DIVBB8ES POUDRES A TUULB.
Poudre de guerre (*). Salpêtre. Soufre. Charbon.
Française 75 42,6 42,6
Anglaise et autrichienne 76 40 4 5
Prussienne 75 41,5 43,5
Suédoise. 76 9 46
Chinoise (**) 75,7 9,» 44,4
Poudres de chasse eu France (***).
Au charbon noir 76, 9 9,6 43,5
Au charbon roux 78 40 42
De mine (****) 62 20 48
La grande fluidité du soufre de 113,5 à 140* et sa solidification par le refroidissement permettent de s'en servir pour prendre des empreintes, mouler des médailles, etc. Son aptitude à s'unir aux métaux le fait employer dans la fabrication des sulfures de cuivre, de mercure (*****), de potassium, de sodium; sous la forme de fleurs de soufre on remploie dans la préparation d'un lut qui se solidifie en quelques heures et est formé en poids de 1 00,
(*) La poudre en gros grains (de 3 millimètres au lieu d'un) , est moins brisante, les canons et les mortiers résistent à un tir plus prolongé avec cette grosse pondre
(**) Il est digne de remarque que la poudre des Chinois est celle qui se rapproche le plus de notre excellente pouare de chasse.
(***) Il y a 30 ou kO ans, les poudres de chasse fabriquées en France passaient pour être de qualité inférieure aux produits des poudrières anglaises; quoi qu'il en soit, depuis que toutes nos poudrières sont munies de meules en fonte, pesant 5000 kilogr., triturant avec énergie les matières sur des platesformes en fonte, les poudres de chasse françaises ne le cèdent en rien aux meilleurs produits des usines anglaises (vojr. le rapport du général Morin sur la valeur comparée des poudres de chasse françaises et anglaises. Annuaire du Conservatoire , t. H, p. 426, exp. 1862.
(***4) C'est en vue d'empêcher l'emploi de celte poudre dans les fusils de chasse qu'on lui a donné une composition qui encrasserait trop les armes à feu.
(*****) Depuis quelques mois on prépare en assez grande quantité du sulfocyanure de mercure en calcinant au rouge sombre un mélange de prussiate de potasse 46, carbonate de potasse 17, et soufre 16, reprenant par l'alcool bouillant , qui laisse en refroidissant cristalliser le sulfocyanure de potassium.
Celui-ci, redissous dans l'eau, donne par l'azotate acide de protoxyde de mercure un précipité qui, lavé, séché avec précaution et pressé dans de petits moules coniques, forme un cône compacte (pesant : les plus petits, k*, les gros, 8) que l'on enveloppe d'une mince feuille d'étain et qui se vend 0,50e les premiers et 1 fr. les autres.
En posant sur sa hase un de ces petits cônes et coupant la pointe, on l'allume aisément, et la substance en brûlant se boursoufle, augmente d'environ 100 fois son volume (phénomène observé en premier lieu par Wôhler), prenant alors des formes de cylindres irréguliers, contournés en divers sens, de là le nom de serpent (de Pharaon) qu'on a donné à cette sorte de développement bizarre qui tait l'amusement d'un grand nombre d'enfants et de grandes personnes. J'ai constaté qu'il se dégage pendant la combustion de ces petits cônes de l'acide sulfureux, des vapeurs mercurielles, de l'acide carbonique et
tournure ou limaille de fer; 3, 5, 10 ou 20, fleurs de soufre; sel ammoniac, 3 à 5; eau, quantité suffisante pour faire du mélange une pâte que Ton refoule dans les joints des réservoirs, chaudières, tuyaux, etc., en fonte (*). Le soufre, uni au caoutchouc, dans la proportion de 1 à 2 centièmes, peut former un composé très-souple, élastique, non adhésif, dont on a fait dans ces derniers temps une foule d'applications usuelles : nous décrirons plus loin cette industrie, et nous montrerons que le soufre combinéen proportions plus fortes (jusqu'à 0,48), donne un composé très-dur et sans élasticité. Mais nous indiquerons d'abord les préparations du sulfure de carbone et du chlorure de soufre qui servent à vulcaniser le caoutchouc.
Le soufre liquéfié s'attache aux tissus de grosse toile que Ton y plonge: on prépare ainsi les mèches soufrées dont on fait brûler des morceaux de 3 à 4 cent, sur 5 dans des barriques humides pour produire du gaz sulfureux, et prévenir la fermentation trop vive ou la putréfaction de divers liquides : notamment des vins blancs et rouges, de la bière et du cidre. Le même moyen s'emploie pour conserver dans des tonneaux le sang liquide, certains légumes cuits, etc.
On soufre encore de la même manière (ou bien en faisant brûler le soufre directement) : 1° les plumes, les blés, etc., pour détruire divers insectes qui les attaquent, comme on détruit l'insecte de la gale par des bains de gaz sulfureux (**); 2°, après les avoir préalablement humectés et dans la vue de les blanchir, la soie, la
de l'azote : le résidu boursouflé, très-léger, renferme du carboue et un peu de mercure.
On comprend que ces produits vénéneux, à leur état normal, ne doivent pas être mis à la portée des enfants ; il serait même prudent de les enrober d'une couche de noir de fumée de houille qui, par sa couleur, son odeur et son goût acre, ôterait toute idée de manger ces objets comme des bonbons. Il est convenable d'ouvrir les fenêtres après la combustion pour chasser la vapeur mercurielle et l'acide sulfureux.
(*) La proportion du soufre varie dans ces sortes de luts suivant la surrace offerte par la limaille de fer : les plus fortes proportions correspondent donc aux limailles très-fines, et les proportions plus faibles s'emploient avec les plus grosses limailles ou tournures.
(**) Aujourd'hui, pour le traitement de la gale, dans les hôpitaux "civils et militaires , on préfère généralement l'emploi d'une pommade sulfurée alcaline 1
Î réparée avec : soufre, 20; potasse, caustique, 10 -f- eau, 5; axonge, 100. Fne seule friction durant 30 minutes, avec 15 grammes de cette pommade (suivie d'une friction de 30 minutes au savon noir, et un bain de 30 minutes), suffit souvent pour débarrasser un homme de la gale. On est parvenu récemment à un résultat plus prompt et plus facile à l'aide d'une seule friction arec la benzine, puis d'un bain d'eau simple.
laine, les intestins insufflés, les cordes de boyaux (dites harmoniques), les sparteries, ¥ichthyocoltey les tissus ayant des taches de fruits. Celles de ces opérations qui se font en grand, durent douze à vingt- quatre heures; elles ont lieu ordinairement dans une chambre dont toute la capacité est occupée par les objets soumis au blanchiment : c'est ainsi, par exemple, que les tissus de laine lavés au carbonate de soude, au savon et à l'eau, puis tordus, sont placés encore humides sur des traverses en bois, fixées près du plafond de chambres ayant 5 mètres de hauteur et d'une capacité d'environ 300 mètres cubes ; les tissus descendent jusqu'à 30 ou 40 centimètres du sol et remplissent presque toute la chambre, écartés seulement de 1 5 centimètres ; on brûle, dans quatre ou huit terrines* aux quatre encoignures de chaque chambre, 8 à 12 kil. de soufre pour 100 pièces d'étoffe.
Suivant M. Grùn, on emploie avec succès, dans l'Inde, l'acide sulfureux en insufflant le gaz produit par la combustion du soufre, contre la cryptogame parasite (favus), cause de la teigne.
La fleur de soufre, jetée dans un foyer dont on ferme ensuite l'ouverture à l'aide d'un* drap mouillé, peut, par sa combustion, s'emparer assez rapidement de l'oxygène de l'air pour éteindre les feux qui se déclarent dans les tuyaux des cheminées. On emploie la fleur de soufre agglomérée en pastilles avec un peu de gomme, contre les dangers de l'intoxication saturnine.
f f . Soufrage de la vigne.
La fleur de soufre répandue sur toutes les parties de la vigne 1° avant la floraison, 2° pendant la floraison , 3° lorsque le fruit vient de se former , constitue le seul agent dont l'efficacité soit bien constatée jusqu'à ce jour, pour sauvegarder les récoltes de raisin. en arrêtant tout développement du champignon parasite [Érèsiphe ou Oïdium Tuckert) qui cause la désastreuse maladie de la vigne. Dans les serres chauffées, il a suffi de jeter la fleur de soufre sur les tubes des calorifères pour atteindre le parasite et paralyser son action.
On a obtenu également de bons résultats de la fleur de soufre contre des maladies analogues du pêcher, des rosiers et du houblon, qui sont occasionnées par d'autres espèces d 'Érèsiphe (*).
(*) Voy. un petit volume sur les maladies végétales des vignes, betterave*, pommes de terre, blés, etc., par M. Payen, chez M. Hachette.
ISO SOUFRE.
Divers ustensiles ont été employés pour répandre régulièrement la fleur de soufre sur toutes les parues de ces plantes envahies par les cryptogames parasites. L'un des plus généralement en usage jusqu'en 1856 était le soufflet proposé par M. Gontier, horticulteur; depuis lors MM. Ouin et Franc ont fait adopter un ustensile d'une extrême simplicité et fort peu dispendieux, dit botte à houppe; les figures 19, 20,21, 22 ci-dessous en peuvent donner, à première vue, une idée exacte : la figure 19 le montre en élévation, et la figure 20 en coupe; c'est ua vase conique en fer-blanc contenant à demi plein, comme on le voit dans la coupe (fig. 20), environ un demi-kil. de soufre; la partie supérieure qui le caractérise est ouverte et se ferme à l'aide d'un couvercle à mouvement de baïonnette.
Ce couvercle est garni de cinq séries de mèches doubles en laine, disposées dans des trous suivant cinq cercles concentriques, et maintenues par un fil de fer mince passant à l'intérieur d'un trou à l'autre; entre les rangs des mèches de laine se
trouvent des trous ronds disposés concentriquement, comme on peut le voir figure 21 .
Un croisillon de deux lames minces en fer-blanc est disposé, ainsi que le montre la coupe (fig. 20), aux trois quarts de la hauteur du vase, afin de diviser les agglomérations du soufre.
En secouant cette botte à demi pleine, le soufre s'en échappe par les trous libres, les mèches de laine le subdivisent de telle sorte qu'il forme un nuage de poussière s'insinuant entre toutes les parties des ceps et allant se déposer sur toutes les surfaces. Cette grande dissémination serait toutefois insuffisante encore, si les rayons solaires n'effectuaient une volatilisation partielle des granules de soufre, ce qui multiplie bientôt les pointe de contact à mesure que cette vapeur se condense. Lorsqu'on veut rendre plus abondante la dissémination du soufre, on remplace les mèches de laine par des mèches de crin.
Une nouvelle industrie s'est formée pour subvenir au défaut de fleurs de soufre applicables au soufrage des vignes. Elle consiste à broyer, à l'aide de meules verticales ou horizontales, le soufre en canons ou le soufre brut de première qualité et même le soufre brut d'Apt (Vaucluse), puis à soumettre au blutage la poudre obtenue.
Les frais du broyage et du tamisage ne dépassent guère 80 c. les 100 kil. En y ajoutant 70 c. que coûtent les intérêts, réparations, frais généraux et transports, la poudre de soufre revient à bien meilleur marché que la fleur sublimée. On en peut juger en comparant les prix commerciaux de ces variétés de soufre ; voici le cours actuel à Marseille : brut, 19 à 20 fr.*, pulvérisé, 22 fr.; en canons, 23 fr. 50 c; en canons pulvérisés, 24 fr. 50 c. ; fleurs de soufre, 27 à 28 fr. Cette différence notable a excité la fraude : on a vendu des mélanges de soufre broyé et de fleur pour de la fleur de soufre.
On peut reconnaître cette fraude en délayant dans un tube (de Ie, 8 de diamètre, contenant 25 cccs divisé en 100°) 5 grammes de la poudre à examiner avec environ 25cc d'éther et laissant reposer. Si la fleur de soufre est pure, le dépôt occupera le maximum de volume (de 50 à 70 divisions), que Ton peut reconnaître par un essai comparé sur un produit dont la qualité est certaine ; le soufre pulvérisé, dans les mêmes conditions, n'occuperait que 25 à 40 divisions. L'examen sous le microscope m'a semblé plus certain; car la fleur de soufre bien préparée,
très-fine, se présente en petits cristaux et en granules globuleux, isolés ou réunis en petits chapelets plus ou moins ramifiés, tandis que le soufre broyé apparaît en fragments tres-ir réguliers et anguleux.
Les effets de la fleur de soufre ont paru mieux assurés chez les horticulteurs. Les vignerons préfèrent souvent le soufre broyé, soit parce qu'il coûte moins, soit parce qu'il est moins sujet à s'agglomérer dans les ustensiles employés pour le répandre.
En tout cas, les hommes charges de cette opération du soufrage emportent une provision de 8 à 10 ls.il. de soufre pulvérulent dans une large poche, sorte de gibecière maintenue par une ceinture, et remplissent la boîte à houppe dès qu'elle est en grande partie vide', ils doivent soigneusement éviter de se mettre sous le vent, qui dirigerait une grande quantité de la poussière de soufre dans leurs jeux et occasionnerait des ophtbalmies peu graves d'ailleurs (qui se dissipent à l'aide de lavages, d'un peu de repos et de sommeil).
La boîte à houppe est munie d'une douille, comme l'indique la figure 22, lorsqu'on doit y adapter un manche plus ou moins long afin d'atteindre la sommité des plantes (ceps de vigne en hautains, pêchers, etc.) qu'il s'agit de préserver ou de débarrasser des mit ceci i nées parasites. On peut économiser du soufre et rendre l'opération généralement plus facile en se servant du soufflet sans soupape deM.Lavergne, ci-dessous figuré; le soufre pulvérulent introduit par la bonde A est agité par l'air affluent
dans la douille B et sort en formant un nuage chaque fois que l'air est expulsé.
Uu ouvrier en 7 heures répand 10 kil. de soufre ; 5 fois cette
quantité suffit au soufrage d'un hectare : il faut 3 soufrages dont voici le prix de revient :
Sx &0k soufre à 22f brut pulvérisé = 33f -f main-d'œuvre 40r= 73
Id. 24,60 canons id. =36,76+ id. 49=76,75
Id. 28 fleur de soufre = 42 -f id. 40 = 82
Ainsi, suivant qu'on se sert de soufre de Tune des trois qualités, le soufrage d'un hectare de vigne coûte de 73 à 82 fr. et peut sauver une récolte dont la valeur est de 5 à 10 fois plus considérable; aussi, cette utile application est-elle l'occasion de bénéfices importants pour les propriétaires qui y ont recours lorsque la maladie spéciale sévit sur les vignobles.
154 SITLFURE DE CARBONE.
SULFURE DE CARBONE [acidb sulfocarbonique (*)].
1. HISTORIQUE, PROPRIÉTÉS. — 2. FABRICATION. — 3. ÉPURATION. 4. EMMAGAS1NF.MENT. —5. APPLICATIONS.
f • Historique, propriétés.
Sulfure de carbone. — Ce composé est formé de 2 équivalents de soufre=400 et d'un équivalent de carbone=75, ouGS,=475; il se forme toutes les fois qu'un excès de soufre se trouve en contact, en vase clos, avec le charbon qu'il brûle à la température rouge vif. Le sulfure de carbone offre les propriétés suivantes : à la température ordinaire il est liquide, sans couleur, volatil, plus lourd que l'eau :: 1293 : 1000; il exhale une forte odeur, analogue à celle des choux en putréfaction, au moment de sa préparation , et après qu'on Ta redistillé par les procédés décrits plus loin ; mais on parvient à lui enlever la partie la plus fétide de cette odeur en l'agitant avec une solution d'hydrate d'oxyde de plomb, décantant et redistillant ensuite au bain-marie : il s'est produit du sulfure de plomb précipité, d'où l'on a conclu que la petite quantité d'acide sulfhydrique ainsi décomposée était la cause de lodeur très- fétide attribuée jusqu'ici au sulfure de carbone. Il s'y trouve peut-être, en outre, un composé très-fétide, semblable à celui que M. A. Girard a obtenu, et représenté par la formule CS-r-H, correspondant au sulfure de carbone dans lequel 1 équivalent de soufre serait remplacé par 1 équivalent d'hydrogène. M. Cloez est parvenu à mieux épurer le sulfure de carbone redistillé en l'agitant avec une petite quantité de bichlorure de mercure en poudre fine, puis distillant lentement au bain-marie d'eau.
Après cette épuration, il lui reste une odeur analogue à celle d'un mélange d'ail et de raifort; il entre en ébullition à -f- 48° ;
(*) Lampadius, de Freyberg, en 1796, découvrit le sulfure de carbone qu'il nomma soufre liquide . il ne put y constater la présence du carbone que Clément et Desormes y découvrirent sans en déterminer les proportions. Ce fait
composition du sulfure de carbone dans un rapport
sur un mémoire de Cluzel. Berzélius , confirmant ces résultats, fit connaître
plusieurs propriétés du sulfure de carbone.
la densité de sa vapeur est de 2,670, c'est-à-dire qu'elle est 2 fois et 2/3 plus lourde que l'air atmosphérique. La chaleur latente de cette vapeur est bien moindre que celle de la vapeur d'eau, comme on le peut voir dans le tableau ci-dessous. De ce fait on déduit qu'il faut enlever peu de chaleur pour condenser le sulfure de carbone, et qu'il est utile d'envelopper complètement de corps non conducteurs les chaudières distillatoires, où Ton rectifie ce produit, pour éviter qu'une grande partie de sa vapeur ne se condense et ne retombe dans la chaudière.