‹ Précis de chimie industrielleChapitre 106 sur 215 · DOSAGE · texte numérisé non relu

DOSAGE

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SOUDE BICHE BBS BLâBCBDiBni |

SulffttA dA ftoudâ ...••••••

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i.œon

Carbonala de chaux

ChariMD.

(*) Ce sulfate contient 15 Si «0 centièmes de sel et matières étrangères.

(*^ 50 à 60 kilogr. de charbon de bois employés en morceaux restent interposés dans la Mode.

REUTIORS THéOBIQUES EïiTRB LES MATIÈRES PREMIÈRES ET LES PRODUITS

MATIERES PREMIÈRES

PRODUITS

Sulfate de soude, « équivalents ou «(NaO.SO») = 1175

Carbonate de soude. . . «(NaO.GO*) s 13S

( CbO ko Oxysulfiire de calcium \ ^c^ 900 "" '^

Oxjde de carbone 10C0 = 1730

Carbonate de chaux, 3 équiralents ou 3(CaO,CO*) — 1875

Charbon, 9 équivalents = 675

4ôfô

Ces relations théoriques supposaient que le sulfate de soude, réduit en sulfure de sodium par le charbon, était décomposé par le carbonate de chaux en carbonate de soude et sulfure de calcium, et que celui-ci était rendu insoluble en formant avec le troisième équivalent de chaui (du carbonate réduit par le charbon) un oxysulfure insoluble.

Mais les expériences nombreuses instituées successivement pv MM. Dubrunfaut, Scheurer-Kestner, Pelouze et Kolb ont démontré :

1^ Que le compobé hypothétique dit oxysulfure de calcium ne se forme pas dans les conditions et aux températures de la calcination au four à soude;

2"" Que le sulfure simple ou monosulfure de calcium n'est pas sensiblement soluble ;

3° Que Ton peut fabriquer de la soude brute sans employer le troisième équivalent de carbonate calcaire ;

4° Enfin que Ton peut substituer au carbonate la chaux caustique dans le mélange, le gaz acide carbonique produit dans le foyer et dans le four suffisant pour carbonatsr la soude. Voici en définitive, d'après les auteurs précités et les recherches expérimentales de M. Kolb, comment s'expliquent les principaux phénomènes qui ont lieu dans les fours à réverbère (voyez le Mémoire publié en 1865 dans les Annales de chimie}-

Le mélange d'un équÎTalent de sulfate de soude avec un équivalent de carbonate de chaux, plus 5 équivalents de carbone {*) à la température de 960 à lOOO"*, en présence d'un courant de gaz acide carbonique, donne les produits et les réactions suivants :

i équivalent de sulfure de sodium, plus 2 d'acide carbonique, puis i équivalent de chaux, plus 2 équivalents d'oxyde de carbone (transformés en acide carbonique par la combustion) ; enfin 1 équivalent de sodium réagissant sur la chaux en présence de l'acide carbonique en excès, produit 1 équivalent de sulfure de calcium insoluble, plus 1 équivalent de carbonate de soude soluble, facile à extraire par le lessivage.

Réactions que l'on exprime à l'aide des formules et équations suivantes :

Mélange : NaO, 80^+ GaO» GO* + 5G (température 960 à lOOO*].

n , ,. „ . i NaO, 80» + 2C = NaS + 2C0«. ) NaS + CaO -f (00» excès)

neacuons - j CaO, C0« -|- C = CaO + 2C0 (brûlés), j = CaS + NaO. CO».

Ce qui donnerait pour le dosage théorique :

Sulfate de soude 100, carbonate de chaux 70,4, charbon 25,5, correspondant à 74,6 de carbonate de soude, mais dont on n'a pu en réalité obtenir au delà de 61 . L'auteur s'est rapproché expérimentalement du rendement maximum en employant : sulfate de soude 100, carbonate de chaux 94, charbon 44. Ce mélange a donné en carbonate de soude 64,20, plus en soude caustique l'équivalent de 4,72, ou en somme l'équivalent de 72,20 de carbonate de soude.

On voit que le dosage du laboratoire ne s'éloigne guère du dosage indiqué par Leblanc; et si l'on considère, d'une part, que dans le four à réverbère une partie du charbon se brûle en pure perte, qu'une autre partie reste interposée dans la soude brute dont il facilite la perméabilité, rhydratalion et le lessivage; que, d'un autre côté, le carbonate de chaux ne peut jamais être réparti d'une façon parfaitement régulière ; 00 comprendra que tous les manufacturiers aient adopté des dosages plus rapprochés encore de ceux de Leblanc, les variant un peu suivant les exigences locales; augmentant parfois les doses de charbon pour obtenir des soudes plus caustiques, ou pour introduire dans la masse soit des menus fragments qui résistent, soit des petits morceaux de coke que forment les menus fragments de houille grasse ; de là l'explication des dosages adoptés dans les trois localités différentes ci-après dé-, signées:

(*) L'aatenr a reoonna'que le carbone pouTait être fourni dans cette riSaction indistincte-' nent psr remploi da charbon de bois« de la houille ou même de la sciure de bois.

PRÉ€IS DE CHQflE INDUSTRIELLE.

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