‹ Précis de chimie industrielleChapitre 107 sur 215 · THANN · texte numérisé non relu

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Les proportions varient d'ailleurs en raison de Fimpureté des matières premières, notamment pour le sulfate de soude, dans la préparation duquel, ménageant Tacide sulfurique, on laisse quelquefois à dessein 15 à 40 centièmes de sel non décomposé. On comprend qu'il suffise alors d'employer des doses de charbon (*) et de craie proportionnées aux quantités de sulfate pur ; la soude brute, ainsi préparée, retient beaucoup de sel marin, et peut servir à donner des soudes salées ntiks aux savonniers pour contracter la pâte de savon. Il vaudrait mieni toutefois employer séparément la soude plus pure et le sel marin, œ qu'on commence à faire depuis que les droits sur le sel ne s'y opposent plus.

Le sulfate de soude étant seul fusible dans le mélange, on l'emploie tel qu'il sort des fours à sulfate, tandis que le carbonate de chaux doit être préalablement desséché et broyé; le charbon est broyé fin, sauf une quantité, variable du quart au dixième, que Ton ajoute quelquefois i Tétat de menus fragments (houille à coke boursouflé ou poussier contenant des morceaux de charbon de bois)^ afin qu'une portion restant interposée dans la soude brute favorise la pénétration de l'air humide et de l'eau dans la masse, rendant ainsi plus prompts le délitage et la lixiviation.

Les réactions entre les matières premières ont lieu à une température rouge, suffisante pour donner au mélange la fluidité pâteuse qui établit de nombreux points de contact. Leblanc et Dizé employaient, dans ce but, un four à réverbère de petite dimension et rectangulaire^ chauffé par un grand foyer de 2 mètres de longueur et 60 centimètres de largeur) ; ces trois conditions, défavorables à la régularité de la températurc et à l'économie du combustible, ont été modifiées d'abord par Payen, qui construisit en 4796 (**) ses fours à sole elliptique chauffée

(*) En toat cas, on cherche i se procurer le charbon commercial le pli» pur, par eieapk 'àe la houiUe contenant au plus 4 centièmes de matière terreoae (cendres).

(**) J.-B.-P. Payen, qui, en 1793, avait établi une fabrique de sel ammoniac et de sulfite de soude dans la plaine de Grenelle, près Paris [comprise ai^ourd'hui dans Tencetote de ta 4»pitale agrandie), fut le premier & réaliser en grand Tapplication du procédé Leblanc. Ce j>rocédé fut ensuite exploité avec succès, en 1807, par Gautier Barrera, Anfric et Daroet (Tojfci des réclamations au jury pour les prix décennaux publiées par l.-J. Dixé le 34 jotllet ISIi); «nfin dans les soudières établies à Marseille, Ghauny. Rouen, Lille, Amiens, etc. Dès raaaée

par un foyer moins grand (l'',60 de long, 60 centimètres de large), puis par Darcet et les fabricants de Marseille, enfin par Clément Desonnes, qui augmenta considérablement toutes les dimensions, réduisant ainsi les frais de main-d*œuTre et de combustible. Le tableau sui- Tant indique les principales dimensions, les quantités de matières employées et de soude brute produite suivant ces trois systèmes :

DIMENSIONS BT PRODUITS D£S FODfiS A SOUDB^

Foor rectangulaire de Leblanc

eiDiaé

Four elliptique de Payen. . . .

— de Darcet. . . .

— de Clément. . .

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