‹ Précis de chimie industrielleChapitre 114 sur 215 · SOLUBILITÉ DU BICARBONATE DB SOUDE DAHS 100 D*BAU · texte numérisé non relu

SOLUBILITÉ DU BICARBONATE DB SOUDE DAHS 100 D*BAU

SOUDE ARTIFICIELLE, SELS DE SOUDE, BICABBONATE. iei

Lorsque l'on chauffe ce sel à iOO" ou au-dessus, il laisse dégager la moitié de son acide carbonique ; on met à profit cette propriété dans les laboratoires, pour obtenir un courant d'acide carbonique eu chaufTant le bicarbonate dans un tube. On obtient du ménae sel une quantité double d'acide carbonique, en l'attaquant par un acide plus énei^ique que ce dernier : c'est ainsi qu'on se procure des eaux gazeuses en mêlant 7 grammes de bicarbonate de soude et 7 grammes d'acide tarlrique (*). Od verse le mélange dans une bouteille bien résistante cl préalablement remplie aux 4/d d'eau ; on bouche aussitôt et l'on agite après aToir fixé le bouchon à l'aîde d'une ficelle. La décomposition s'opère au sein du liquide : l'acide tartrique s'unit à la soude, et met en liberté les 2 équivalents d'adde carbonique : l'eau est ainsi rendue gazeuse. Cette méthode, d'ailleurs si simple, qui donne le soda-water, fort en usage [dans la Grande-Bretagne, a l'inconvénient de laisser le tartrate de soude dans la boisson, de la rendre moins agréable et un peu laxative. Un ingénieux ostcDsile, imaginé par M. Briet, obvie à cet inconvénient. Il se compose d'uQ double vase (fig. 152) dont la plus petite capacité A (fig. 155) re-

Fig. 153. Fig. IM. Fi(. m.

. — Appireil Briet pour bhriquïr !«• eaui gusuMS

ïoit le mélange des deux poudres (bicarbonate 1 6,S grammes, et acide tutrique 15 grammes) avant d'être munie de son tube obturateur D (%. 154), et vissée sur la carafe G (fig. 153), formant la deuxième capacité. Celle-ci, préalablement remplie d'eau, déverse l'excès de ce liquide dépassant le tube vertical sur le mélange pulvérulent A" dès

C) Ce> praportiong luHent diaa le liquida nne teiditf \égin qui rend la boiisoa plut If^le : il a';f IrouTe un léger excis d'icide lur U quuitilé qui p<^>duinll un tirtrate Deutro 1 léqniTileaUdebue ; ea eTTet, 1 équivalent d acide tartrique en sriitiui (C^U'Oi^/itlO] ^ 1875 "■"i' pmr décomposer •! fquivilenla de bicirboujle ^= SlOO ; if ,25 d'icide tartrique coirett^'^'^li 7 gmomea de bicarbonate, maii la aiteur aerut moiiu icidula.

aUMIB UDCSTR. I* "SI

qu'on retourne l'appareil dans sa position normale (fig. 152) (*) : aussitôt la réaction commence, l'acide carbonique se dégage, passe par les petits trous de la plaque D'^ dans la seconde capacité G' contenant encore 1 litre d*eau. Après avoir agité deux ou trois fois à 5 ou 6 minutes d'intervalle, on tire à volonlé par un robinet cette eau, rendue ga* zeuse, agréable et salubre, car elle est exempte de tout mélange avec Ii solution saline restée dans le vase k".

On peut sans peine obtenir des limonades gazeuses et autres boissons acidulés et sucrées, en versant un peu de sirop dans chaque verre (1 oq 2 dixièmes de sa capacité), puis remplissant avec de l'eau de Sdtz^ qui contient toujours un excès d'acide carbonique.

Si le sirop contenait un peu de gomme arabique, il retiendrait plus de gaz et produirait une mousse persistante.

Le bicarbonate broyé, mélangé de solution gommeuse et de sucre, aromatisé avec la fleur d'oranger ou l'essence de citron, mis sous la forme de pastilles^ est employé pour saturer dans l'estomac l'excès d'acide qui parfois nuit à la digestion : de là le nom de pastilles digestives ou de Vîchy donné à ce produit.

Platinagej dorure, — On se sert du bicarbonate de soude pour former une combinaison alcaline, dans laquelle le platine dissous peut se déposer sur un autre métal ou sur un alliage en y adhérant, de même qu'en appliquant le bicarbonate de potasse à rendre une dissolution d'or alcaline, on peut déposer une pellicule de ce métal sur des objets de cuivre, de laiton, etc.

Essai du bicarbonate de soude. — Ce sel ayant une valeur proportionnelle à la quantité de gaz acide carbonique qu'il peut fournir, l'essai de sa qualité doit avoir pour but la détermination de ce gaz. On peut dégager la totalité au moyen d'un acide en excès, ou la moitié seulement par la calcination. Ce dernier procédé est préférable, en ce qu'il est plus simple et permet d'arriver plus facilement à un résultat exact.

Voici comment on opère :

On pèse 5 grammes de sel à essayer, que l'on met dans un petit tube A (fig. 156). D'un autre côté, on a d'avance introduiC dans une éprouvette B, presque remplie d'eau, un tube à double courbure CGC; on

(*) L'acide tartrique étant très-soluble, il n'est pas nécessaire de le réduire en poudre : oa doit seulement concasser les cristaux ; la dissolution de cet acide et la décompositioa éa Ucarbonate se font alors plus graduellement, le dégagement gazeux est moins brusipte et h pression moins forte, car l'acide carbonique se dissout au fur et à mesure de sa prodoctioo, et 4 volumes n'exerçant que par degrés un excès de pression de 5 atmosphères an delà de h pression atmosphérique externe, on risque moins de faire éclater le yase. En tout eu ob pe>t se garantir contre tout accident, en faisant essayer une fois l'appareil sous une pression donUe; il suffit pour cela de l'immerger tout chargé dans on vase plein d'eau chaude & 50 os 60* et refermé, où on le laisse jusqu'à refroidissement, et mieux encore en y refoulant de TeiB w* une pression de 10 & 12 atmosphères au moyen de machines spéciales.

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renrerse sur ce tube une cloche graduée D, de la contenance de i litre, dans laquelle on a mis environ 1 centilitre d'huile : cette cloche s'emplit au même niïeau que l'éprouTette, puisque l'air qu'elle contenait tort par l'extrémité extérieure du tube C, et t'huile surnage. On adapte alors au bouchon fixé à cette extrémité le tube A contenant le bicarbonate, puis on chauffe avec nne lampe à alcool ou un bec de gaz : le bicarbonate se décompose, l'acide carbonique mis en liberté remplit une partie de la cloche, Imdis que l'eau déborde autour del'éprouvette. Lorsque le déga-

eement cesse, on note le volume '''!■ *!*■ - Appwe» p<™- 1'«»"' i» bicirbonate du gaz d après la graduation, et

en soulevant ta cloche de manière à mettre au même niveau le liquide à l'intérieur et à l'extérieur : le volume indique la nature et. la valeur du set essayé. En effet, si c'était un carbonate simple, i) ne donnerait pas d'acide carbonique. S'il représentait un sesquicarbonate (comme cela peut arriver, ce composé étant plus stable que le bicarbonate), il donnerait (calculé à la température 0° et la pression de O^.TÔ) 272 centimètres cubes de gaz. EnGn, si l'on avait essayé un bicarbonate coDlenant réellement 2 équivalents d'acide pour 1 de soude, on obtiendrait 657 centimètres cubes ou plus du double de gaz (*).

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