AUX
SOUDES ET AUX POTASfES
Verreries (avec mélange des de^x
alcalis).
Chlorures désinfecUints (ou hypo-
chloritcs).
Blanchiment des toiles (la réunion
des deux alcalis parait utile pour
le blanchiment des toi es à voiles).
.\f)inage de la batiste.
c. . . .■ i lil , coton, soie, Essais des tissus < , .
( laine.
Eau seconde (solution de potasse ou de soude caustique pour enleva les vieilles peintures).
Dégraissage des laines.
Epuration des eaux séléniteuses.
Cendres dans l'amendement des terres (").
Conservation de menus objets en fer ("•).
Essais acidimétriqucs.
Désagrégation du bois et de la paille pour la fabrication de la pftteà papier.
Fabrication de l'acide oxalique* au moyen de la sciure de bois ou du foin haché (la réunion des deux al* calis est indispensable pour obtenir un résultat satisfaisant)
{'] Voir à l'article VeRBiHiE la préparation et les applications nouvelles de ce silicate double.
( ) Dans la plupart des cultures de l'intérieur des terres et pour la production des grains, 'f* '*"<*»*» dans laquelle la potasse domine sont préférables; il n'y a guère que les plantes des bords de la mer (voy. plus haut, Soudes naturellei) qui puissent végéter avantageuse- "*?!*'^"* l'influence des sels de soude en certaines proportions.
^ l"*) La propriété découverte par M. Payen, dans les solutions de soudes et de potasses, de I opposer à l'action de l'oxygène libre dans l'eau, sur le fer, a pu être appliquée pour cou-
des POTASSES
Fabrication du potassium.
Verrerie, façon de Bohême.
Cristal.
Salpêtre et poudre.
Alun.
Chlorate de potasse.
Prus$iate de potasse.
Pierre a cautères.
Savons mous.
Ghamoisage des peaux.
Prépn ration des cordes harmoniques.
Silicate de potasse (*).
Dessiccations , analyse pour déterminer l'azote.
Nous devons ()ire que la soude tend chaque jour à remplacer plus complètement la potasse, dans les usages restés communs aux deux alcalis, cette substitution offrant, en France comme en Angleterre, ane économie notable, égale souvent à la moitié du prix total de la potasse.
scrvTr divers objets en fer, fonte, acier. 11 suffit de quelques millièmes de ers akalis otutiqurs dans l'cnu; au-des.-ous de ces doses, et si les alcalis se carbouatcnt, Toxyd^tiao pevt avoir lieu, mnis seulement dans quelques points, où soit des solutions de continuité, ml des matières étrangères, oxydes ou alliages favorisent des courants électriques ainsi que os oxT<btions locale^; Icau aérée et rendue alcaline par 0,001 de carbonate de potasse légôvoeiit salée (^ar 0,OOj de sel marin) bâte tellement les réactions, que sur le fer et la foote pl«jsé« dons ce liquide on peut voir en moins d'une minute des petits tubercules de prutox^dede fer commencer à se former, puis passer très-graduellement en augmentant de rolumc \Aam la parties qui s'éloignent du métal) à l'état d'oxydation ultime (se:çquioxyde de fer .
ESSAIS ÀLGALIMÉTRIQUËS
1. liblorique et inflnence sur le perfectionnement des arts chimiques. — 2. Méthode de Descroizillcs. — 5. Méthode perfectionn(^e par Gay-Lussac. — 4. Essai alcalimétrique -des sulfates. — 5. Essai des sels de soude caustiques.
1. ■Utorlqoe et lafliieaee «nr 1« perfectionnement des arts ehlmlqnes.
Jusqu à répoque où Descroizilles indiqua les procédés alcalimétriqucs à la portée des manufacturiers, des négociants et des consommateurs, la fabrication, le commerce et les applications des alcalis étaient sans règles certaines : des erreurs nombreuses, souvent graves, avaient lieu relativement à la valeur et au dosage de ces agents si utiles à l'industrie et à Téconomie domestique. Le nouveau moyen pratique d'essai fut donc un véritable service rendu aux arts industriels. Chaque jour l'importance de la méthode de Descroizilles apparaît plus grande, surtout depuis que Gay-Lussac, perfectionnant cette méthode, Ta étendue aux essais des sulfates, des hypochlorites de chaux, de soude, de potasse, des alliages d'argent, etc.; depuis qu'enfin M. Pelouze et plusieurs autres savants chimistes ont doté l'industrie de moyens d'essais fondés sur le même ' priocipe et applicables à la détermination de la valeur des divers pro- . duils (*).
s. méthode de Deeeroisllles.
U méthode d'essai alcalimétrique de Descroizilles repose sur la saturation de la base (soude ou potasse) par Facide sulfurique étendu, dont le volume employé (très-facile à connaître, puisiqu'il est contenu dans un tube dont la capacité est divisée en centièmes par une graduation) indique directement le poids. On comprend que plus Talcali exige d acide pour êlre saturé, plus il est riche. Descroizilles employait 5 grammes de soude, dissoute dans un décilitre d'eau ; il saturait cette
D Home, Richter et BerthoUet a raient employé les acides pour indiquer la quantité des twalis. Yauquelin a donné de la précision à ce moyen d'essai, qui cependant n'était pas à la V^^t des commerçants, car il reposait sur les pesées difficiles de liquides dont la pureté était Parfois incertaine.
quantité avec le volume suffisant d'acide contenu dans une burette ou tube gradué, dont la capacité égale à 50 ccntim. cubes ou millilitres, divisée en 100 parties ou degrés, renfermait une solution aqueuse de 5 grammes d'acide sulfurique concentré (*).
Si Ton employait tout le liquide de la burette, il était évident que les 5 grammes de soude avaient été saturés par 5 grammes d'acide sulfurique concentré. Le carbonate de soude sec donne à peu près ce résultat : ainsi chaque centième (ou degré de la burette) diacide, employé pour saturer 5 grammes d'une soude, représente un centième de carbonate de soude. Les soudes brutes saturant de 25 à 40"* peuvent donc être considérées comme renfermant 25 à 40 pour 100 de carbonate de soude pur. Mais les résultats n'ont plus de signification directe s'il s'agît de soude caustique ou, à plus forte raison, de potasse caustique ou carbonatée ; les degrés ne sont plus alors que des termes de comparaison et indiquent seulement le nombre de centièmes d'acide sulfurique que Talcali peut saturer : on sait dans quelle proportion la potasse ou la soude qui exige le plus d'acide est plus riche.
s. Méthode d« Descrolstlles perfeetionnéc par ClA7«I.«ssse.
Cette méthode donne directement les centièmes de la soude pure ou de la potasse pure contenue dans les produits caustiques ou carbonates. Pour obtenir ce résultat, il suffit d'opérer, non plus sur un poids de l'alcali égal à celui de l'alcali concentré dans les 50 centim. cubes de la burette, mais sur un poids tel, que si la potasse ou la soude était pure, l'acide des 100 divisions de la burette serait employé à la saturer; c*est donc le poids de l'alcali pur équivalent à celui de 5 grammes d'acide.
. Le poids adopté par Gay-Lussac est de 3^,16 pour la soude, et de 4*',816 pour la potasse (**).
Afin d'opérer sur un échantillon plus volumineux, on pèse 10 fois la quantité de l'un ou de l'autre alcali, c'est-à-dire 31 '',6 de soude, ou
» 48*',16 de potasse ; on fait dissoudre dans l'eau, ajoutée successivement et décantée, en broyant à l'aide d'un mortier, jusqu'à ce que tout soit divisé et la matière soluble dissoute; le volume total étant alors égal à
(*) Voici comment on prépare cette liqueur d'épreuve, qui s*applique également à ia méthode de Gay-Lu8$ac : Dans un flacon A (iig. 18J,p:ige557)y contenant un litre jusqu'au traifa'i on verse de l'eau, environ un demi-litre; on ajoute ensuite, en agitant le liquide, ÏOO gramnics (ou 54 centimètres cubes) d'acide sulfurique concentré ; on remplit le flacon ju>qa'en ^t ^ agile, puis on laisse refroidir à + 15** le mélange : alors on rétablit avec de l'eau (compléuot un litre) le niveau qui s'était abaissé.
(**) Les Dduveaui poiiis équiv.ilents de 387,5 pour la soude, au lieu de 387,2, et de 587,5 pour la potasse au lieu de 59i(), apporteraient de très-légères modifications aux résultats, hi^ d'ailleurs ii calculer sur ces bases.
ESSAIS ALGALIMËTRIQUES. 52i
im demi-litre ou 500 centim. cubes, on agite, puis on laisse déposer ou Ton 6Iti*e. On prend avec une pipette, contenant 50 centim. cubes à un trait marqué, ce volume du liquide clair, et Ton a ainsi sensiblement le dixième de la partie soluble de chaque échantillon pesé. Ces 50 centim. cubes (ou 1 demi-décilitre) exigeraient donc les 50 centim. cubes ou les 100 divisions d'acide étendu pour être saturés, si Talcali était pur ; ils n'exigeraient que moitié ou 50 divisions de la burette, si Falcali ne contenait que la moitié de son poids de soude ou de potasse pures. Par conséquent, chaque degré ou cliaque centième de la burette à acide donne directement Tindication des centièmes de soude ou de potasse contenus dans Téchantillon essayé {*)»
Le terme de la saturation se reconnaît facilement en ajoutant dans les 50 centim. cubes de solution alcaline deux ou trois gouttes d'une teinture de tournesol, et en versant de l'acide avec la burette jusqu'à ce que la nuance, de bleue qu'elle était, commence à devenir rouge vif, sans s'arrêter à la teinte violette faible que donne l'acide carbonique lorsqu'on sature des carbonates.
Afin de s'assurer que la teinte indique un très-léger excès d'acide sulfurique, on pose vers la fin de la saturation une goutte du liquide sur du papier à lettre, teint légèrement en bleu par le tournesol : la nuance rougeàtre doit être à peine visible sous la goutte. On ajoute alors dans le Tasc à saturation de l'acide par quarts de degré, et l'on s'arrête dès que la nuance rouge bien prononcée persiste sur le papier. Deux gouttes représentent un quart de degré. Si l'on avait dépassé le terme en ajoutant par deux gouttes, il conviendrait de retrancher autant de quarts de degré qu'il resterait sur le papier de marques rouges persistantes (**).