‹ Précis de chimie industrielleChapitre 123 sur 215 · Etfsai alcallmétrlqae des «ulfAtCB · texte numérisé non relu

Etfsai alcallmétrlqae des «ulfAtCB

Les sulfates de potasse et de soude ayant une valeur proportionnée a la quantité de base qu'ils rcnrernicnl, c'est cette quantité que l'on a intérêt à connaître. On prend donc de chaque sulfate un poids tel qu'il représente le poids de potasse ou de soude pure qui saturerait les 5 grammes d'acide sulfurique contenus dans les 50 centim. cubes ou 100 divisions de la burette, ou mieux 10 fois plus, c'est-à-dire 48,16 grammes de sulfate de potasse, ou 51,6 grammes de sulfate de soude,

D II faut opérer à-f-15% température a laquelle la liqueur acide a été préparée; rien ocst plu« facile : on ajoute à un seau d'eau de puits marquant eu toute saison il à 13<* assez à*tn chaude pour élever la température k + 15*, et l'on y plonpre pendant 15. minutes la burette coiiienant Tacide d'essai, qui doit alors affleurer le zéro de l'échelle.

D Les méthodes Descroizilles et Gay-Lu»sac étant encore en usage, il convient d'indiquer celle des deux sur laquelle on veut fonder chacune des transactions commerciales.

que l'on fait dissoudre dans l'eau en quantité sufBsante pour compléter 500 centim. cubes de solution; puis on prend a^ec la pipette un dixième de cette solution ou 50 centim. cubes.

Pour faire la saturation, on ne peut employer l'acide sulfurique, qui ne décompose pas les sulfates : on se sert d'une solution de chlorure de baryum qui représente exactement la liqueur d'épreuve à l'acide soUiirique, puisqu'elle exigerait, pour être décomposée entièrement et former du sulfate de baryte insoluble, un volume é^al au sien de cette liqueur acide d'épreuve.

C'est même ainsi que Ton prépare la solution de chlorure de baryum (*) ; elle représente donc pour 50 centim. cubes ou 100 divisioDs une liqueur d'épreuve équivalente à 5 grammes d'acide sulfurique concentré, ou à 4'^816 de potasse, ou à 5^^16 de soude pure. Chaque centième ou degré qu'on emploie indique un centième de l'une de ces bases dans l'échantillon du sulfate de Tune d'elles.

La saturation s'effectue en versant a\ec la burette la liqueur barytique dans les 50 centim. cubes de solution de sulfate, et la saturatioD est à son terme lorsque l'addition de deux gouttes ne produit plus de précipité.

Il vaut mieux opérer à chaud qu'à froid, afin que le dépôt de sulfate de baryte se fasse plus vite. On peut d'ailleurs hâter l'essai en Gltrant^ lorsque le liquide est trop fortement troublé ou opaque pour qu'on aperçoive la production d'un nouveau précipité; on continue de verser jusqu'à saturation dans le liquide éclairci par le filtre; on verse ensuite tout le mélange sur le même filtre, et l'on s'assure qu'une goutte de chlorure de baryum ne produit plus de précipité dans la solution limpide filtrée.

Il est convenable alors de faire un deuxième essai en prenant une deuxième fois avec la pipette une dose de 50 centim. cubes de la solution de sulfate ; on y verse tout d'un coup, à 2 centièmes près, la quantité de liqueur d'épreuve que l'on a reconnue nécessaire à la saturation; on filtre, et l'on n'a plus qu'à compléter ce qui manque, c'est-à-dire \ ou 2 degrés au plus. L'opération est donc, cette fois, prompte et facile.

Si les sulfates étaient acides, c'est-à-dire contenaient plus ou moins de bisulfate, on s'en assurerait en saturant l'excès d'acide avec une solution alcaline (de soude, potasse ou carbonate de ces bases) rendue équivalente à la liqueur d'épreuve acide (c'est-à-dire saturant un volume égal au sien de cette liqueur), et l'on déduirait de l'essai par le chlorure

{*) A moins ^u*on ne préfftre dissoudre 248«',435 de chlorure de baryum crîslaUbé par dans la quanlilé d eau nécessaire pour former avec ce sel le volume d'un litre ; cette solulioB sera équivalente i un lilrc de liqueur acide contenant 100 grammes d*acido sulfarique concentré.

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barytique le nombre de degrés trouvés par la saturation avec la liqueur alcaline, car ils seraient dus à Tacide en excès et ne représenteraient aucune quantité de base ou de sulfate neutre. La liqueur d'épreuve alcaline peut se faire en dissolvant 141'^12 de carbonate de potasse séché à la température rouge naissant, avant d'être pesé, dans la quantité d'eau complétant 1 litre de la solution.

s. Essai des sels de soade caostlques.

Les effets plus grands des soudes caustiques font attribuer plus de valeur aux soudes dont une partie de l'alcali est libre ou caustique, tandis que l'autre est combinée à l'acide carbonique, c'est-à-dire carbonatée : il convient donc de tenir compte des proportions de l'alcali dans les deux états. Il suffit pour cela de traiter le sel de soude plus ou moins caustique par l'alcool à 56*" (Cartier), qui dissout la soude caustique, laissant intact le carbonate ; on recueille celui-ci sur un filtre, et on le lave par l'alcool. Toutes les solutions alcooliques réunies sont saturées par la liqueur acide d'épreuve ou acide sulfiirique normal ; on note le degré, puis on fait dissoudre dans l'eau le carbonate resté sur le filtre ; on sature la solution aqueuse, puis on note le degré. On connaît donc alors le nombre de degrés ou de centièmes, en poids, de soude caustique par la saturation du liquide alcoolique; on a, d'un autre côté, le nombre de centièmes de soude carbonatée en saturant à son tour la solution aqueuse ; enfin, ajoutant les deux nombres, la somme indique la richesse totale.

Ordinairement les sels dits demi-caustiques donnent 25 à "2%'' caustiques, plus 50 à 56^ de carbonate ; les sels caustiques saturent de 56 à 45^ caustiques, et de 56 à 45® de carbonate : les premiers contiennent donc à l'état caustique environ le tiers et les seconds la moitié du poids de la solution alcaline totale.

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