ACIDE CAUUUNIQUE ET BAUX GAZEUSES ARTIFICIELLES
calëc sur l'arbre du volant et qu'un homme peut metti-e en mouvement.
Tour mettre en marche l'npparcit, on charge le producteur A avec de
la craie et de l'eau, puis ou rempUt d'acide suH'urique le vase ouvert U, ^nl la soupape c est fermée, et on met de l'eau dans le laveur BB.
En ouvrant la soupape c et en faisant fonctionner la pompe, on détermine dans le laveur B par le tuyau 6, et de là dans le producteur A, une aspiration qui fait écouler l'acide dans ce dernier par le tuyau recourbé dd. Aussitôt le dégagement d'acide carbonique se produit et détermine, dans le producteur A, une pression suffisante pour arrêter l'écoulement de l'acide sulfurique, en le refoulant dans le tube recourbé dd, L'uction chimique venant à diminuer d'intensité, et le jeu de la pompe continuant, il s'ensuit bientôt une diminution de pression dans le producteur, qui permet à l'acide sulfurique de s'écouler à nouveau dans A, jusqu'à ce que la pression redevienne suffisante pour arrêter de nouveau l'écoulement.
De cette façon, comme on le voit, la production du gaz est continue et réglée par le jeu même de la pompe, l'écoulement de l'acide étant réglé par l'appareil lui-même. Lorsqu'on vient à arrêter subitement le jeo de la pompe, l'acide carbonique continuant à se dégager détermine une augmentation de pression dans l'appareil et le gaz projetterait l'acide dans le vase en bouillonnant. Pour éviter cet inconvénient, un tube de sûreté /*, plongeant dans un autre tube vertical plein d'eau K, de 0*,70 environ de hauteur, et installé sur le vase A, livre dans ce cas passage au gaz ; ce tube {)eut permettre également la rentrée de l'air. Lorsque, la craie étant complètement décomposée, la pompe produit aspiration dans le producteur, le bruit de ce reniflard avertit alors l'ouvrier qu'il doit renouveler la craie. Le saturateur ne présente rien de partieulier et ressemble à celui de l'appareil Hermann-Lachapelle. Entre les figures 170 et 171 se trouve représenté, à la même échelle, le robinet d'aspiration de la pompe permettant de régler le rapport entre l'eau et le gaz aspirés.
L'appareil porte une soupape de sûreté, un manomètre et un niveau d'eau, permettant de juger de la marche de la saturation et de régler le robinet d'aspiration de la pompe. La pompe Een bronze aspire Teaa dans un vase L en cuivre étamé, alimenté par un robinet flotteur, qui permet de maintenir un niveau constant. Les agitateurs du producteur de gaz et du saturateur sont mis en mouvement comme le montre la figure, le premier au moyen d'une chaîne Galle, le second à l'aide d'un engrenage, actionnés tous deux par l'arbre du volant à manivelle. Lorsqu'une charge de craie est épuisée, on arrête le mouvement de la pompe, on ferme la soupape à acide c, puis on ouvre le robinet de vidange Y du producteur, afin de faire sortir la boue de sulfate de chaux, résidu de l'opération. On referme aussitôt, et on introduit par le tampon T une nouvelle charge d'eau et de craie ; on peut alors recommencer.
Aussitôt après cette opération, qui dure quelques minutes seulement, on peut continuer à remplir les siphons, la pression du saturateur ne
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diminuant pas sensiblement. Dans ces appareils, 2,5 kilogr. de craie et 3,b d'acide sulfurique peuvent produire environ 100 siphons ou 150 bouteilles d'eau gazeuse.
M. Mondollot construit trois numéros différents d'appareils : le plus petit, pouvant produire 900 bouteilles d'eau gazeuse par jour; te suivant 1800, et le grand modèle, mû mécaniquement à la vapeur, 5600 bouteilles.
Pour les appareils mus mécaniquement, les arrêts sont évités par l'emploi de deux producteurs fonctionnant alternativement. La production du gi'and modèle (2400 siphons) correspond au nombre de siphons que peut emplir un tireur travaillant sans interruption.
Dans une fabrique nécessitant l'emploi de plusieurs appareils du ^and modèle, il est suffisant pour la production du gaz d'employer un seul jeu de deux producteurs fonctionnant alternativement et de dimensions correspondantes au nombre des appareils saturateurs ; chacun des appareils saturateurs se trouve aloi-s simplifié dans sa construction, puisqu'il ne porte plus alors ni producteur de gaz, ni vase à acide sulfurique. Pour des productions plus petites, M. Mondollot construit un autre ' type d'appareil beaucoup plus simple, dans lequel le gaz est produit par la décomposi- '
tion du bicarbonate de soude par l'acide sulfurique (*). Ces appareils sont surtout destinés aux pharmaciens. Le producteur de gaz se compose alors d'un vase cylindrique en plomb A (fig. 172), dans lequel est posée une cloche en plomb B, portant vers sa base ane série de trous hb ; vers lé tiers de sa hauteur, cette cloche porte une cloison C, traïersée par un tube vertical en plomb T criblé de trous. A la partie supérieure, une ■ tubulure o, fermée par un tampon, permet l'inlroduction du bicarbonate de soude dans le vase B sur la grille C, et un tuyau s permet au gaz de se rendre au laveur. Pour ^U- »t*. — App»reii pour i* profaire fonctionner l'appareil, le bicarbonate ni''ojen dii°bic«bcina'ê de''t<rad«.'" étant disposé en m, on verse de l'acide sulfurique étendu d'eau dans le vase A; bientôt l'acide, passant par les trous bb{i, vient au contact du bicarbonate, le décompose, et l'acide carhonique dégagé se rassemble dans le vase B. Si la pompe est arrêtée, le
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gaz ne se dégageant pas, fait pression dans la cloche B, refoule Veau acide dans le vase A, et la production du gaz s'arrête. Lorsqu'on met au contraire la pompe de l'appareil en marche, l'acide sulfurique, revenaal au contact du bicarbonate, le décompose et donne de nouveau du gaz; selon l'aspiration plus ou moins grande de la pompe, le nÏTcau de l'eau acide s'élève ou s'abaisse dans la cloche B. Lorsque le bicarbonate est complètement décomposé, la pompe aspirant dans le vase Z fait monter le liquide dans ce vase, et bientôt on entend l'air se précipiter par les orifices bbb; on arrête alors et on vide la dissolution de sulfate de soude, eo abaissant le tube de caoutchouc a, puis on recharge comme nous l'aTons indiqué. L'ensemble de l'appareil marchant au moyen du bicarbonate de soude est semblable au précédent, sauf qu'il ne porte pas de vase à acide sulfurique. On peut, en employant 2 kilogr. de bicarbonate desoudc et 2 kilogr. d'acide sulfurique, produire avec cet appai*eil 100 siphons ou 150 bouteilles.