erre A bouteilles
Ce verre est formé, comme nous l'avons vu, de silice, potasse ou soude, alumine, chaux, oxyde de fer et de manganèse. Ces derniers oxydes colorent le verre, qui doit aussi une partie de sa couleur au charbon. Comme la coloration du verre à bouteilles ne nuit pas à son débit, on peut le fabriquer à creusets ouverts, même en se servant de houille comme combustible.
Préparation. — On emploie dans la composition du verre à bouteilles peu de soude ou de potasse. Les matières premières de la fabrication sont des sables jaunes et ferrugineux, des résidus provenant du lessivage des soudes brutes du commerce, des cendres lessivées qu'on nomme charrées^ des cendres neuves, des soudes de varechs et de l'argile commune calcaire. Les sables colorés sont même préférables aux sables blancs : l'oxyde de fer qu'ils contiennent, tout en augmentant la dose de fondant, donne la couleur verte due au protoxyde de fer. On en éli* mine seulement les corps étrangers d'un volume notable, tels que les pyrites, les cailloux, etc. Dans ce but, on les fait sécher et on les passe au travers d'un tamis.
L'argile convenable pour la composition du verre à bouteilles est jaunâtre, marneuse : c'est la terre à four qui contient de l'alumine, de la silice, du carbonate de chaux, des oxydes de fer et de manganèse. Elle
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est peu liante, se réduit facilement en poudre quand elle est sèche, ce qui rend les mélanges plus faciles.
Les résidus du lessivage des soudes, ainsi que les cendres lessivées dites charréeSy sont séchés, puis passés à la claie.
Les cendres neuves proviennent en général des foyers domestiques. On préfère celles qui résultent de la combustion du bois neuf ou du charbon de bois.
DOSAGE OADIXAIRE OU VEBKE A BOUTEILLES.
Sable jaane iOO parties.
Soude de varech.* 50 à 40 —
Charrées 160 à 170 —
Gendres neuves 50 à 40 —
Argile jaune 80 à 100 —
Groisil (calctn ou débris de verre) 100 à 145 —
La dose du groisil n'est point déterminée ; on l'augmente pour la première et la seconde foute quand on se sert de creusets neufs {*), Si l'on emploie un sable trop argileux, il faut supprimer la marne et la remplacer par une addition de craie. On peut se servir de nalron ou de soude brute pour remplacer le sulfate de potasse que fournit la soude de varechs ; «mais on a soin de joindre au mélange une certaine quantité de cendres neuves, afin qu'il y ait de la potasse dans le verre.
En employant la soude de varechs à plus haute dose, et supprimant la charrée, la dissolution du sable est plus tôt efTcctuée, les fontes sont plus rapides, mais le fiel de verre (provenant des sulfates et des chlorures) devient plus abondant.