C^USE
lîndres F, G, H. Le plomb qui adhérait encore aux écailles se laminant de plus en plus est retenu par les tamis K,L,M,N, tandis que la céruse qui est friable se réduisant en poudre de plus en plus iine traverse les tamis et tombe finalement au bas de l'appareil en 0, d'où on la retire pour la porter sous des meules. Le plomb recueilli en P P' est refondu pour faire des grilles.
La céruse est versée alors dans le réservoir d'une chaîne à godets /c/>' (pi. XVH, Rg. 7), qui le monte au premier des neuf moulins à eau /, à meules horizontales; le produit du broyage est repasse successivement du récipient d'un moulin au moulin suivant, de manière à subir sept broyages successifs dans les neuf paires de meules (une ou deux
., ^ , . ., . Fig. Sia. — Appareil pour la (épaHiiiia <le la léruie
étant toujours soit en repa- d«i farnct d« plomb igaïuquéei.
ration, soit au nettoyage que
rendent indispensable les menus débris de plomb qui s'y fiient). La pâte liquide sortie du dernier moulin est tassée dans des pots coniques (contenant de 1/2 à 5/j de litre), qui sont placés au fur et à mesure sur les tablettes n (fig. 8) d'un séchoir à l'air libre. On achève la dessiccation dans les étuves à courant d'air chaud ; à cet effet, on pose les planchettes chargées de pots sur les traverses en fer (solidement peintes à l'huile) de chaque étuve, jusqu'à ce que Tétuve soit complètement garnie. La dessiccation doit être graduée et il faut éviter des changements Arusques de température qui feraient fendiller les pains.
Lorsqu'on ne doit pas vendre sous la forme de pains commerciaux (de 1 kilogr. à 1S5), il est plus avantageux de mettre la céruse en pikte, dans des terrines plates, oîi les pains d'épaisseur moindre et plus régulière prodaisenl, en un temps et un espace donnés, une plus grande quantité de céruse sèche.
On ajoute souvent une très-légère proportion d'indigo k la céruse pour détruire la teinte jaunâtre.
Mise en poudre des pains de céruse et empâtage. — Les pains séchés en terrines plates sont mis en poudre, afin de préparer le mélange et le broyage à l'huile. Cette pulvérisation, dangereuse lorsqu'elle s'opère en moulins, tamis et blutoirs ouverts ou mal clos, a été rendue inofTensiye par MM. Hameline et Besançon ; la disposition qu'emploient ces manufacturiers est indiquée figure 9. On voit que les pains et morceaux de céruse sont dirigés d'une trémie a, par une toile sans fin fr, dans une double enveloppe, et conduits dans un moulin de fonte à cannelures d^ e. La poudre tombe successivement sur deux tamis à brosses /*, g; les parties grossières sortent au niveau des tamis et tombent dans une caisse Isftérale g' ; la poudre passée au travers des deux* tamis tombe dans un récipient A, soit à sec si la poudre doit être livrée directement, soit contenant de l'huile si la céruse doit être vendue à l'état de mélange avec l'huile. Dans tous les cas, l'enveloppe des moulins communique avec une chambre P, et celle-ci par un tube n avec une cheminée o, dont le tirage entraine les poussières avec l'air introduit par les fissures. On peut recueillir d'ailleurs une grande partie de cette céruse en poussière, au moyen d'une injection de vapeur, par un tube m, dans la chambre intermédiaire : la vapeur se condense, réunit les particules et facilite leur précipitation, évitant ainsi une déperdition notable et une cause grave d'insalubrité.
La figure 7 bis donne, par une coupe verticale, l'indication des détails d'un des moulins mentionnés : a, axe qui communique le mouvement de rotation à la meule tournante bb; ce, meule gisante ; d, pignon recevant l'impulsion de la grande roue d'engrenage.
On obtient de la céruse plus pure en la délayant dans Teau et séparant par trois ou quatre décantations successives les corps plus grossiers, on la grenaille de plomb, échappés à l'action des meules.
Lorsque la céruse est destinée à être livrée empâtée à l'huile, on a reconnu qu'il était inutile de la sécher préalablement, ce qui est une grande simplification dans le travail. Si on introduit, en effet, dans une sorte de pétrin mécanique la céruse broyée à l'eau, avec 10 0/0 d'un mélange de 2/3 d'huile d'œillette et de 1/3 d'huile de lin, l'eau est éliminée : 300 kilogr. de céruse en pâte rendent en général 60 kilogr. d'eau. C'est l'huile d'œillette qui a la propriété de séparer ainsi l'eau par son seul mélange avec la céruse en pâte. Lorsque l'huile est bien 'ncorporée à la céruse par suite du mouvement des palettes de l'appareil à empâter, on retire la matière et on la fait passer entre trois paires de cylindres broyeurs, puis on la met en barils pour la livrer au conuneroe. La fabrication de la céruse broyée à l'huile par ce procédé se répand de plus en plus dans l'industrie. Elle permet au fabricant d'économiser la mise en pots, la dessiccation, le broyage des pains ; en outre elle four«
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nit aux peintres une matière qui n'a besoin pour l'emploi que d'être mélangée avec de Thuile de lin siccative et de l'essence de térébenthine, ce qui se fait facilement.