Falsllleatioii et •■•al de la eénuie
Lorsqu'on achète la céruse à des prix inférieurs au cours des produits purs, on doit s'attendre à y rencontrer certains mélanges qui permettent de vendre à bas prix ; dans ce cas, il est utile de vérifier si les mélanges ne contiennent pas les matières étrangères en proportions trop fortes.
Les mélanges les plus ordinaires contiennent les uns du sulfate de
baryte, les autres du sulfate de plomb. En traitant ces mélanges par Tacide acétique, on dissout tout le carbonate : Tacide carbonique se dégage et le liquide retient dissous l'acétate de plomb formé ; la totalité du sulfate de baryte et la presque totalité du sulfate de plomb restent insolubles. On peut donc constater leur poids. On pourrait savoir si la portion non dissoute contient du sulfate de plomb, ce sel donnant lieu, avec un sulfure alcalin, à la formation du sulfure (noir) de plomb. Si le mélange contenait les trois sels, on pourrait déterminer la proportion du sulfate de plomb, en faisant bouillir avec une solution de carbonate de soude ou de potasse : il se formerait alors un sulfate alcalin soluble, qu'on séparerait par filtration et lavage ; puis on précipiterait à Taide d'une solution barytique tout l'acide sulfurique, dont on connaîtrait l'équivalent en sulfate de plomb par le poids du sulfate de baryte obtenu. Quant au résidu insoluble après l'ébullilion avec le carbonate alcalin, s'il contenait du sulfate de baryte, on le séparerait en traitant par l'acidû acétique qui le laisserait insoluble. Si enfin la céruse contenait du carbonate de chaux, on s'en assurerait facilement en dissolvant les deux carbonates par l'acide acétique, séparant le plomb par un sulfure alcalin, filtrant et précipitant alors la chaux par un oxalate soluble. L'oxalate de chaux recueilli sur un filtre brûlé, transformé en sulfate par l'acide sulfurique et calciné, permettrait de prendre le poids du sulfate de ehaux et d'en conclure l'équivalent du carbonate de chaux.
iO. Applications de la cémse.
La presque totalité de la céruse s'emploie dans la peinture, et l'on n^en consomme que des quantités fort restreintes pour fabriquer la mine orange (minium pur) et pour préparer quelques sels de plomb purs. Quelquefois aussi on fait entrer directement la céruse dans les mélanges destinés à fonner la composition des cristaux, des couvertes et des couleurs vitrifiables. Le carbonate de plomb servait naguère à fournir l'acide carbonique dans les analyses ; on préfère maintenant le bicarbonate de soude, qui est moins cher et dégage plus facilement un plus grand volume de gaz acide carbonique.
i 1 . INiiiKers que préacntent les manlpiilatloiis de la eérnse.
Les ouvriers qui fabriquent la céruse et les peintres qui l'emploient sont exposés à ces coliques saturnines très-graves, dontles effetsse prolongent et parfois sont mortels. Des lotions et des bains sulfureux (*) fréquents
(') On désigne sous le nom de bains sulfureux les solutions de sulfures alcalins. On peut préparer économiquement )e sulfure de 5odium en décomposant dans un four à réverbère semblable à celui que l'on emploie dans )a fabrication de la toude le sulfate de soude par 10 à i% centièmes de son poids de charbon.