‹ Précis de chimie industrielleChapitre 195 sur 215 · CÉRUSE · texte numérisé non relu

CÉRUSE

nomique ; le fabricant, d*un autre côté, ne retire qu'une faible partie de sa dépense, car le poids du fumier neuf qu'il a employé est réduit des 8 dixièmes par la fermentation et la dessiccation lorsqu'il est retiré des fosses.

On peut employer ayantageusement comme engrais ces fumiers, à la condition de les imprégner d'urine qui rétablisse la fermentation devenue très-diflicile par la perte des matières les plus altérables.

Les bois, au bout de quatre ou six opérations, suivant leur épaisseur, sont désagrégés et offrent l'apparence d'un charbon. Payen a reconnu qu'ils sont alors transformés en acides bruns, dont une partie, saturée d'ammoniaque provenant du fumier, est soluble dans l'eau; les autres acides bruns sont solubles, partie dans l'ammoniaque, partie dans la potasse. Il reste peu de tissu organique.

Voici la composition immédiate trouvée en analysant ces bois assez fortement carbonisés^ fendillés, noirs, friables, nommés charbon des cérusiei*8, qui, en réalité, ne renferment pas de véritable charbon isolé :

1 soluble à l'eau 22,5 \

soluble dans rammoniaque. . . 21,5 ^ ,

insoluble a 1 eau et a rammoniaque, so- [ J

lubie dans la potasse 39 / l 93,6

Acétate d'ammoniaque i (

Tissu végétal non dissous 9,6 )

Sable, terre, sulfure de plomb, etc 6,4

L'ensemble des matières composant' la substance organique renfermait 8 centièmes d'azote, et, déduction faite de cet élément, était représenté par C*®IPO'\ ou par du bois ayant perdu de Teau et de l'oxygène.

En définitive, ces bois désagrégés peuvent servir de combustible ou être carbonisés en vase clos, en donnant des produits ammoniacaux utilisables.

Dans le traitement par le procédé de Clichy on obtient parfois (suivant la nature des litharges), dans le résidu non dissous par l'acide acétique, une proportion de chlorure d'argent assez forte pour en extraire avec profit l'argent métallique.

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