AMMONIAQUE
nant, au lieu d^urine putréfiée, pour développer au contact de Tair la couleur de Torseillc; elle s'applique en outre dans divers procédés de teinture.
Depuis quelques années, Tammoniaque sert à la préparation artificielle de la glace ou à la réfrigération de Tair et des liquides, au moyen de l'appareil Carré, notamment dans la fabrication de la bière.
C est d'aiileui^ un des réactifs les plus usités dans les laboratoires de chimie.
i. Historique. — 2. Propriétés physiques du charbon. — 3. Diamant ; ses propriétés. — 4. Élat naturel du diamnnt. — 5. Taille du diamant. — 6. Extraction. — 7. Usages ou appi cations. — 8. Graphite. — 9. Anthracite. — 10. Charbons de matières végétales et charlH) s de bois. — 11. Pouvoir absorbant. — 12. Charbons colorants, noir de fumée. — 13. Cooduciibilitc, propriétés chimiques et combinaisons du carbone. *
i. HlsCorlque.
Le carbone était connu de toute antiquité; cependant son histoire chimique ne date que de l'époque où Lavoisier parvint à renouveler la science de la chimie en l'établissant sur des bases certaines.
Les réactions de ce corps simple sont nettes, ses combinaisons et ses applications nombreuses. Le carbone offre de remarquables variétés : des modifications plus ou moins grandes dans son état physique, outre la présence de quelques matières étrangères, constituent le graphite précipité en lamelles dans la fonte de fer; les charbons de bois, de tourbe et de houille consacrés aux usages domestiques et industriels; le charbon d'os, terne et contenant le carbone le plus divisé, le plus décolorant parmi les charbons commerciaux, le noir de fumée, enfin le diamant, variété de carbone pur, dont la densité, l'éclat et la transparence semblaient incompatibles avec l'aspect des corps précédents.
%, Propriétés physiques du charbon.
Sous la forme de diamant le carbone est solide, dépourvu d'odeur et de saveur ; parfois régulièrement cristallisé, diaphane, doué d'une réfraction puissante et d'un éclat remarquable ; il n'est conducteur ni de l'électricité ni du calorique.
A l'état de graphite naturel et d'anthracite, le charbon est noir, opaque ; il présente une cristallisation lamelleuse, confuse, et un éclat métallique ; il est conducteur de l'électricité et du calorique, comme en «vénérai les charbons fortement calcinés. Lorsque le charbon est le produit de la décomposition au feu, en vase clos, des substances végétales et animales, il ne porte aucune trace de cristallisation; mais il conserve par-
fois une partie des formes extérieures et de la structure des tissus cellulaires et ligneux des plantes et du tissu osseux des animaux.
Le charbon pur était considéré comme infusible à toutes les températures; cependant Despretz est parvenu à faire éprouver au diamant un commencement de fusion (voyez plus loin); il se combine avec Toxygène sous rinfluence de la chaleur. Le diamant brûle plus difficilement que Tanthracite, qui lui-même brûle bien moins facilement que le charbon de bois; enfin, lorsque ce dernier retient une proportion notable d'hydrogène, sa combustion est plus facile encore.
s. Diamant f ses propriétés.
Le carbone à Tétat de diamant est diaphane et n'a jamais été artificiellement produit. La dureté du diamant est extrême : il raye tous les coqps connus et n'est rayé par aucun. 'Sa densité varie de 3,50 à 3,55. Il est infusible. Aucun liquide ne le dissout. On le rencontre à l'état in colore ou présentant des teintes bleuâtres, jaunes, rosées, vertes ou brunes, qui très-généralement diminuent, mais qui parfois élèvent sa Taleur en raison de la pureté de leur nuance.
On trouve le diamant soit en cristaux, soit en grains irrégulièrement arrondis. Ses principales formes cristallines sont Toclaèdre, le cube, lé tétraèdre, le dodécaèdre rhomboïdal. Les faces des cristaux sont souvent curvilignes, ce qui rend le diamant très-propre à couper le verre (*).
Le pouvoir réfringent et le pouvoir dispersif du diamant sont considérables et contribuent à lui donner un éclat supérieur à celui de tous le$ corps connus. Davy a constaté qu'en brûlant sans résidu dans un excès d oxygène, le diamant ne fournit point d'eau, et qu'il se transforme ^n acide carbonique pnr l'oxygène sa?is en altérer le volume. Ces données -ont suffi pour démontrer que le diamant est du carbone parfaileroenl pur. Des expériences plus récentes ont d'ailleurs confirmé ce résultat.
On a cherché à mettre le carbone sous la forme du diamant par Tactioo d*ane haute température. Les fourneaux ordinaires étant sans elTet, on eut recours à l'action d'une pile voltaîque puissante, et on a cru retrouver, dans les fragments de charbon soumis à la vive incandescence qu'elle pouvait produire, des tiaces de fusion. On a même obtenu des globules vitreux ; mais ces effets étaient dus à une vitriGcation de la cendre provenant de la combustion du charbon employé. M. Jacquelain a prouvé que, sous l'inOuence d'une très-haute température, le diamant
(') Les courbures des faces résultent du froucoient qui a use les sommets et les angles des Plnmides triaog ilaires courlcs, préexistantes.
peut se dilater et affecter aussitôt les apparences et les cavactères des charbons ternes, lourds, et même du graphite ou d*une sorte de coke.
Cependant à la température excessive et sous Tinfluence des courants électriques, entre deux cônes rendus lumineux, dans le vide, les particules de charbon se transportent d*un cône sur l'autre.
Despretz, en combinant les effets de 600 piles de 100 éléments chacune, est parvenu à produire une température de beaucoup supérieure à celle du rouge blanc; il a pu fondre le carbone pur du sucre ou du diamant; celui-ci, d*abord devenu poreux, s'c>t ensuite réuni en globules à cassure vitreuse ; le carbone des deux sources avait nloi*s acquis une dureté comparable à celle du diamant normal ; à cette température le platine et tous les corps sont volatilisés, le carbone lui-même parait se réduire en vapeurs.