Extracilon du soufre dc« pyrites
On peut extraire une partie du soufre, combiné avec le fer, du bisulfure de fer natif. Cette opération n'est économique qu'en certaines localités ; toutefois elle a été perfectionnée et utilement employée par Dartigues, lorsque, durant la révolution de i 793, la France ne pouvait plus tirer le soufre de la Sicile. Sauf des cas exceptionnels (voyez plus loin la fabrication de l'acide de Nordhausen), cette opération, qui exige des frais considérables de combustible^ de main-d'œuvre et d'usure d'ustensiles, ne serait pas profitable. Elle est très-simple d'ailleurs : le bisulfure de fer, formé, comme son nom l'indique, de 2 équivalents de soufre pour 1 de fer, ou de 4 de l'un et de 2 de l'autre, en centièmes 53,33 de soufre pour 100, pourrait, par une distillation envases clos, donner la
(*) Les nouveaux Tases distillatoires receTont de la chaudière tout le soufre fonda, sécfa^> éciimé, il n y a plus de dépôt dans celte chaudière. On pourrait peut-êCre se dispenser de chauffer directement le dessus de la cornue ou du vase lenticulaire et prévenir la chute partieUe de la vapeur du soufre dans le liquide en ébullition, en déterminant, à Taide de tubes et d'un ventilateur à palettes, une circulation des gaz de la chambre, insuHlés au-dessus de la superiicie du soufre bouillant. On enlèverait ainsi à Tétat de globules le soufre qui arrirertit sous forme de bn uillard et se déposerait dans la chambre, la vitesse y devenant irès^faible en raison même de sa grande section La production serait probablement accrue, ainsi que la durée du vase en i'onle.
moitié du soufre qu'il contient, ou 26,66 ; mais il faudrait chauffer au point de fondre le monosulfure, résidu qui pénétrerait dans les parois des cylindres, y adhérerait fortement et les détruirait bientôt. On évite ce grave inconvénient en chauffant moins, et sans fondre le résidu; mais dans ces conditions on n'obtient guère qu'un équivalent de soufre sur quatre, ou 13 à 14 pour 100 ; il reste donc un sulfure de fer composé de 5 équivalents de soufre et 2 de fer, représenté par la formule Fe'S' (*). Les cylindres épais, en argile à creusets de verrerie, que Ton emploie pour cette extraction, sont disposés sur deux rangées au nombre de douze sous une seule voûte; ils sont chauffés par trois ou six foyers comme les cornues à gaz; chacun d'eux reçoit à chaque chargement 25 kilogrammes de pyrite. La vapeur du soufre se dégage par un large tube, et se condense en tombant dans un récipient contenant de Teau froide. Yoici le compte de revient de cette industrie dans deux localités i Tune défavorablement située, principalement sous le rapport du combustible ; l'autre placée dans les conditions les plus favorables.
EXTBACTIOK DU SOUFRB DES PYRITES DAKS m FOUR DOUBLE GOKTENANT U CTLI!<DRES.
Pyiites (pour trois opérations en 24 heures), 1,800 kilogr. . 2
Combustible, 1,000 kiJogr. houille (ou Téquivalent en lignite). 40
Main-d'œuTre. 8
Intérêts, usé, frais généraux ' 8
Produit = 252 kilogr. de soufre coûtant 58
Dans le premier cas, 252 kilogrammes de soufre coûtant 58 francs,. 100 kilogrammes reviendront à 21 francs, prix plus élevé que la moyenne du cours commercial ; dans le second cas, les 100 kilogrammes ne coûteront que 10 fr. 30 cent., c'est-à-dire moins cher, en tout temps, que le prix du soufre de Sicile dans la plupart des localités en France. Le résidu, mis en tas à Tair, brûle spontanément et peut produire du sulfate de fer qu'on obtient par un lessivage et dont la valeur peut en certaines localités rendre Topération plus avantageuse (voyez plus loin cette fabrication).
iO. AppUeatlons.
A l'état brut, on emploie le soufre pour la fabHcation des acide& «tii/urigue, sulfureux et sulfhydrique; il constitue la matière première du soufre raffiné; on s'en sert pour sceller quelques pièces dfr fer dans la pierre.
Le soufre raffiné sert à la confection des allumettes; il entre dans lacomposition de la poudre à tirer pour la guerre, la chasse, le tirage des
C) Bien qo'en réalité les proportions du soufre et du fer dans le résidu correspondent à ce soUure peu stable, il doit 6*y rencontrer des mélanges de bisulfure Fe S^ du sulfure Fe^ S^.
mines et carrières et les feux d'artifice. Ces applications du soufre se rattachent à sa propriété de s*enflainmer à la température de 250^ (*).
COMPOSITION DES DIVER5ES POUDRES A TIRER. Poudre de guerre C*} Salpêtre. Soufre. Charbon.
• Française 75 12,5 12.5
Anglaise et autrichienne 75 10 15
Prussienne 75 11,5 13,5
Suédoise 75 9 16
Chinoise ("*,. 75,7 9,9 14,4
Poudre de chftsae en France ('***).
AU charbon noir 76,9 9,6 13,5
Au charbon roux 78 10 12
De mine (*"•*) 62 20 18
La grande fluidité du soufre de 113,5 à 140'^ et sa solidification par le refroidissement permettent de s en servir pour prendre des empreintes, mouler des médailles, etc. Son aptitude à s*unir aux métaux le fail employer dans la fabrication des sulfures de cuivre, de mercure (******)?
(*) La poudre peut s^cnflammer sur une plaque chauffée à la température 256* à 300* ; sonvent alors une Tapeur et la combustion partielle du soufre se manifestent d'abord ; une flamiue bleuâtre précède la déflagration.
(**) La poudre en gros grains (de 3 millimètres au lieu d'un) est moins brisante : les canoitf et les mortiers résistent à un tir plus prolongé avec cette grosse poudre.
(***) Il est digne de remarque que la poudre des Chinois est celle qui se rapproche le plus de notre excellente poudre de chasse.
(****) Il y a 30 ou 40 ans, les poudres de chasse fabriquées en France passaient pour être de qualité inférieure aux produits des poudrières anglaises ; quoi qu*il en soit, depuis que toutes nos poudreries sont munies de meules eu fonte, pesant 5,000 kilogr., triturant avec énergie les matières sur des plates-formes en fonte, les poudres de chasse françaises ne le cèdent en rieo aux meilleurs produits des usines anglaises (voyez le rapport du général Horin sur la valeur comparée des poudres de chasse françaises et anglaises. Annuaire du Contervatoire, t. IL p. 426, exp. 1862).
(*****) C*est en vue d'empêcher l'emploi de cette poudre dans les fusils de chasse qu*on lui a donné une composition qui encrasserait trop les armes à feu.
(******) Depuis quelque temps on prépare en assez grande quantité du sulfocyanare de mef' cure en calcinant au rouge sombre un mélange de prussiate de potasse 46, carbonate de p<^ tasse 17, et soufre 16, reprenant par l'alcool bouillant, qui laisse en refroidissant cristalliser le sulfocyanure de potassium.
Celui-ci, redissous dans l'eau, donne par l'azotate acide de protoxyde de mercure un précipité qui, lavé, séché avec précaution et pressé dans de petits moules coniques, forme un cône compacte (pesant : les plus petits, 4 grammes, les gros 8} que l'on enveloppe d une mince feuille d'élain.
En posant sur sa base un de ces petits cônes et coupant la pointe, on l'allume aisément, et la substance en brûlant se boursoufle, augmente d'environ 100 fois son volume (phénomène observé en premier lieu par Vfôhler), prenant alors des formes de cylindres irréguliers, contournés en divers sens : de là le nom de serpent (de Pharaon) qu'on a donné à celte sorte de développement bizarre. Il se dégage pendant la combustion de ces petits cônes de l'acide sulfureux, des vapeurs mercurielles, de l'acide carbonique et de l'azote : le résidu boursouflé, trèsléger, renferme du carbone et un peu de mercure.
On comprend que ces produits vénéneux, à leur état normal, ne doivent pas être mi* ^ " ))ortée des enfants ; il serait même prudent de les enrober d'une couche de noir de fumée ^ houille qui, par sa couleur, son odeur et son goût acre, ôterait toute idée de manger ces objets comme des bonbons. 11 est convenable d'ouvrir les fenêtres après la combustion pour chasser » vapeur mercuhelle et l'acide sulfureux.
(le potassium, de sodium ; sous la fonne de fleur de soufre, on l'emploie dans la préparation d'un lut qui se solidifie en quelques heures et est formé en poids de ÏOO, tournure ou limaille de fer; 3, 5, 10 ou 20, Heur de soufre ; sel ammoniac, 3 à 5 ; eau, quantité suffisante pour faire du mélange une pâte que Ton refoule dans les joints des réservoirs, chaudières, tuyaux, etc., en fonte (*). Le soufre, uni au caoutchouc, dans la proportion de 1 à 2 centièmes, peut former un composé très-souple, élastique, non adhésif, dont on a fait une foule d'applications usuelles ; nous décrirons plus loin cette industrie, et nous montrerons que le soufre, combiné en proportions plus fortes (jusqu'à 0,48), donne un composé très-dur et sans élasticité. Mais nous indiquerons d'abord les préparations du sulfure de carbone et du chlorure de soufre qui servent à vulcaniser le caoutchouc.
Le soufre liquéfié s'attache aux tissus de grosse toile que l'on y plonge ; on prépare ainsi les mèches soufrées^ dont on fait brûler des morceaux de 3 à 4 centimètres sur 5 dans des barriques humides pour produire du gaz sulfureux et prévenir la fermentation trop vive ou la putréfaction de divers liquides : notamment des vins blancs et rouges^ de la bière et du cidre. Le même moyen s'emploie pour conserver dans des tonneaux le sang liquide^ certains légumes cuits, etc.
On soufre encore de la même manière (ou bien en faisant brûler le soafre directement) : i^ les plumes^ lesbléSy etc., pour détruire divers insectes qui les attaquent, comme on détruit l'insecte de la gale par des bains de gaz sulfureux (**) ; 2"* après les avoir préalablement humectés et dans la vue de les blanchir, la soie, la laine , les intestins insufflés, \es cordes de boyaux (dites harmoniques), les sparteries, VichthyocoUe, les tissus ayant des taches de fruits. Celles de ces opérations qui se font en grand durent de douze à vingt-quatre heures ; elles ont lieu ordinairement dans une chambre dont toute la capacité est occupée par les objets soumis au blanchiment : c'est ainsi, par exemple, que les tissus de laine lavés au carbonate de soude, au savon et à l'eau, puis tordus, sont placés encore humides sur des traverses en bois, fixées près du plafond de chambres ayant 5 mètres de hauteur et d'une capacité d'environ 300 mètres cubes; les tissus descendent jusqu'à 30 ou 40 centimètres
T) U proportion da soufre varie dans ces sortes de luis suivant la surrace offerte par la i'oDtiUe de fer : les plus fortes proportions correspondent donc aux limailles très-fines, et les proportions plos faibles s'emploient avec les plus grosses limailles ou tournures.
n Aojourd'hui, pour le traitement de la gale dans Iqs hôpitaux civils et militaires, on prétère généralement Templot d'une pommade ntlfurée alcaline, préparée avec : soufre, 20 ; potwe caustique, 40 + eau, 5 ; axonge , 100. Une seule friction durant 30 minutes, avec 15 grammes de ceUe pommade (suivie d'une friction de 30 minutes au savon noir et d'un bain de 30 minutes), suffit souvent ponr débarrasser un homme de la gale. On est parvenu récemneot à «n résultat plus prompt et plus facile à l'aide d'une seule friction avec la benzine, P«it d'on bain d'eau simple.
du sol et remplissent presque toute la chambre, écartés seulement de 15 centimètres ; on brûle, dans quatre ou huit terrines, aux quatre encoignures de chaque chambre, 8 à 12 kilogrammes de soufre pour 100 pièces d'étoffe.
Suivant M. Grûn, on emploie avec succès, dans l'Inde, l'acide sulfureux, en insufflant le gaz produit par la combustion du soufre, contre le cryptogame parasite (favus) cause de la teigne.
La fleur de soufre, jetée dans un foyer dont on ferme ensuite l'ouverture à l'aide d'un drap mouillé, peut, par sa combustion, s'emparer assez rapidement de l'oxygène de l'air pour éteindre les feux qui se déclarent dans les tuyaux des cheminées. On emploie la fleur de soufre agglomérée en pastilles avec un peu de gomme contre les dangers de l'intoxication saturnine.
i i . Sonfraflpe de la Tif^ae.
La fleur de soufre répandue sur toutes les parties de la vigne : 1" avant la floraison, 2° pendant la floraison, 3° lorsque le fruit vient de se former, constitue le seul agent dont l'efficacité soit bien constatée jusqu'à ce jour, pour sauvegarder les récoltes de raisin en arrêtant tout développement du champignon parasite (Érésiphe ou Oïdium Tuckeri) qui cause la désastreuse maladie de la vigne. Dans les serres chauffées, il a suffi de jeter la fleur de soufre sur les tubes de^ calorifères pour atteindre le parasite et paralyser son action.
On a obtenu également de bons résultats de la fleur de soufre contre des maladies analogues du pêcher, des rosiers et du houblon, qui soDt occasionnées par d'autres espèces d'Érésiphe (*).
Divers ustensiles ont été employés pour répandre régulièrement la fleur de soufre sur toutes les parties de ces plantes envahies par les cryptogames parasites. L'un des plus généralement en usage jusqu'en 1856 était le soufflet proposé par M. Gontier, horticulteur. Depuis lors MM. Ouin et Franc ont fait adopter un ustensile d'une extrême simphcitéet fort peu dispendieux, dit boîte à houppe. Les figures 31, 32, 33, 34 en peuvent donner, à première vue, une idée exacte : la figure 31 le montre en élévation, et la figure 32 en coupe. C'est un vase conique en fer-blanc, contenant à demi plein, comme on le voit dans la coupe (fig. 32), environ un demi-kilogramme de soufre; la partie supérieure qui le caractérise est ouverte et se ferme à l'aide d'un couvercle à mouvement de baïonnette.
(*) Voyez un petit Tolume sur les Maladies des pommes de terre, des beiteraveSt des blet et des vignes, par H. Payen, chez H. Hachette*
Ce couvercle est garni de cinq séries de mèches doubles en laine, disposées daas des trous suivant cinq cercles concentriques et maintenues par un fil de fer mince passant à l'intérieur d'un trou à l'antre; eotre les rangs des mèches de laine se trouvent des trous ronds concentriquement, comme on peut le voir sur la figure 53.
tn croisillon de deiu lames minces en fer-blanc est disposé, ainsi que le montre la coupe (Gg. 32), aux Irois quarts de la hauteur, du vase, afin de diviser les agglomérations du soufre.
En secouant cette boite à demi pleine, lé* soufre s'en échappe par les trous libres, les mèches de laine le subdivisent de telle sorte qu'il forme un nuage de {loussière s'insinuant entre toutes les parties des ceps et allant se déposer sur toutes les surfaces. Cette grande dissémination serait toutefois insuffisante encore, si les rayons solaires n'effectuaient une volatilisation partielle des granules de
Fig, îl, Fig. ïî. Fig.SS. Fij.M.
Botla k bouppe do KH. Oulu et Fnnc pour 1> lonlïtge iet pliniei.
ani&e, ce qui multiplie bientôt les points de contact à mesure que cette ïapeur se condense. Lorsqu'on veut rendre plus abondante la disséminaliDD du soufre, on remplace les mèches de laine par des mèches de crin.
Une nouvelle industrie s'est formée pour subvenir au défaut de fleur <le soufre applicable au soufrage des vignes. Elle consiste à broyer, à laide de meules verticales ou horizontales, le soufre en canons ou le wifre brut de première qualité et même le soufre brut d'Apt (Yaucluse), puis à soumettre au blutage la poudre obtenue.
1^ frais du broyage et du tamisage ne dépassent guère SO cent, les lOO kilogrammes. En y ajoutant 70 cent, que coûtent les intérêts, ré-
m PRÉCIS UE CHIMIE INDUSTRIELLE,
parations, frais généraux et transports, la poudre de soufre refienl à bien meilleur marché que la fleur sublimée. La différence notable a excité la fraude : on a vendu des mélanges de soufre broyé et de (leur pour de la fleur de soufre.
On peut reconnaître cette fraude en délayant dans un tube (de 1%8 de diamètre, contenant 25 centimètres cubes et divisé en 100°] 5 granune^i de la poudre à examiner avec environ 25 centimètres cubes d'étber et laissant reposer. Si la fleur de soufre est pure, le dépôt occupera le maiimum de volume (de bO à 70 divisions), que l'on peut reconnaître par un essai comparé sur un produit dont la qualité est certaine; le soufre pulvérisé, dans les mêmes conditions, n'occuperait que 25 à 40 divisions. L'ciamen sous le microscope semble plus certain; car la Heur de soufre bien préparée, très-fine, se présente en petits cristaux et en granules globuleux, isolés ou réunis en petits chapelets plus ou moins ramifiés, tandis que le soufre broyé apparaît en fragments très'irrégulier< et anguleui.
Fig. K. — Ssufllsl de M. Latei^e pour le loufngc dci pilules.
Les effets de la fleur de soufre ont paru mieux assurés chez les horticulteurs. Les vignerons préfèrent souvent le soiifre broyé, soit parce qu'il coûte moins, soit parce qu'il est moins sujet à s'agglomérer dans les ustensiles employés pour le répandre.
En tout cas, les hommes chargés de cette opération du soufrage eml>ortent une provision de 8 à 10 kilogrammes de soufre pulvéruteutdans une large poche, sorte de gibecière maintenue par une ceinture, et remplissent la boite à houppe dès qu'elle est en grande partie vide. Ils «io'" vent soigneusement éviter de se mettre sous le vent, qui dirigerait une grande quantité de la poussière de soufre dans leurs yeui et occasiono^ raît des ophthalmies, peu graves d'ailleurs et qui se dissipent à l'aide de lavages, d'un peu de repos et de sommeil.
La boite -à houppe est munie d'une douille, comme l'indique i» figure 32, lorsqu'on doit y adapter un manche plus ou moins long afin
d'atteindre la sommité des plantes (ceps de vigne en hautains, pêchers, etc.) quMl s'agit de préserver ou de débarrasser des mucédinées parasites. On peut économiser du soufre et rendre l'opération généralement plus facile en se servant du soufQet sans soupape de M. Lavergne (fig. 35) ; le soufre pulvérulent introduit par la bonde C est agité par Tair affluent dans la douille B et sort en formant un nuage chaque fois que Pair est expulsé.
Un ouvrier en sept heures répand 10 kilogrammes de soufre; 5 fois cette quantité suffit au soufrage d'un hectare : il faut 3 soufrages, dont voici le prix de revient :
3x50* soufre à 22' brut pulvérisé = 33' + main-d'œuvre 40'= 75 Id. 24,50 canoDs id. = 36,75 + id. 49 = 76,75
Id. 28 fleur de soufre =42 + id. 40 = 82
Ainsi, suivant qu'on se sert de soufre de l'une des trois qualités, le soufrage d'un hectare de vigne coûte de 73 à 82 fr. et peut sauver une récolte dont la valeur est de 4 à 10 fois plus considérable; aussi cette utile application est-elle l'occasion de bénéfices importants pour les propriétaires qui y ont recours lorsque la maladie spéciale sévit sur les vignobles.
SDLFURE DE CARBONE [acide suLFOCiaiBONiQUE(*)]
1. Historique, propriétés. — 2. Fabrication. — 3. Épuration. — 4. EmmagasincmenU