AFFINAGE DE L'OR ET DE L'ARGENT
solutioD limpide est employée pour fabriquer le sulfate de cuivre (*), Le précipité d'argent (en terme d'atelier chaux d'argent) doit être soumis à un lavage complet : on le dépose à cet effet sur le fond criblé de trous trè»f etiU, d'une sorte d'auge doublée de plomb, ayant l'^^SO de longueur, 1 mètre de largeur et 55 centimètres de profondeur, reposant sur un bassin ayant même section, mais dont la profondeur est de 1*,50 ; tout autour des parois internes, à la partie supérieure de l'auge, est disposé un tube e» plomb offrant un très-grand nombre de petites ouvertures, par lesquelles jaillissent des filets d'eau chaude (dès qu'on ouvre par un robinet la communication avec une cuve plus élevée pleine d'eau chauffée par la vapeur), fonnant ainsi un arrosage général sur le précipité d'argent. Ce qui peut être entraîné du précipité par les petits trous se dépose dans le bassin inférieur ; l'eau de lavage est de temps à autre décantée par un robinet à quelques centimètres du fond.
Le précipité d'argent est porté dans le boisseau en forme de pyramide tronquée d'une presse hydraulique ; on pose sur la masse spongieuse remplissant ce vase trois coins dargent, et l'on soumet à une pression trèi-énergique qui partage toute la masse comprimée, en quatre prismes ou lingots, ayant acquis assez de cohésion pour être maniés et portés directement aux creusets, afin de les fondre et de les couler dans des lingotières plates offrant une cavité rectangulaire.
%, AIUa«m d'or et d'argent oA Tor domine.
Il faut d'abord amener cet alliage à un titre représentant pour 10 d'or, 25 d'argent, ce qui est facile, à l'aide d'un simple calcul, en fondant ensemble des lingote d'or contenant de l'argwit, les uns et les autre.' ajant été titrés et numérotés d'avance.
On fait fondre au creuset, on met en grenailles comme Jious Tavons dit ci-dessus, et Ion traite dans la chaudière (fig. H 9) une quantité d«
(*) Cette fabrication est trè^-simple ; il suffit, en efTut, de faire concentrer les liqueur, point où une petite quantité mise dans une soucoupe donne par le refroidissement une abcdante cristallisation. Alors on docmte dans de grands bacs peu profonds, doublés de plomb, où l'on obtient de menus cristaux; l'eau mère, concentrée de même, fournit une jHcuxiëme cristallisation moins pure contenant du sulfate de fer; une troisième ou quatrième crislallisation laisse des eaux nnères incristallisables, formées d'acide sulfurique brun, que l'on peut épurer par une dernière concentration dans un nnse de platine.
Quant aux cmlaux de sulfate de cuivre, on les raffine méthodiquement en les faisant dis- •oudre à cliaud, et Tcr?ant h solution aqueuse dans des cristallisoirs en plomb soutenus par un b&ii à claire-voie, afin de faciliter le refroidissement. Afin d'obtenir des cristaux assf s toIumioeui, on donne aux cristallisoirs une profondeur de 80 à 90 centim.,une iapfffeur de 45 à fiOcentim. et une lenteur p'us ou moins grande de 4 à 8 mètres. On peut éviter la formation des menus cristaux superficiels- qui, en tombant, déprécient les gros cristaux, en verlant sur le liquide de l'eau bouillante en une couche d'un ou deux centimètres, qui reste lorusgi^anle et s'oppose à la production dei cristaux superficiels.
CCS grenailles contenant environ 30 kilogr. d'or. Lorsque la réaclioa de Tacide sulfurique est terminée, on laisse reposer quelques instants la solution (qui d'ailleurs est limpide, la matière étant riche en or), puisoo décante au siphon pour faire couler le liquide dans un bassin doublé de plomb ; l'or non attaqué reste au fond de la chaudière (*). On ajoute dans celle-ci assez d'acide sulfurique pour immerger le dépôt et le recouvrir de 1 ou 2 décimètres de liquide , on porte à rébuUition que Ton soutient pendant 1 heure, on couvre le feu, puis on extrait i*acide surnageant, à la cuiller (**). On enlève le dépôt d'or, on le place dans des terrines où il est soumis à une vingtaine de lavages à l'eau par touillages et décantations. Cette opération s'effectue sur une table à rebords doublée de plomb, en pente légère, aboutissant à un bassin au fond duquel se déposent les parcelles d'or entraînées par l'eau.
On' s'assure que le lavage estsufGsant, lorsqu'une petite quantité de l'eau surnageant le dépôt ne donne plus de précipité par la solution de chlorure de sodium.
La poudre d'or lavée est soumise une deuxième fois à l'action de l'acide sulfurique bouillant, pendant 1 heure (opération qu*on désigne dans les uisines sous le nom de deuxième poussée) ; le dépôt d'or est comme la première fois, et avec les mêmes soins, soumis à des lavages complets à l'eau (***} ; il ne reste plus qu'à soumettre à la fusion dans un creuset de plombagine l'or pulvérulent, en y ajoutant un peu de borax (borate de soude) (****) .
s. IHaiiércs d'argent coMtenant de Tor.
Ces lingots sont fondus au creuset et rais en grenailles, comme nous l'avons dit plus haut (**^*) ; on les traite dans la chaudière en fonte ^fig. 119, p. 357) par l'acide sulfurique, et lorsque la dissolution est complète, on décante, au siphon pour extraire l'argent par les rognures de cuivre, comme nous l'avons expliqué plus haut. Quant au dépôt resté au fond de la chaudière, il contient de l'or,. plus un peu d'argeol ■et de cuivre. Ce dépôt est lavé par touillages et décantations, puis on le
(*) Une petite quanlité d*or, 1,5 i 2 p. 100, se trouve entraînée arec le liquide daosle bassin où il se dépose ; on le retire après avoir effectué quelques opérations.
(•*) Cel acide, très-peu chargé d'argent, est mis en réserve pour servir à d'autres dissolutions.
{***) Lorsqu'on veut obtenir de l'or absolument pur^ ou à 1000 millièmes, on le soumets 4]n dernier traitement par l'acide azotique, puis on lave, etc.
{****) Quant à l'acide sulfurique qui a dissous l'argent, on en sépare ce métal au moyen des rognures de cuivre, comme nous l'avons dit plus haut.
(*****) S'il s'agissait de monnaies d'argent, comme elles odriraieut asses de surface à l'actioa de l'acide sulfurique, on les traiterait directement par cet acide, sans les réduire en grenailles.