‹ Précis de chimie industrielleChapitre 97 sur 215 · ACIDE CHIORUYDRIQUE, SULFATE DE SOUDE · texte numérisé non relu

ACIDE CHIORUYDRIQUE, SULFATE DE SOUDE

deosables) au moyen de l'eau, sans même qu'il soit nécessaire de faire plonger dans ce liquide les tubes qui l'amènent.

A la température de H- 15*^ et sous la pression de 0",76, l'eau peut absorber 475 fois son volume d'acide chlorhydrique gazeux, et plus de 500 fois à 0^; elle en est alors saturée; ce liquide en contient 0,4285; le poids spécifique delà solution est égal à 1,212. Si Ton fait chauffer cette solution, elle laisse dégager beaucoup de gaz acide, et bientôt le liquide prend une composition constante et se distille alors à la température de H- 110®. C'est encore le terme auquel on arrife lorsqu'on fait bouillir de l'acide chlorhydrique très-étendu : d'abord l'eau se dégage, entraînant peu d'acide; celui-ci se concentre donc ; sa température d'ébullition devient sensiblement constante dès qu'elle atteint 110^

D'après un récent travail de MM. Isidore Pierre et Puchot, l'acide chlorhydrique forme un autre hydrate correspondant à la formule HC1,4H0. Pour préparer cet hydrate, on soumet à une température de — 20 à — 25® une dissolution concentrée d'acide chlorhydrique, et on y fait passer un courant continu de gaz chlorhydrique à peu près sec. Au bout de quelques instants, quand le liquide est sursaturé, le thermomètre remonte rapidement à — 18*^. A partir de ce moment, il se îorme une abondante cristallisation alimentée par le courant de gaz, et la température peut se maintenir à — 18**, sans variation sensible. C'est donc là l'hydrate d'acide chlorhydrique, le plus riche et le mieux défini. I^s cristaux de ce corps répandent d'épaisses fumées en se décompoisant. Ds se dissolvent rapidement dans Teau.

La table ci-9près, dressée par M. Kolb, donne le degré aréométrique, la densité et la richesse des dissolutions aqueuses d'acide chlorhydrique :

PRËCIS DE CHUIE tNDDSTIUELLE.

DENSITÉS DE L'ACIDE CHLOHnVDRlOllE EN DrSSOLUnoS AQUEUSE.

L'acido chlorhydrique exhale une odeur très-piquante. Inerte 8tir le carbone, le soufre et les autres métalloïdes, il agit, au contraire, mement sur plusieurs métaux : il forme alors des chlorures et laisse dé^ger riiydrogène.

On n'a observé l'acide chlorhydrique que dans quelques produib gazétformes des volcans et dans les eaux de deux rÎTières : le Rio-Grande et le Ruiz, où il accompagne l'acide sulfurique.

s. Pr^pkraUoB almoltaB^

C'est en général par la réaction entre 1 équivalent d'acide sulfurique, 1 de sel marin et 1 d'eau que l'on obtient l'acide chlorhydrique : l'eau est décomposée, sou oxygène se porte sur le sodium et forme la soude

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