‹ Precis de chimieChapitre 10 sur 152 · CRISTALLISATION · texte numérisé non relu

CRISTALLISATION

e oblique à

[ioatte par riiiion).

Le iixième système est celui du prime hexagonal tlrûil; i •u crltlal de roche {flg. 19), spalh i'hlaade [fig. ÎO).

Fig. 18.

Fig, 19.

Pig. ÎO.

I^isme obliquai base

Prisme heiagonal

parallélqgramms

(cristal d> rochel.

(•rnih i1-|slaiu

(ïi'iralP de rniml.

Comme un cristal n'a pas d'nrdinaire toutes ses facea également développées, ou même n'a qu'une partie de ses faces lUn-es lorsqu'il "est adhérent à des crislaui voisins, il faut, pour déterminer son système cristallin, av(»r recours k un élément qui reste toujours constant : ViMlinaiton de» fbeet Uê unei wr let antres. C'est donc toujours ù la mesure des anglét diêdret d'un cristal qu'on devra av<nr re«oun pour reconnaître le système auquel il appartient.

••. Blmorphls^w. —On appelle âimorpkitme la propriété que possèdent certains corps de pouvoir, lorsqu'on les place dans des condition* dif/érentes. cristalliser dans deui systèmes distincts Le soufre, dissous dans le sulfure de carbone, donne, par évaporation. à froid, des octaèdre* droits i hase rectangle {/Ijr.ie) Lesou^ tondu dans un creuset cristallise

20 PnÉCîS DE CHIMIE.

en se refroidissant t;^« iii'', en prismes obliques [fig, 17). Le carbonate de chaux cristallise dans le troisième système à la température de 100"; il cristallise. d froid dans le sixième système.

SI. Polyiiiorphimie. — Quelques substances, en très-petit nombre, cristllisent dans plus de deux systèmes, on dit qu'elles sont polymorphe*'-

St. Isomorphisme. — Souvent des corps appartenant au même système cristallin et susceptibles de présenter dans leurs cristaux les mêmes modifications secondaires peuvent se trouver réunies dans un même cristal en proportion quelconque. Ces corps sont dit isomorphes.

Exemple : Si l'on porte un cristal d'alun ordinaire [fig. 14) dans une dissolution saturée d'alun de chrome, le cristal continue à s'accroître comme dans sa propre dissolution. L'alun ordinaire et l'alun de chrome sont donc des corps isomorphes.

Si, au lieu de mettre le cristal d'alun ordinaire dans une dissolution d'alun de chrome, on l'avait mis dans une dissolution de sel marin, le cristal aurait cessé de s'accroitre, bien que, comme l'alun, le sel marin cristallise dans le système cubique ; et le sel marin se serait déposé à la surface de l'alun en petits cristaux cubiques (/I^.13] tout pareils à ceux qui se seraient déposés sur un corps étranger quelconque.

C'est que l'identité de forme cristalline ne suffit pas à elle seule pour que deux corps puissent 'exister simultanément dans un même cristal, c'est-à-dire pour déterminer leur isomorphisme; il faut encore, ainsi que l'a montré Mitscherlich, que ces deux substances aient des constitutions chimiques semblables,

Ixîs carbonates de chaux, de magnésie, de fer et de manganèse qui sont isomorphes ont la môme composition chimique ; les phosphates et les arséniates sont dans le même cas.

métalloïdes

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