‹ Precis de chimieChapitre 9 sur 152 · CRISTALLISATION · texte numérisé non relu

CRISTALLISATION

:I5. On dit qu'un corps cristallise lorsque, en passant lentement de

CmSTAMlMATION,

-la cristallisation pal' voie

lidD du soufre par tu

l'étal liquide ou de l'étal gaïeui à l'élat solide, il prend des formes répilîères et géomélriques, qu'on appelle erielaux. On peut proToqtier la ciisUllisalion d'un eorps par wie téclte ou par

*•. CrlataNlaaUwi var vole a

sèche est celle dans laquelle on n'emploie l'inlermédiaire d'aucun liquide disscdvant. Ou la réalise;

i* En laissant reiroidir un corps qui a été fondu sous l'influence de la chaleur seule {/Ig. S] . ^ Si au niomott où la solidificatiod ~ a commencé sur la surlace et les parois, on âéeanle ta partie restée liquide, ûti obtient de <^i heaux groupes de cristaui. Cette crislalllsation par fusion réussit très-bien pour le touffe et pour le biimuth.

ï' En vaporisant {tublimant) un corps dont les vapeurs, en se condensant [fig. 9}, passent humédiatement à l'état solide. Cette cristallisation par subhnntion réussit pour Vio^e, Vanenie et le camphre.

%!. V<d« hamlda. — U voie humide est celle où l'on fait dissoudre le corps i cristalliser dans un liquide qui l'abandonne ensuite par refroidissement ou évaporaUon, On la réalise :

\' En saturant un liquide il chaud, et laissant refroidir. Ce procédé réussit très-bien pour les '' corps qui, comme le fàtre et comme Yabm (fig. 10), sont beaucoup plus solubles à cliaud qu'i froid ;

2° En dissolvant le corps dans un liquide qu'on laisse ensuite évaporer; c'est par ce procédé que, sur les bords de la mer, on ebUent le sel ordinaire dans les marais 'salants. On l'applique plus particulièrement sui corps qui ne sont pas plus solubles à chaud qu'à Iroid.

tS. OlatMBX. ranne,atrBCl«r«. — Quel que «^tle procédé de

iS PnËGIS DE CIIIHIE.

criitaltisaiion employé, on obtient toujciii-s ilos solides tei'tnfnés par des fates planes, qui, dans les cristaux isolés et coraplets, sont parallèles deux à deux. Les angles dièdres ou polyèdres Bont toujours sailluiits. Si on observe des angles /entrants, ils résultent de l'agglomératim de plusieurs cristaux. C'est ce que nous montre la figure 11, qui repi-éscnte un groupe de cristaux d'alun.

La forme géométrique n'est pas toujoursapparenteù Texte- ~

talline se manifeste généralement dans la cassure. Cette cassure se Tait alors suivant des faces planes appelées faces de elii-age.

*B. Sj»tétaK» «ristal- !■■■. ~ On appelle sytléme crislallin l'ensemble des formes qui peuvent se déduire d'un même type par des facettes addîtionndles ou lacelies de modiflcation {fig. 12).

Il y a six lystémes eriitallins.

te premier ty*léme a pour type \eeiil>e; ex. : set marin {fig. 13), alun 'pg. 14).

Le Deuxième iijsléme a pour type le prisme droit à ùase carrée; ex. : oxyde i'itain naturel {fig. 15).

Le troisième système a pour type le prisme -droii à base rectangle; en. ' soufre natwel (fig. 16;.

\je quatrième système est celui da prisme oblique à base rectangle; ex. '• soiifi-e criaallisi par fUtion [fig. il).

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