Préparation. — On prépare les sulfates
1» Par l'action du métal sur Tacide sulfurique étendu ou concentré ; c'est le cas des sulfates de zinc et de mercure:
2o Par le grillage des sulfures naturels ; c'est le cas des sulfates de fer et de cuivre ;
3« Par l'action de l'acide sulfurique sur l'oxyde métallique ou sur un de ses sels à acide volatil ; c'est ainsi qu'on prépare le sulfate de soude pur l'action de l'acide sulfurique sur le chlorure de sodium ;
A* Enfin, on prépare les sulfates insolubles ou peu solubles, par double décomposition ; c'est ainsi qu'on obtient les sulfates de plomb, de sous -oxyde de mercure et d'argent.
SULFATE DE CHAUX (CaO,SO»-h2HO)
4Si. Propriété*. — Le sulfate de chaux existe, à l'état anhydre, dans la nature, CaO,SO^ (anhydrite); mais il y est beaucoup plus abondant à l'état hydraté, CaO,SO^ + 2H0, et constitue alors ce qu'on appelle le gypsCi que l'on rencontre en amas considérables dans le voisinage du sel gemme ou dans les terrains tertiaires des environs de Paris (Pantin, Montmartre).
Le gypse se présente quelquefois en cristaux, groupés sous la forme de fers de lance (fig. 186] ou de lentilles plus où moins aplaties. Ces cristaux peuvent être rayés par l'ongle ; on peut les cliver en lames minces, incolores, transparentes.
Le plus souvent le gypse se présente en masses compactes de couleur blanc jaunâtre, formées par l'enchevêtrement de petits cristaux microscopiques ; il est alors appelé communément pierre à plâtre.
Le sulfate de chaux est très-peu soluble dans l'eau : un litre de ce liquide ne dissout guère que 2v' de sulfate. Cette dissolution, appelée eau
SULFATE DE CHAUX. 2î7
téléaileute, est, comme nous rayons vuJflO], impropre i la cuisson des légumes et au savonnage; elleestindigesle — Leseaui qui alimenlenl les jiuits de Pavis contienneiil du sultate de chaui.
4Vt. nAlrc — le gjpse cliaurfé perd son eau de crislallisation ïers iSO», il conslilue alors le plâtre. Celle matière, réduite en poudre et mélangée [gàeliée) avec de l'eau, de manière à Tormer une p&te fluide, se prend en une masse solide, composée de crîslaui de nilTale hydraté, enchevêtrés les uns dans les autres. Cette propriété permet d'empbver le plâtre comme mortier dans les consti'oclions et pour le moulage.
Cuissos DU PLi-iRE. — On prépare le plâtre en chaulTanl lapierre è plâtre dans des to\iTi uppeié^ foiiri à pldlre [fig. ISB), élahlis â l'enlrée des carrières de gypse. On consiruit arec de grosses pierres à plïLre une série de petites Toutes, sur lesquelles on dispose d'autres pierres, ^'S- isfl.— Gypse de manière que les plus grosses soient toujours â la ™r"i'ç'"'"*partie inférieure i des (eux de Tagotsou de broussailles allumés sous les Toutes élèrenl peu â peu la teinpiU'ature ; au bout de 10 à tS heures en
Flg.187. -Fonriplitm.
!, la csicinallon est terminée, ce que l'on reconnaît d'ailleurs i l'aspect de la matière. On démolit alors le tas, et on puUérise toui le
ai PBÊCIS DE CHIMIE
Ce ïrfitre, lédaH en poadre fine, doft être oooscrré à Pihri delTin. mkliîé; car sU sest peu à pea brdralé, il ne fait plus prise avec l'eau OD dit «pi'il ât i9emU.
Le plâtre ne doit pas être trop fortemeni cakiné, sans qaoi il ne reprend que ttèA -li iute pent son eau de cristallisatkm.
Snc ~ Le plâtre" sâcfaé avec une dtssotatkm de colle forte fait priu beaocoap moins \ile qu'ayec Tean. mais il aoquial plus de dureté et est susceptible d'acquérir un beau poli : il cmstitne alors le stue. En ajooiaiit à la p&te des oxydes aaétallkiaes, on a des stucs colorés qai imitefit le marbre, et aTec lesquels on fût des lambris, des colonnes, etc.
PuiBB Muaà^ — On obtient une matière jouissant des mêmes propriétés qœ lejSbac et rëâ^tant mieux aux intempéries de l'air en coisant un mébua^ intime de pierre à plâtre et d'alun.
die - laii rili ;XgO,S(P+7HO). • Le sulfate de
nuenê^ tti êe SeâlUz. Mei éTEptmm) eA incolore et d'une saveur trës-
m^neiae «n «c ocsm*^, «ci m Apwtm] es mcoiaie ei auiie davcut uw aoKre. Il crtEtaltise â la température ordinaire aTec 1 équivalents d'eau. «-. Chaufie, il perd snccessîvemeiit tonte son ean, pois fond an rouge, et sedécompose au ronge blanc en laissant de la magnésie.
Le snlfate de ma^êsie est très-soloble dans l'eau, sa solubilité «igmente avec la température.
Tne dissolution bouillante de sulfate de maignësie traitée par une disso^ solution de carbmate neutre de soude donne nn précipité gélatineux qui, en sedesséchani, Uisse une matière blandbe, très-l^ère, connue sous le nom de mmfMéstfNmmek^ des pharmaciens; sa oomvoâtion estr^résentée par la formule 5 MgO.CO»" +llgO,HO.
Le sulftte de mgnésie existe eu dt^olution dans ks eaux minérales d*E|fioni en .\nçleierre, de Sedlîu et de PuUua, en Bobême. •
On adiuet qull est dû à la réacUon de Veau chargée de snl&te de chaux sur le carbonate de magn^îe hydraté. On iusmie «*le eiçUcaûou en
Élisant filtrer lentement et à plusieurs leprèes une dissolution saturée de siilftte de chaui sur une oooche épaisse de carbonate de magnésie hîdmié; a se forme du carbonate de chaux insoluble et U passe une dis^utioti de sulfate de magnésie
*"r* ?r^ I^i! ^* -»«^feie « t«it«rt p» IWde sulfariqœ
dans la nature.
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>.'?**' J^ÎTTwû»^ Tir L'alun ordinaire est nn sulfete double
d'Mumtue et oe potasse, u cristallise t^ m^^ -^ 7^ i. m^ Amm